🔔 Profitons de l’été pour cultiver la Patience en attendant la moisson…
L’impatience est un défaut très moderne. Résultat? On ne sait plus attendre, il nous faut tout, et tout de suite. Notre époque est marquée par un désir de rentabilité et de possession immédiate. L’impatience marque trop souvent les relations humaines, et cette frénésie de résultat n’épargne pas les chrétiens.
Avec Dieu, pas de livraison expresse ni d’abonnement premium. Il a le temps. Il a même l’éternité devant lui. Patient, au sens propre du terme, il l’est. Il a pris sur lui nos souffrances. L’exercice de la patience est sans doute le plus difficile, Dieu nous invite pourtant à une autre attitude calquée sur la sienne: être patient, c’est-à-dire savoir attendre, avec espérance le jour de la moisson. Patient, Dieu l’est dans la prière, or la prière est un exercice de patience. Voilà, une invitation pour nous, une invitation à laisser notre foi se renouveler par l’action invisible et inlassable de l’Esprit dans le cœur des hommes. A nous de porter l’espérance et de trouver la patience de voir se lever le Royaume.
🔔 Profitons de l’été pour prier avec l’Esprit: Cultiver… la patience.
«II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut.»
Jésus instruit ses auditeurs. II compare le Royaume des cieux à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. La terre ensemencée promet une récolte riche et abondante. Mais l’ennemi survient. II sème de l’ivraie au milieu des blés, donnant libre cours à son cœur mauvais. Que faire désormais? Faut-il retirer l’ivraie? Nous exprimons parfois notre lassitude devant le spectacle de ce monde qui ne tourne pas rond: pourquoi tant de souffrances? Pourquoi Dieu tolère-t-il l’injustice? Pourquoi ne met-il pas un terme à la violence? II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut. Implorons la patience de Dieu à notre égard, témoignons d’une patience identique à l’égard de nos frères.
La patience est sans aucun doute la vertu première de l’amour. Les parents, comme tous ceux qui aiment… en savent quelque chose!
🔔 Profitons de l’été pour comprendre les paraboles.
Définition:
L’ivraie (vivace ou raygrass) est une plante de la famille des Graminées qui ressemble beaucoup au blé dans les premiers stades de sa croissance. Mais son grain peut être amer et, mélangé au blé, il peut causer des malaises graves, des ivresses et même des empoisonnements. Ce n’est qu’au moment de la moisson que l’on distingue le mieux les deux plantes: le blé courbe son épi lourd alors que l’ivraie garde son épi érigé bien droit. C’était l’une des plaies des cultivateurs du Moyen-Orient car les racines des deux plantes sont généralement imbriquées de façon inextricable l’une dans l’autre. Il est donc quasiment impossible de séparer le bon grain de l’ivraie.
L’homme qui a semé du bon grain (belle semence) dans son champ désigne comme l’ennemi celui qui a semé de l’ivraie. Dans le texte en grec, l’ivraie se dit «zizanion» (zizanie, discorde). Les grains de la discorde se mêlent à la belle semence. Il faudra la croissance des deux semences pour que devienne visible quelque chose d’important…. Sinon, en enlevant « la zizanie », vous risquez d’arracher le blé en même temps.







