17 juillet, 2026

16 Dimanche Ordinaire

  A méditer cette semaine de vacances...

🔔 Profitons de l’été pour cultiver la Patience en attendant la moisson…

    L’impatience est un défaut très moderne. Résultat? On ne sait plus attendre, il nous faut tout, et tout de suite. Notre époque est marquée par un désir de rentabilité et de possession immédiate. L’impatience marque trop souvent les relations humaines, et cette frénésie de résultat n’épargne pas les chrétiens.
    Avec Dieu, pas de livraison expresse ni d’abonnement premium. Il a le temps. Il a même l’éternité devant lui. Patient, au sens propre du terme, il l’est. Il a pris sur lui nos souffrances. L’exercice de la patience est sans doute le plus difficile, Dieu nous invite pourtant à une autre attitude calquée sur la sienne: être patient, c’est-à-dire savoir attendre, avec espérance le jour de la moisson. Patient, Dieu l’est dans la prière, or la prière est un exercice de patience. Voilà, une invitation pour nous, une invitation à laisser notre foi se renouveler par l’action invisible et inlassable de l’Esprit dans le cœur des hommes. A nous de porter l’espérance et de trouver la patience de voir se lever le Royaume.

🔔 Profitons de l’été pour prier avec l’Esprit: Cultiver… la patience.

    «II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut.»
    Jésus instruit ses auditeurs. II compare le Royaume des cieux à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. La terre ensemencée promet une récolte riche et abondante. Mais l’ennemi survient. II sème de l’ivraie au milieu des blés, donnant libre cours à son cœur mauvais. Que faire désormais? Faut-il retirer l’ivraie? Nous exprimons parfois notre lassitude devant le spectacle de ce monde qui ne tourne pas rond: pourquoi tant de souffrances? Pourquoi Dieu tolère-t-il l’injustice? Pourquoi ne met-il pas un terme à la violence? II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut. Implorons la patience de Dieu à notre égard, témoignons d’une patience identique à l’égard de nos frères.
    La patience est sans aucun doute la vertu première de l’amour. Les parents, comme tous ceux qui aiment… en savent quelque chose!

🔔 Profitons de l’été pour comprendre les paraboles.

Définition:
    L’ivraie (vivace ou raygrass) est une plante de la famille des Graminées qui ressemble beaucoup au blé dans les premiers stades de sa croissance. Mais son grain peut être amer et, mélangé au blé, il peut causer des malaises graves, des ivresses et même des empoisonnements. Ce n’est qu’au moment de la moisson que l’on distingue le mieux les deux plantes: le blé courbe son épi lourd alors que l’ivraie garde son épi érigé bien droit. C’était l’une des plaies des cultivateurs du Moyen-Orient car les racines des deux plantes sont généralement imbriquées de façon inextricable l’une dans l’autre. Il est donc quasiment impossible de séparer le bon grain de l’ivraie.

    L’homme qui a semé du bon grain (belle semence) dans son champ désigne comme l’ennemi celui qui a semé de l’ivraie. Dans le texte en grec, l’ivraie se dit «zizanion» (zizanie, discorde). Les grains de la discorde se mêlent à la belle semence. Il faudra la croissance des deux semences pour que devienne visible quelque chose d’important…. Sinon, en enlevant « la zizanie », vous risquez d’arracher le blé en même temps.

10 juillet, 2026

15 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🔔 Une Parole semée pour porter du fruit.
    La bonne nouvelle, c’est que la Parole est en réalité toujours féconde; il s’agit simplement de ne pas y mettre d’obstacle!
    Entre la parabole du semeur, racontée par Jésus dans l’évangile, et son interprétation, est insérée une déclaration selon laquelle les mystères du Royaume des cieux ne sont révélés qu’aux disciples. Jésus parle en parabole pour ceux qui voient sans voir et entendent sans entendre. La parabole prend un détour pour enseigner la vérité à la foule aveugle et sourde. C’est pourquoi Jésus parle en parabole de cette mystérieuse semence donnée en abondance: l’intime vérité de Dieu se communique, en restant un secret qui ne se dévoile que dans l’intimité et la confiance. Les auditeurs sont invités à résister aux artifices de l’Adversaire, à persévérer au milieu des difficultés et des persécutions, à veiller à ce que les richesses et les plaisirs ne les empêchent pas d’obéir à la Parole.

🔔 Vive la Parole de Dieu!
    COMME UNE SEMENCE, elle pénètre le monde! Son succès n’est pas toujours éclatant mais le monde, même réticent, ne peut s’en passer. C’est elle qui donne le sens. Et l’homme en a besoin. Ne le voyons-nous pas? Le monde a besoin de sens. Tout le monde le dit, d’ailleurs. Mais ce que l’on dit moins peut-être, c’est que l’homme ne peut se le donner à lui-même.
    Le semeur sortit pour semer... C’est une parabole qui commence: pour suggérer, laisser entendre, réveiller les sens, éveiller le sens. Écoutons donc! Rendons-nous disponibles! L’homme n’aime pas recevoir d’un autre. Ne parviendrait-il pas par lui-même à se connaître? Je sens ce cœur alourdi dont parle l’Évangile, lourd de sa fermeture.
    Le semeur sortirait-il pour rien? On pourrait le penser. La Parole ne semble guère faire recette. Pour autant, faut-il parler d’échec? Non, dit la parabole, il y a le succès de la bonne terre (Mt 13, 8). N’en connaissez-vous pas vous-mêmes? Alors, il faut semer encore. Ainsi a fait le Christ jusqu’au bout et ses disciples après lui et donc nous aujourd’hui. Le monde en a trop besoin et l’attend. Alors, vive la Parole de Dieu, lumière du monde et sel de la terre.

🔔 Priez nous aide à bien penser…
    Dans une société qui est devenue un marché et où nous sommes d’abord des consommateurs, comment affirmer qu’il y a une autre façon de voir le monde, une clairvoyance? L’une des façons est de dire nos prières. Pour saint Thomas, prier, c’était avant tout une façon de dire «s’il vous plaît» et merci.
    Nous demandons à Dieu ce que nous désirons et le remercions s’il nous l’accorde. Cela peut sembler quelque peu puéril: ne devrions-nous pas être assez grands pour veiller sur nous-mêmes? Cela me fait penser au prédicateur qui disait que le matin il n’avait pas eu le temps de préparer son sermon et avait donc dû faire appel à l’inspiration de l’Esprit Saint. Pour Thomas, prier c’est simplement reconnaître ce qui est: tout est don; demander à Dieu ce que je désire et le remercier quand il me le donne, c’est vivre dans le monde réel, c’est ouvrir les yeux sur la pure gratuité de mon existence.

    Chacun pourra, au long de la semaine, méditer la richesse de cette parabole: y interroger ses états d’âme; y relire sa vie de foi; situer à sa lumière où en sont nos enfants et petits-enfants; où va le monde…

Soyons sûrs d’une chose: Celui qui a semé en nos âmes la Foi, l’Espérance et la Charité, veille dans sa Providence à ce que nous ne sombrions pas dans les ténèbres de la nuit de ce monde.

03 juillet, 2026

14 Dimanche Ordinaire

   A méditer cette semaine...

🔔 Profitons de l’été pour cultiver notre âme!
    L’évangile de ce dimanche est une sorte d’invitation aux vacances: «venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos». Puisque dans le cours de l’année, nous avons peu de disponibilité pour prier, pour nous imprégner de la Bible, pour fréquenter l’enseignement de l’Église, profitons de l’été!
  • Profitons de l’été pour lire. Pas seulement des choses divertissantes, mais des textes nourrissants. Doctrinaux, comme le Catéchisme ou une encyclique, mais aussi des vies de chrétiens qui touchent le cœur, et même de la littérature: il y a des auteurs, des histoires, qui dilatent l’âme et font grandir, à tout âge.
  • Profitons de l’été pour prier. Ouvrir chaque jour le missel (prions en Eglise ou Magnificat) et méditer sur l’évangile, ou le psaume. Nous pourrons retrouver la fraîcheur de la parole de Dieu, pourquoi pas dans l’écrin que nous offre la nature.
  • Profitons aussi de l’été pour parler. En famille, mais aussi en couple. Le mariage chrétien ne peut marcher que si les époux font appel à la grâce. Il n’est pas superflu pour des couples chrétiens de prendre au moins un week-end de réflexion dans un lieu de prière pour faire le point. Pour redécouvrir le regard aimant de Dieu sur nous.
  • Profitons encore de l’été pour ouvrir les yeux. Pour découvrir des réalités qui nous sont insolites. Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour être dépaysé. Il y a souvent à deux pas de chez nous tout un peuple que nous ignorons: les malades dans les hôpitaux, les pauvres de toutes sortes qui campent dans nos murs. Il n’est pas si facile de les rencontrer vraiment, nous qui passons souvent devant eux sans vouloir vraiment les voir.
    Oui, profitons des vacances pour commencer à entrer dans le repos de Dieu, pour nous dégager davantage de l’éphémère et nous enraciner toujours plus dans l’éternel: c’est là qu’est notre véritable patrie. À mesure que nous donnerons du temps à Dieu pendant l’été, seul ou en famille, dans le silence d’un prieuré, etc…, dans cette mesure même nous transfigurerons notre temps de travail et de vie stressée durant l’année. Nous vivrons alors dans le monde sans être du monde, capables de voir l’invisible.

🔔 Vacances!
    Le temps des vacances est toujours un temps de découverte, de repos, de loisirs, mais aussi de croissance ou de maturité. Spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes qui découvrent d’autres horizons.
    Les camps d’été sont souvent l’occasion d’un apprentissage à la juste autonomie.
    La liturgie de la Parole de ce dimanche donne le tempo pour cette période: ce qui est caché aux sages et aux savants sera révélé aux tout petits. Pour une saine vie de communauté, l’humilité doit primer, sinon le plus fort dominera les autres.
    Jésus est tout-puissant à la manière d’un roi humble. Il s’est fait serviteur, il a révélé les mystères de son Royaume aux serviteurs. Dans notre paroisse, sommes-nous attentifs aux plus faibles, aux plus petits qui certainement nous révèleront les mystères jamais connus avant? Ainsi, la petite grand-mère qui vient déposer un cierge à sainte Thérèse tout l’été durant, dans la chapelle ou l’église que nous fréquentons, est un exemple parmi tant d’autres. Le temps des vacances est un temps spirituel. Profitons-en!


26 juin, 2026

13 Dimanche Ordinaire

  A méditer cette semaine...

🕀 L’accueil d’un missionnaire est celui même du Christ.
    «Celui qui vous accueille m’accueille; et celui qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Celui qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète; celui qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis: non, il ne perdra pas sa récompense.»
    Un missionnaire n’est pas un «représentant de commerce», un porteur d’un message. Celui qui l’accueille, accueille le Seigneur en personne et même, en recevant le Fils, il reçoit le Père. La foi ne se dégrade pas au fil des générations: nous avons la même foi que les premiers apôtres
🕀 L’accueil…
    L’Evangile est Bonne Nouvelle. Mais bonne nouvelle ne veut pas dire facilité et absence d’exigences. Jésus exprime ici une série de paradoxes: c’est lui qu’il faut aimer par-dessus tout et suivre jusqu’au bout en portant sa croix, au prix même de «perdre sa vie» à cause de lui. D’autre part, il ne faut pas croire qu’il faille pour autant poser des gestes d’éclat: l’accueil d’un prophète ou d’un juste et le don d’un «simple verre d’eau fraîche à l’un de ces petits» seront récompensés comme des gestes posés à l’endroit de Jésus même.
    Lorsqu’il reviendra, Jésus trouvera-t-il des gens qui l’accueillent, quel que soit son habit, son accoutrement, son odeur, sa couleur de peau, sa provenance? On pourrait bien avoir des surprises: je ne suis pas certain qu’il revienne habillé somptueusement. Ce signe visible doit être la charité avec laquelle ils accueillent, indistinctement chaque personne qui vient à eux. Ainsi, ils encouragent les baptisés à vivre la radicalité du témoignage évangélique.
🕀 L’hospitalité…
    La langue française est intéressante quand elle parle de l’hôte. Le mot “hôte” désigne à la fois celui qui accueille et celui qui est accueilli. C’est dire que l’hospitalité crée nécessairement une relation d’échange entre deux personnes. Recevoir quelqu’un chez soi, c’est s’enrichir de sa présence. Être reçu, c’est quitter sa condition d’étranger et entrer en partage avec une famille ou la communauté d’accueil.
🕀 Comment choisir dans nos vies….
    Que notre accueil à l'Autre s'adresse au Christ, en définitive...
    Le Christ vivant habite ceux qui nous entourent et les accueillir sans condition est aussi accueillir le Christ. Ce que nous faisons au moindre de nos frères s'adresse à lui-même, que ce soit en bien ou en mal... C'est sérieux...
    Les évènements que nous vivons peuvent cacher le CHRIST...
    Tout est voulu ou permis par Dieu... et comme tout lui est présent, de toute éternité, IL sait que nous avons à vivre telle circonstance qui nous semble heureuse ou malheureuse... et puisque Dieu nous aime infiniment, Il peut faire tourner toute chose à notre plus grand bien.
    Parfois on est porté à douter que Dieu puisse s'occuper de choses si minimes... Mais, en AMOUR, y a-t-il des détails?... Et s'Il nous a aimés jusqu'à donner son Fils unique, pourrait-il laisser au hasard le moindre moment de notre vie?...
    Tout événement de notre vie cache une Présence de Dieu et si nous ne le ressentons pas immédiatement, nous nous en rendrons compte un jour ou l'autre. Faisons confiance au Seigneur qui nous aime infiniment et en toutes occasions, soyons dans l'action de grâce.
    Soyons GRATUITS pour les autres comme Dieu l’est pour nous!
    Souvent, elle nous est demandée goutte à goutte par tous les petits dévouements que la vie nous propose...

19 juin, 2026

12 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🕀 Ne craignez pas
    A première vue, nous pourrions penser que la première lecture et l’évangile de ce dimanche ne nous concernent guère. Et pourtant, ce «Ne craignez pas», n'est pas une simple invitation à la confiance totale, au moment des épreuves de nos vies que sont la souffrance, la maladie, la mort . C'est beaucoup plus que cela.
    Dans nos sociétés, nous sommes peu persécutés pour notre foi (officiellement). N’oublions pourtant pas ces millions de chrétiens qui, dans d’autres régions du monde, doivent sans cesse lutter pour leur foi, et paient souvent de leur vie leur attachement au Christ. Alors comment recevoir les paroles de Jésus?
    Nous savons, depuis la mort et la résurrection du Christ, que nous ne sommes pas seuls dans l’épreuve - Dieu nous y accompagne. Ne pas craindre, c’est donc poser un acte de foi et de confiance en Dieu vainqueur du mal et de la mort. Notre confiance en Lui, à l’image du Christ en croix, se manifeste alors dans tous les événements de nos vies, particulièrement dans les événements douloureux.
    En s’en remettant avec confiance au Seigneur, Jérémie sort de la peur pour entrer dans la foi (première lecture). Voilà la démarche à laquelle nous sommes conviés, à la suite de Jésus. Démarche difficile qui exige de croire en l’amour infini de Dieu, seul capable de vaincre la peur puisque le Christ a vaincu la mort.

🕀 La force que Dieu donne
    La vie d’un prophète n’est pas un long fleuve tranquille. Jérémie en fait l’amère expérience, alors qu’il reçoit l’inconfortable mission d’annoncer la ruine du royaume de Juda, menacé par le puissant empire babylonien (première lecture). Bien sûr, ni le peuple ni les dirigeants ne veulent écouter ce sinistre défaitiste. Jérémie se sent très seul pour affronter l’hostilité, mais il fait aussi l’expérience que Dieu est son appui et son secours. «Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable».
    De même, dans l’Evangile, Jésus invite ses disciples à la confiance. Certes, ils seront, comme leur maître, en butte à des difficultés, voire à la persécution, mais le Père veille sur eux, comme il prend soin des oiseaux du ciel. «Soyez donc sans crainte: vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux».
    Le Fils de Dieu se montre solidaire de ses disciples, comme il l’est de toute l’humanité. Depuis le premier homme, le monde est le champ de bataille du péché et de la mort, qui en est la conséquence (deuxième lecture). Il fallait donc un homme pour répandre la grâce de Dieu.
    Nous en rendons grâce en participant à l’Eucharistie, où nous recevons la force et la paix qui viennent de Dieu pour avoir part à la victoire du Christ notre Seigneur.

🕀 Dépasser nos craintes….
    Combien de fois n’ai-je pas entendu des enfants, quand ils étaient tout petits, dire à leur maman: «J’ai peur!»
    Porter la Parole du Seigneur a toujours été une grande et belle mission. Mais nous savons tous qu’elle comporte son lot de difficultés et de souffrances. La liturgie de ce jour nous a fait entendre les lamentations du prophète Jérémie: «J’entends les calomnies de la foule… Dénoncez-le!» Il lui en coûte de proclamer la parole que Dieu a mise dans sa bouche. Sa foi est une mise à l’épreuve. Mais il se tourne vers le Seigneur pour qu’il prenne sa défense. Dieu lui a promis d’être avec lui pour le délivrer de ses persécuteurs. Jusque dans l’adversité Dieu reste proche de nous.
    Alors oui, nous ne devons pas craindre; c’est ce que Jésus nous rappelle en ce dimanche. À la suite du prophète Jérémie, de l’apôtre Paul et de bien d’autres, nous sommes envoyés pour porter la Parole de Dieu. Notre mission est de révéler Celui qui a «les Paroles de la Vie éternelle». Cette mission ne va pas sans de nombreuses difficultés.
    Les chrétiens sont chaque jour affrontés à l’incroyance, l’indifférence, la dérision… On les accuse de propager une «idéologie obscurantiste». Mais le Seigneur nous rassure: «Ne craignez pas… Je suis avec vous.»