13 mars, 2026

4 Dimanche de Carême

 Pour la semaine qui vient...

🕀 L’aveugle…
    Il n’avait jamais vu ni sourire, ni larmes. Il n’avait jamais perçu l’amitié ou la méchanceté d’un regard. Il ne connaissait pas le bleu du ciel ou le vert éclatant du printemps. Il vivait dans un univers sans image où comptent seulement les mains et les oreilles, les odeurs et les sons. Il était aveugle de naissance. Il ne demandait rien: pas de supplication, ni cri de pitié. Il était là, simplement, posté à la sortie du Temple.
    Lui qui ne voyait pas n’était pas vu. Pour les passants, ce n’était qu’une ombre. Mais sa vie va être bouleversée. Car «sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance.» Cet homme qui ne voit pas, Jésus le voit. En lui, il ne regarde pas seulement l’infirme avec sa misère, il reconnaît tous les hommes, et nous en sommes, aveugles de naissance qui ne parviennent pas à voir clair dans ce monde et restent obstinément prisonniers de leur univers de ténèbres.
    Qui peut guérir nos yeux? Qui peut illuminer nos ténèbres? L’initiative est à Jésus. La foi n’est pas de cet ordre: Reconnaître le Fils de l’homme: la foi, c’est affaire de confiance sur parole. Se fier à l’autre se fait toujours sur parole. Ce n’est pas une affaire de savoir ou de certitude, de claire vision. Pour croire, il n’est pas besoin de voir. Il suffit d’écouter et d’obéir sur parole.

🕀 Renaître à la lumière de Dieu.
    «Ouvrir les yeux» - cette expression revient plusieurs fois dans le récit de ce dimanche. Mais il y a diverses manières d’ouvrir ses propres yeux ou ceux de ses semblables: avec l’assurance prétentieuse de celui qui sait entendre, qui sait tirer quelqu’un d’autre de son ignorance ou de ses illusions: avec la lucidité ou la contrition acquises au long terme d’un long cheminement: ou encore le souci fraternel de faire accéder autrui à une lumière venue d’ailleurs.
    L’aveuglement peut désigner aussi une tare morale ou spirituelle. La guérison de l’aveugle-né a été comprise par les premiers chrétiens comme une parabole baptismale. En recevant le baptême, l’homme pécheur recouvre la vue, et c’est au Christ qu’il attribue cette illumination.

🕀 Jésus lumière du monde…
    Les hommes jugent les apparences: les records de l’athlète, la beauté ou le jeu d’un acteur, la réussite scolaire ou sociale… Dieu, lui, voit le cœur. Dans le langage de la Bible, le cœur est le siège des facultés intellectuelles de l’homme, de ses sentiments et de sa volonté, en même temps que le lieu où se prennent ses décisions. C’est par le cœur que l’homme entre en relation avec les autres hommes et avec Dieu: c’est son cœur bon ou mauvais qui déterminera le comportement d’un homme dans tout ce qui fait son existence. Voilà ce que Dieu regarde, qui nous échappe si souvent, et c’est pourquoi les choix de Dieu nous déconcertent si souvent.

🕀 Renaître à la foi…
    La foi naît de la Parole et du chemin proposé par Jésus. Chemin inconnu, difficile, avec ses contradicteurs, mais aussi chemin de fidélité envers Lui. Ainsi la foi du disciple n’est pas un acquis figé et orgueilleux, à l’image de celle des pharisiens aveugles. Ce chemin de foi, débarrassé de tout attachement au miraculeux, comme de tout formalisme, mène à cette rencontre avec le Fils de l’homme et Seigneur Jésus. «Je crois Seigneur»: cette profession de foi constitue l’ultime, unique et véritable ‘miracle’ de notre récit.
    Et celui qui était aveugle de naissance, renaît à la foi en celui qui lui parle et qui continue de lui parler, de le former, encore et toujours, comme Adam entre les mains de Dieu. La guérison à la foi de cet homme, hier aveugle de naissance, vient, en contraste, révéler l’aveuglement des pharisiens et de leurs partisans. Un autre débat peut commencer.


Chemin de croix
tous les vendredis de CARÊME
    • à l'Immaculée Conception à 15h00
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Journée des fiancés

 


11 mars, 2026

Neuvaine à saint Joseph pour la famille




    
Pendant neuf jours (à partir de 11 mars), nous prions saint Joseph en lui adressant chaque jour une intention spécifique.




Jour 1: saint Joseph, mémoire du Père
    «A ton image, saint Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de tous ceux et celles que nous rencontrons. Aide-nous à nous recevoir comme fils et fille du Père.»
suivi d’un
Je vous salue Joseph,
vous que la grâce divine a comblé;
le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux;
vous êtes béni entre tous les hommes
et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale Epouse est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous dans nos soucis de famille,
de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.
d’un
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal. Amen.
d’un
Je vous salue Marie, pleine de grâce;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
et d’un
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours dans les siècles des siècles. Amen.

Jour 2: saint Joseph, guide pour l’homme d’aujourd’hui
    «Saint Joseph, tu peux être appelé le saint de l’incarnation. Nous te demandons, saint Joseph, d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver nos familles tellement menacées».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

Jour 3: saint Joseph et la maison familiale
    «Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la sainte famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

Jour 4: saint Joseph, modèle d’incarnation
    «Saint Joseph, devant l’Annonciation tu te mets à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Saint Joseph, explique-nous combien il est important de ne pas rompre les liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve. Aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce et de toute séparation».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

Jour 5: Saint Joseph, lumière dans nos nuits.
    «Saint Joseph, tu as été dans l’inquiétude de ne pas offrir à ta famille un lieu pour la nativité et tu as reçu dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : la crèche. Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés, Saint Joseph, apprends-nous à accueillir l’Enfant-Jésus dans notre cœur».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

Jour 6: Saint Joseph, protecteur dans la maladie.
    «Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes dans l’épreuve et la maladie ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père sur le chemin des béatitudes. Nous te confions spécialement nos malades».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

Jour 7: Saint Joseph, protecteur de l’Eglise.
    «Saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la Sainte Famille, tu es devenu, par la grâce du Père, le gardien de l’Eglise. Enseigne-nous à aimer l’Eglise, à lui être toujours fidèle dans l’Eucharistie, dans la prière et par le témoignage de notre amour inconditionnel».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

Jour 8: Saint Joseph et la communion fraternelle.
    «Par l’union aux cœurs de Jésus et de Marie, nous communions au coeur doux et juste de Joseph. Saint Joseph, apprend-nous à être amour et instrument de paix dans notre vie quotidienne pour tous ceux et celles qui attendent notre aide».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

Jour 9: Saint Joseph, patron de la bonne mort et des âmes du Purgatoire.
    «Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous et tous les membres de nos familles au moment de la mort. Nous vous confions spécialement tous ceux et celles qui nous sont chers, surtout nos défunts. Que le Seigneur les accueillent dans son paradis où tous ensemble ils jouissent de la béatitude éternelle».
Je vous salue Joseph, Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père.

 

06 mars, 2026

3 dimanche de Carême

 🕀 ″SI TU SAVAIS LE NOM DE DIEU…″
    C’est aujourd’hui le premier «scrutin» sur la route de Pâques, étape importante où retentit le premier grand évangile baptismal, la rencontre de Jésus avec la Samaritaine dans saint Jean.
    C’est une scène vivante, dialoguée, dynamique, entre Jésus et une femme, dont on ignore le nom. Étant de Samarie, elle est pour les juifs: étrangère, différente, méprisée. Mais pas pour Jésus qui vit une scène d’intimité rare.
    La Samaritaine, c’est aussi chacun d’entre nous dans la mesure où la soif d’amour et de vérité que nous portons n’est pas entièrement étanchée par le baptême dans lequel nous avons été plongés et qui reste toujours à découvrir. C’est l’humanité, enfin, en quête d’une vie qui ne finira pas.
    Aujourd’hui, ravivons l’esprit de notre baptême où nous avons reçu cette source vive. Cela exige que nous soyons en vérité avec nous-mêmes et avec Dieu. C’est un véritable effort de Carême et c’est aussi celui qui est entrepris par les catéchumènes qui célèbrent aujourd’hui les scrutins: scruter, c’est regarder avec précision ce qui fait nos vies.
🕀 L’amour a été répandu dans nos cœurs…
    La foi, l’espérance, l’amour, ces trois attitudes qui caractérisent les disciples du Christ, sont des cadeaux de Dieu. C’est Dieu qui ″nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce″. Son amour a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint de Dieu qui nous a été donné. Notre espérance d’avoir part à la gloire de Dieu s’appuie sur l’amour divin. Cette justification n’est donc pas le résultat de nos efforts. Dieu nous aime, et nous répondons, par la foi, l’espérance et l’amour, qui s’enracinent dans son amour manifesté dans la croix du Christ.
🕀 L’amour…
    Quand un homme ou une femme est certain d’être aimé, quelle n’est pas sa force, sa confiance dans la vie! Mais nous, qui sommes sûrs d’être aimés par Dieu d’un amour indéfectible, quelles devraient être notre paix et notre assurance, que rien, pas même la détresse, ne pourrait ébranler! Et cette certitude ne s’appuie pas sur des mots, mais sur les gestes d’amour de Dieu à notre égard: le Christ qui s’est livré pour nous ouvrir l’accès au cœur de Dieu, l’Esprit qui nous est donné comme gage de l’amour du Père pour nous. L’espérance ne trompe pas. Comment le montrer à ceux qui ne l’ont plus, quelle joie et quel soutien leur manifester pour qu’elle ne leur semble pas une illusion?
🕀 L’eau…
    Elle dit d’abord la vie! A l’origine, la vie est apparue puis s’est développée dans l’eau. Dans le sein de la mère, l’humain grandit entouré d’eau. L’eau est nécessaire à la vie (plantes, animaux, personnes); sans elle, nous allons tous vers une mort certaine.
    Elle peut aussi détruire (inondations, eau souillée, mer déchaînée). L’eau est donc signe de vie et signe de mort. Dans notre vie quotidienne, elle a d’autres rôles: elle lave, purifie, rafraîchit, fait grandir...
    Au commencement. La Palestine, relativement pauvre en eau, doit conserver et utiliser au mieux l’eau de pluie et l’eau des sources. L’eau est la première nommée parmi les choses nécessaires à la vie (Siracide 39,26).
    Et aujourd’hui, cela devient un défi majeur pour l’humanité entière, un défi i de l’accès à l’eau potable, comme un droit humain fondamental, pour tous les peuples. Des peuples qui ont soif, car la « soif du monde » est grande.
    Et nous, nous sommes taraudés par la soif… la société de consommation l’a bien compris, elle dévie notre soif d’être par la culture du bien-être personnel, de la réussite à tout prix.
    Notre soif s’apparente-t-elle à notre désir de grandir en esprit et en vérité? La seule manière d’étancher cette soif est de boire à la source.



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03 mars, 2026

Messe Papale à Monaco


Le Service des Pèlerinages de Marseille organise un déplacement exceptionnel à Monaco pour participer à la messe présidée par le pape Léon XIV au stade Louis II de Monaco.

Nous vous proposons un trajet en car grand tourisme, confortable et convivial, sur la journée.

🕘 Départ en milieu de matinée
🌙 Retour en soirée après la messe

Tarifs :
    • 45€ par personne
    • 35€ pour les mineurs
Le prix comprend :
✔ Le transport aller-retour
✔ L’assurance
✔ Les frais d’organisation

📌 Inscription ici: https://messepapaleamonaco2026-stadelouis2demonaco.venio.fr/fr

N’hésitez pas à vous inscrire rapidement, les places sont limitées!



27 février, 2026

2 Dimanche de Carême

🕀 La Transfiguration…
    La Bible a été écrite pour le bonheur des hommes. Dans les Evangiles, le récit de la transfiguration est un encouragement à marcher sur le chemin de la prière, sur le chemin du cœur à cœur. Prier, c’est ne plus jamais être seul; c’est tourner notre regard vers Le Tout Autre et Le laisser, un peu plus chaque jour, transformer en nous ce qui est «mort», ce qui est obscurité, tristesse, manque... Et ceci, non pas pour notre «gloire» personnelle, notre «intronisation», notre « bonheur » égoïste, mais pour trouver la force de nous tourner vers les autres (Jésus descend de la montagne pour y semer un peu de la lumière reçue, un peu de l’espérance...)
    Prier, être persévérant dans la prière, rester avec Dieu en toute circonstance, n’est-ce pas la clé qui nous aidera à toujours semer les graines du Royaume de Dieu autour de nous? – Graines de paix, de pardon, de guérison, de bonheur...
    Dans l’évangile de la Transfiguration, les disciples ont quitté leurs habitudes, ils se sont laissés conduire par Jésus, ils se sont dépassés. Et maintenant, ils sont entourés de lumière!
    Pour Jésus, le messie, c’est l’être qui se donne, qui s’abandonne, qui ne garde rien pour lui et qui laisse toute la place à l’Esprit Saint; c’est l’être «transparent». C’est celui qui se laisse traverser par La Lumière de Dieu pour qu’elle aille toucher d’autres.
    Le Carême paraît être un temps maussade, mais l’évangile de la Transfiguration est au contraire plein de lumière. Même si les prêtres sont habillés en couleur violette, signe de pénitence, toute la communauté chrétienne se prépare à Pâques.
    Il est vrai que le chemin est parsemé d’étapes qui peuvent sembler austères. Mercredi des Cendres et entrée en Carême donnent un signe très grave au chrétien; Si Jésus est «transfiguré», ou illuminé, inondé de la grâce lumineuse et divine de Dieu, c’est pour accompagner le chemin que Pierre, Jacques et Jean vont faire jusqu’à Jérusalem. Jésus les entraîne sur un chemin d’amour et de lumière qui aura un goût d’éternité. Ce dimanche, nous entendons cette parole du Père: «En toi j’ai mis tout mon amour». C’est le Chemin magnifique de conversion. Laissons-nous le faire, tout simplement.

🕀 Chemin de conversion…
    Le Carême nous oriente vers la conversion. Mais cela ne peut se faire que si nous en voyons les raisons.
    Le Carême se vit à la lumière de Pâques qui existe déjà en nos cœurs. C’est tout le sens de la Transfiguration, car Pâques nous est central, y compris pendant le Carême. Ce temps de pénitence ne se justifie que par rapport à la fête où il nous conduit. Il s’agit de faire confiance.
    Le trépied de l’Eglise: Pierre, Jacques et Jean sont, dans ce qu’ils voient sur la montagne, les témoins de l’amour de Dieu dans la vie de Jésus.



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20 février, 2026

1 Dimanche de Carême

🕀 Durant le Carême, nous essayons de nous rapprocher un peu plus de Dieu, de devenir un peu plus à son image, de transformer notre vie assombrie par le péché en une vie plus éclatante, plus lumineuse, plus tournée vers les autres... Pour nous aider, nous pouvons contempler la vie de Jésus: ses longs moments de prière, ses multiples pas vers les autres, sa confiance illimitée en Dieu…
    Le temps du Carême nous rappelle les «quarante» années de l’Exode d’Israël dans le «désert». Les quarante ans sont symboliques: ils représentent le temps nécessaire (mais non connu) qu’il a fallu à tout un peuple pour changer, pour se délester du poids de tout ce qui est noir, obscur, néant, afin de pouvoir s’ouvrir plus pleinement à la Lumière et naître enfin à Dieu (arrivée en Terre Promise).
    Le temps de Carême nous rappelle aussi les quarante jours que Jésus passe au désert (le lieu inhospitalier des tentations). Le «désert», c’est un lieu de «passage», de transformation, où l’on se reconnaît pauvre devant l’Infini, où l’on se dépouille de tout ce qui est, en nous, «mort».
    Le temps du Carême peut être, pour nous, un temps de « désert », un temps de refus de toutes nos obscurités, un temps d’abandon à la Grâce de Dieu pour un meilleur et merveilleux épanouissement... Un temps de transfiguration…
    Dans les difficultés de sa vie, Jésus ne choisit pas la facilité. Il choisit de se tourner vers les Ecritures car La Parole de Dieu peut combler nos manques les plus profonds.
🕀 Choisir la parole de vérité…
    Ce texte traduit la douloureuse expérience des hommes: le bonheur est là, la vie, la joie, l’harmonie entre les hommes sont là, à portée de la main, et pourtant, souvent bêtement, nous préférons le mal, la mort, la tristesse, parce que nous nous sommes laissé abuser par leur apparence trompeuse.
    Pourquoi ces erreurs constantes d’aiguillages? Parce que notre liberté d’homme est une liberté qui se cherche, une liberté vulnérable à l’attrait du mal pris pour un bien. Quand nous prétendons nous suffire à nous-mêmes, quand nous voulons nous donner à nous-mêmes notre propre ligne de conduite, c’est alors que nous faisons l’amère expérience de notre propre fragilité et des dégâts que nous avons commis. Bref, nos yeux s’ouvrent sur notre nudité, nous qui nous pensions vêtus de force et d’invulnérabilité. Dieu seul qui nous crée libres peut nous donner par Jésus-Christ de conquérir notre liberté plénière.
    En ce début de Carême, accepterons-nous de reconnaître lucidement ce mal qui empoisonne ce qu’il y a de meilleur dans notre vie personnelle et dans les projets des groupes humains, des milieux sociaux et des peuples auxquels nous appartenons?
🕀 Je suis tenté et alors!
    Les textes des tentations… l’évangile est comme un ramassé de ce qui peut arriver à l’homme et il n’est pas évident que, de toute notre vie, nous serons à même d’y goûter. Comme pour Jésus, ce n’est pas seulement là, au désert, que cela peut nous arriver. Comme Lui, c’est durant toute notre vie que la faim, le choix avec des possibilités de dérives, l’idolâtrie capable de détourner du droit chemin, peuvent faire de l’ombre à notre chance de rester avec Dieu. Le seul recours, c’est ce que peut nous révéler la Parole de Dieu, et donc nous amener à un recentrage pour une fidélité permanente.
    Chacun sait que la tentation prend racine le plus souvent dans ce qui conditionne notre réalité. La tentation cherche à pervertir et transforme notre désir intérieur. La tentation s’appuie sur le manque à remplir. C’est le manque qui permet de déployer les liens d’amour entre les humains. La tentation est-elle l’espace où nous pouvons choisir?
🕀 La tentation?
    Les tentations sont nombreuses. Elles nous guettent à chaque coin de rue. Les truffes au chocolat de la pâtisserie, les boucles d’oreilles de la bijouterie, le p’tit verre avant de prendre le volant et même... la serveuse au restaurant! Oui, dans le langage courant, une tentation prend bien souvent une connotation morale. Cela relève du domaine des plaisirs de la vie. Ce qui n’est pas essentiel et qui risque d’éveiller nos sens n’est sans doute «pas très catholique». Les tentations tournent plutôt autour de l’idée de trahison; même Jésus doit se battre contre la tentation de ne vivre que de gloire, de reconnaissance.

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