06 février, 2026

5 dimanche du Temps Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 Sel et lumière…
    L’évangile de ce jour nous rappelle que porter le nom de disciples comporte un certain nombre d’exigences. Pour cela, Matthieu a choisi deux images empruntées à la vie quotidienne et qui parlent d’elles-mêmes: le sel et la lumière.

    Du sel? Il en manque parfois dans nos plats, même les plus fins et les mieux cuisinés. Un peu de sel, juste une pincée, suffit à relever le goût d’un mets. Il faut bien peu pour donner du goût et de la saveur, même à la vie.

    De la lumière? Il y en a parfois trop autour de nous, mais les mille et un feux de la rampe ne suffisent pas toujours à éclairer la route à prendre. Et pourtant, il faut bien peu de lumière pour pousser les ténèbres dans leur retranchement.

    «Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde». Ces paroles pourraient au premier abord être comprises comme des compliments faits par Jésus à ceux qui le suivent. Il n’en est rien, et ce serait sans doute bien mal les interpréter. Être sel de la terre, être lumière du monde est une invitation pressante à être témoins du Royaume. Une invitation qui prend, au temps de Jésus comme aujourd’hui encore, des allures d’envoi en mission au cœur du monde. C’est par l’engagement de notre vie de baptisés que nous sommes attendus pour donner du sel à la vie et de la lumière au monde.

💢 Vous le sel de la terre...
    Ces belles images du sel, et de la lumière, peuvent nous redire que la vie chrétienne, la vie selon les béatitudes, est à la fois témoignage et annonce de l’Evangile. Le sel donne saveur, la lumière éclaire. Le sel à la fois conserve les aliments et les rend savoureux. Une des tâches des chrétiens est de conserver et de rendre savoureux le monde des hommes dans son alliance avec Dieu. Tout ce qui fait la vie humaine peut être offert à Dieu.
    Enfin la lumière éclaire, mais doit pouvoir se répandre. Autant le sel doit rester discret, autant la lumière doit briller. Une vie chrétienne authentique conduit à une intelligence de la foi. Trop de lumière aveugle, trop de sel est insupportable, mais l’un et l’autre se répandent partout.

💢 La lumière de la charité.
    Les gens n’ont pas l’habitude de faire l’éloge d’un repas parce qu’il est salé, mais le sel manquera à beaucoup s’il est absent. Nous considérons souvent l’éclairage comme un élément décoratif, une amélioration de nos espaces de vie. Jésus parle plutôt de la lumière comme de quelque chose qui révèle la vie et la vérité.
    Le sel purifie, donne du goût et conserve. Jésus veut que, par notre vie centrée sur l’Evangile, nous soyons source de saveur spéciale dans nos communautés. Quand un chrétien ne se soucie pas des autres, ne s’intéresse pas à eux, il n’est qu’un «bon à rien» sans valeur. La bonté illumine à la fois celui qui la pratique et celui qui en bénéficie.


30 janvier, 2026

4 dimanche du Temps Ordinaire

 Pour la semaine qui vient

💢 Les pauvres seront gagnants…
    Les pauvres, les marginaux, les handicapés, les écrasés, sont toujours les derniers. La société moderne en fabrique tous les jours davantage et elle les méprise, même lorsqu’elle s’en sert. Déjà les prophètes annonçaient qu’il sortirait quelque chose de ces petites gens, de ceux qui sont comptés pour rien.
    Dans l’Eglise de Jésus Christ, les croyants n’ont pas à miser d’abord sur la naissance, le savoir, le pouvoir, mais sur la fidélité à la Bonne Nouvelle: c’est souvent fou et dangereux. Ainsi le Royaume de Dieu appartient à tous ceux qui restent fidèles au message de Jésus Christ jusqu’au bout de leur existence, malgré les risques.
    Cet évangile est celui de la joie: «Heureux… réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse…» La raison de cette joie, c’est le Royaume des cieux dès la première des Béatitudes. Si nous demandons: «Qu’est-ce que le Royaume des cieux?», les autres Béatitudes nous diront que c’est Dieu lui-même. Oui, Dieu lui-même, à l’action dans la vie des hommes: quand il réconforte les affligés, comble l’espérance des affamés de justice, pardonne à ceux qui ouvrent leur cœur à la misère de leurs frères, se laisse trouver par ceux qui le cherchent d’un cœur sincère, et reconnaît pour ses fils les bâtisseurs de la paix. Mais, pour faire cette expérience de l’action de Dieu dans sa vie, il faut se compromettre pour la non-violence, pour la justice et la bonté, pour la paix et pour la pureté de ses intentions. Il faut savoir affronter les insultes et les moqueries, savoir risquer la persécution et la calomnie.

    Avons-nous faim de justice aussi fortement qu’il nous arrive d’avoir faim de bonheur ou de succès?

💢 L’annonce du bonheur de Dieu…
    Le bonheur de Dieu, c’est de répandre le bonheur. Celui-ci imprègne les relations entre le Père, le Fils et l’Esprit. Le bonheur jaillit aussi dans les relations entre Dieu et les hommes. Au-delà de toutes les misères, des souffrances, des deuils qui ne cessent de frapper l’humanité. Jésus vient annoncer un bonheur radical.
    Ce bonheur évangélique ne se confond pas avec le plaisir que nous promettent la publicité et tous ceux qu’on appelle les marchands de bonheur. Ce n’est pas un bonheur facile, ce n’est pas un bonheur qui s’achète. Ce bonheur évangélique s’expérimente partout, même dans l’épreuve. Les cas retenus dans la liste des Béatitudes sont surtout des épreuves ou du moins une situation humaine très différente de l’idéal que propose la société de consommation. Les premières communautés chrétiennes n’étaient pas faites de gens puissants, ni de haute naissance, mais de personnes modestes, méprisées, jugées folles par la sagesse du monde. Leur fierté, comme celle de tout chrétien, était la sagesse selon le Christ, clé du vrai bonheur.


24 janvier, 2026

La Chandeleur

Présentation de Jésus au Temple

    La fête de la Présentation du Seigneur, c’est aussi la fête des rencontres. Rencontre du Christ et de son peuple dans la personne du vieillard Syméon.
    Purification rituelle de Marie, Chandeleur ou fête de la lumière, tels sont les thèmes multiples de la célébration qui, quarante jours après Noël, clôture les solennités de la manifestation de Dieu aux hommes en son Verbe fait chair.
    Mais des croyants peuvent reconnaître en lui la lumière du monde. Que cette fête d'aujourd'hui fasse naître en chacun de nous un grand désir de rencontrer Jésus et de nous laisser transformer par la Lumière qu’il nous donne. C'est cette lumière de Dieu qui nous a été transmise au jour de notre baptême. Et c'est pour cette raison que nous la ranimons le 2 février.
    Avec Siméon, nous sommes tous invités à prendre l'enfant Jésus dans nos bras pour le contempler et rendre grâce à Dieu.





23 janvier, 2026

3 dimanche du Temps Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 L’Évangile du Royaume est pour tous…
    Le royaume des Cieux est accessible à tous, il n’est pas réservé à un peuple ou à une catégorie sociale. Pour en franchir le seuil, le seul passeport requis est la conversion du cœur. Dès la naissance de l’Église, l’apôtre Paul doit dire que l’annonce de l’Évangile résiste à toutes les formes d’enfermement et de repli et il donne tort à ceux qui veulent diviser l’Église.
    Cette première annonce du Royaume est née dans une région qui n’est pas sans signification: la Galilée des nations, puisque cette ville est un véritable lieu de passage et d’échanges où les populations juives et païennes se mélangent.

💢 L’Appel à suivre Jésus…
    Jean Baptiste a été arrêté: sa mission de précurseur du Messie a pris fin. En baptisant Jésus, il l’a reconnu comme plus grand que lui. Jésus se retire en Galilée, le pays de toutes les nations Le moment est venu pour lui d’inaugurer sa mission publique. La première parole que prononce Jésus est un appel à changer de vie: «Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche». Ce Royaume des cieux est une manière de désigner le Royaume de Dieu, car, en Jésus, Dieu s’est fait proche de l’homme, non pas pour le dominer, ainsi que pourrait le suggérer le mot «royaume», mais pour le sauver. Ce peuple à qui Jésus s’adresse, est un peuple errant dans la nuit. La Galilée prend de plein fouet toutes les invasions, elle est ravagée par les guerres, elle est la mieux à même de recevoir ce message de salut. Ainsi dans la nuit la plus profonde peut se lever une lumière le plus éblouissante.

💢 L’unité des chrétiens…
    Il n’a pas fallu attendre longtemps avant que l’Eglise soit divisée!
    Il y a quelque chose de profondément choquant dans les excommunications ou les tueries entre les chrétiens.
    C’est pour cela qu’on invite tous les chrétiens à une semaine de prière pour l’unité, j’imagine.
Oui. Parce que la prière a une grande place à tenir dans l’œcuménisme. Par la prière en commun, catholiques, protestants, orthodoxes et anglicans montrent qu’ils demandent la grâce de cette unité. Mais cette prière commune est également, déjà, l’expression de l’unité réalisée dans le Christ.
    Une semaine. Et après, on oublie… C’est pour cela que l’effort doit être constant entre les Eglises pour apprendre à mieux se connaître, à surmonter les préjugés tenaces, mais à faire ensemble ce qui est possible… Et que c’est une base nécessaire aussi pour le dialogue interreligieux.

    • Samedi 31 janvierdémontage de la crèche (de 9h00 jusqu’au dernier santon).
    • Lundi 2 février – la fête de la Présentation de Jésus au temple (la Chandeleur). RDV au parvis de St Barnabé à 4h00 (du matin) et descente à pieds au Vieux Port ou commence la célébration (+ de détails sur le site de la paroisse).

16 janvier, 2026

2 dimanche du Temps Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 “...C’est lui le Fils de Dieu ”
    Nous voici dans les dimanches dits du Temps Ordinaire. Pour inaugurer ce temps de l’Église, la liturgie nous propose de revenir sur la personne de Jean le Baptiste, et sur le Baptême du Seigneur, événement fondateur. L’homme que Jean vient de baptiser est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde; sur lui demeure l’Esprit; c’est lui le Fils de Dieu…
    En identifiant le Christ comme l’agneau immolé, c’est non seulement le peuple d’Israël, mais l’humanité tout entière qui acquiert sa dignité d’enfant de Dieu. Dès lors, la circoncision juive et le baptême d’eau de Jean Baptiste sont révolus. Seul prévaut le baptême donné par le Christ dans l’Esprit Saint.
    Dieu touche notre humanité à une profondeur qu’aucun prophète n’avait imaginée. La liturgie nous fait justement vivre cette rencontre, elle installe Dieu dans notre vie et nous fait entrer dans ses murs.
    Invoquer l’Agneau de Dieu, c’est se souvenir du pardon et demander à Dieu de le faire naître en nous. Pour que le cri de paix qui monte de l’humanité trouve une réponse et que cessent les injustices, les divisions et les conflits.

💢 L’Agneau de Dieu
    Lors des célébrations eucharistiques, avant la communion, les catholiques invoquent l’agneau de Dieu en lui demandant de prendre pitié de nous et de nous donner la paix. Cette expression nous laisse perplexe. Que vient faire ici ce divin mouton? Que veut dire cette curieuse expression?
    L’agneau est le petit de la brebis. Dans notre culture actuelle, sa fragilité et sa douceur représentent la non-violence et l’innocence. L’expression populaire le dit bien: «être doux comme un agneau». Dans le monde de l’Ancien Testament, l’agneau est un des animaux sacrifiés pour le Seigneur. La fête de la Pâque juive est célébrée par le sacrifice d’un agneau. Son sang mis sur les portes des maisons rappelait le geste posé pour protéger les Israélites du dernier des fléaux en Égypte (Ex 12,21-23).

    «Agneau de Dieu, prends pitié de nous!», c’est notre prière de chrétiens à tout âge. C’est la prière des jeunes: «Toi qui sauves tous les hommes, fais de moi un frère universel».
    C’est la prière des époux chrétiens: «Toi qui t’es donné jusqu’à l’extrême, toi qui es mort pour nous deux, prends-nous tous deux dans ta pitié, prends notre amour dans ton amour, mets ton amour au cœur du nôtre».
    C’est la prière paisible et confiante de ceux et de celles qui commencent à descendre le chemin de la vie: «Agneau de Dieu, toi qui si souvent as porté, enlevé, pardonné mes misères et mes lenteurs, donne-moi le temps de m’ouvrir à mon tour à la miséricorde».
    C’est la prière de toute communauté, au moment où le Christ vient unir tous les frères, toutes les sœurs, en un seul Corps: «Agneau de Dieu, vainqueur du mal, viens habiter nos différences, viens triompher de nos indifférences. Toi qui t’es livré pour nous tous, mets en nous la soif de l’unité».
    C’est l’imploration de l’Église universelle et de tous ceux qui en elle se voient contestés, calomniés, persécutés, parce qu’ils témoignent de l’Évangile: «Jésus, Agneau de Dieu, toi qui viens réunir les enfants de Dieu dispersés, toi qui accueille l’espérance de tous les peuples et de tous les hommes de bonne volonté, donne-nous la paix»!


09 janvier, 2026

Baptême du Seigneur

 A méditer cette semaine…

💫 Le projet de Dieu pour nous…
    Aujourd’hui laissons-nous, nous aussi, habiter par cette présence de Dieu comme l’a fait Jésus. Comme Lui nous avons reçu le Baptême. Ce fût pour la plupart d’entre nous au moment de notre jeunesse ou de notre enfance. C’était un beau geste et une célébration liturgique, d’abord et avant tout, où se manifestaient une présence et une grâce du Christ toute particulière nous faisant enfants de Dieu.
    En effet, par le baptême, nous sommes devenus, et nous le sommes toujours, de véritables enfants de Dieu (cf. 1Jean 3,1). Nous sommes entrés dans l’Église et nous avons été admis dans sa famille, pourrait-on dire.
    Ce baptême nous l’avons reçu alors que nous étions peu ou pas conscients des conséquences. Ce sont nos parents et nos parrains et marraines qui nous ont porté sur les fonts baptismaux.
    Nous sommes au début d’une nouvelle année, c’est le temps de laisser notre cœur et notre esprit préciser ce que sera l’objet de nos efforts spéciaux. Pour ce faire, il est bon de se concentrer dans la prière et dans la méditation personnelle.
    Nous sommes dans une grande famille, celle du Corps du Christ, qui dépasse les horizons géographiques et sociaux. En ce jour du Baptême de Jésus, entrons comme Lui dans cette mission d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier.

💫 «Le Baptême du Seigneur...»
    La liturgie de ce dimanche se présente comme une troisième fête d’Épiphanie: après la nativité de Jésus, après sa manifestation aux mages.
    La voix qui vient du ciel dit: «C’est lui, le Christ, l’auteur de l’univers, que Dieu a envoyé aux hommes»; non pas, comme une intelligence humaine pourrait l’imaginer, pour la tyrannie et la terreur, mais pour nous appeler à lui; non pas pour nous accuser, non pas pour nous juger: Dieu a envoyé le Christ parce qu’il nous aime.
    Le texte de Matthieu se présente comme un prologue dans son Evangile. En peu de mots se manifeste la foi trinitaire de l’Eglise naissante. L’esprit de Dieu, sous l’apparence de la colombe, la voix du Père de tout amour, et le Fils bien-aimé. Une foi trinitaire que l’on trouve affirmée aussi à la toute fin de l’Evangile, dans un contexte baptismal encore.
    L’Esprit de Dieu descend sur Jésus comme une colombe douce et légère, fragile et ténue, sans violence ni arrogance. Annonciatrice déjà de ce qu’il dira de lui-même à tous ceux qui ploient sous les fardeaux, à tous les petits et les pauvres chez qui faiblit la mèche de l’espérance et dont le cœur est tout froissé par les épreuves de la vie. «Venez à moi, je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos».

💫 Décryptage des symboles du baptême
    Juste après avoir été baptisé, votre enfant sera marqué d’une croix sur le front avec le Saint Chrême – cette huile parfumée et pénétrante, pour signifier le caractère indélébile de son appartenance au peuple de Dieu. A la ressemblance de Jésus, ils seront alors, comme tout chrétien, «prêtre, prophète et roi».
    Traduisons ces trois mots, eux aussi symboliques:
  • Le baptisé est prêtre en ce sens qu’il est tourné vers Dieu pour le louer, lui rendre gloire, l’honorer et le remercier de tous les dons qu’il nous fait.
  • Il est prophète, car il est chargé d’annoncer à ses frères humains la bonne nouvelle de l’amour de Dieu.
  • Il est roi, parce que le Chrétien a pour mission de veiller à la bonne gestion du monde que Dieu nous confie, au bien-être des personnes qu’il lui est donné de rencontrer, à vivre le partage des biens de ce monde qui sont aussi des dons de Dieu, à être attentif aux plus pauvres, aux plus petits, aux plus nécessiteux.

Pendant la Messe de 10h00 nous allons rendre grâce à Dieu pour le baptême de Lucas, Aaron, Isaïah, Julia, Luna Levon, Lucie, Joan, Léana, Mattias, Arthur, Maé, Pablo, Lilly et Ezra.