01 mai, 2026

5 Dimanche de Paques

Pour méditer cette semaine  

💢 «Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures»
    Image parlante de l’accueil que Dieu réserve à l’extrême diversité de ses créatures. Dans son Royaume, tous peuvent se sentir à l’aise, et chacun y est respecté pour ce qu’il est.
    «Pour aller où je vais, vous savez le chemin». Ce chemin, c’est désormais un homme: Jésus de Nazareth. Il appelle ses compagnons de route à le suivre, sans autre condition préalable que la conversion du cœur. Qui a jeté sur cet homme un regard de foi, celui-là a vu Dieu. L’expérience montre que les hommes s’engagent sur ce chemin sans renoncer à la diversité de leurs langages, de leurs sensibilités et de leurs rites. La première lecture illustre ce respect du pluralisme lorsque la communauté décide d’affecter au groupe des hellénistes sept hommes parlant le grec. En confiant des responsabilités à des chrétiens de langue grecque, l’Eglise manifeste que son unité assume la diversité des langues et des cultures.

💢 Quel sera notre chemin vers le Père en ce dimanche?
    Certes, nous donnons la première place à Jésus, chemin, vérité et vie, lui qui nous ouvre le chemin vers le Père, lui qui nous le fait connaître et même nous le fait voir. Notre assemblée dominicale (même à la maison) témoigne de cette volonté de pleinement profiter de cette action du Christ. La monition de Pierre nous invite à être actifs, à être des pierres vivantes de cette construction qui rendra visible le chemin vers le Père ouvert par le Christ. Dans cette construction, Jésus a voulu des relais.
    Dès le début, les apôtres ont eu à cœur de multiplier les collaborateurs: l’institution des Sept en est le premier acte. Notre chemin vers le Père sera donc d’accepter simultanément ce contact direct avec Jésus, dans sa parole et dans son Eucharistie, en même temps que les médiations qui nous le rendent présent: l’Église, les prêtres, les diacres. Nous disons croire en l’Église, c’est le jour de mieux prendre conscience de sa place irremplaçable dans notre chemin vers le Père.
    Les sept premiers diacres ont été de tels témoins. Imitons-les et laissons-nous guider par l’Esprit Saint, avec la conviction que la parole du Seigneur est puissante et qu’elle peut réaliser ce qu’elle a réalisé au début de l’Église.

💢 «Ne soyez donc pas bouleversés» - dit Jésus à ses apôtres.
    Ils ont de quoi être bouleversés, les apôtres. Jésus vient de leur annoncer qu’il sera condamné, mis à mort, qu’il les quittera. Tous leurs beaux rêves et leurs beaux espoirs s’effondrent. Tout ce qu’ils avaient investi de temps, de sacrifices depuis trois ans est à l’eau. Ils pensaient que Jésus était un grand prophète, qu’il mettrait de l’ordre dans le monde, qu’il sauverait leur peuple, qu’il réglerait leurs problèmes. Et il s’en va.
    Où vas-tu? Donne-nous des preuves! Montre-nous le Père!
    «Vous n’avez rien compris», répond Jésus. Regardez ce que j’ai fait. Le Père et moi, nous sommes un. Qui me voit, voit le Père, Philippe. Je suis Dieu parmi vous. Je ne réglerai pas vos petits problèmes, vous êtes assez grands pour le faire; je ne suis pas venu pour cela. Je vous mènerai beaucoup plus loin et à beaucoup mieux que cela.
    À nous aussi Jésus dit: «Ne soyez pas bouleversés». «Je ne vous ai pas abandonnés, ce n’est pas la fin de l’Église, de mon Royaume. J’apporte toujours une solution aux grands problèmes de votre vie».
    D'abord au problème de la mort. Très souvent, aux funérailles que je célèbre, je lis l’évangile de saint Jean que nous venons d’entendre (de lire). L’assurance que la vie continue après la mort, l’assurance de nous trouver un jour parfaitement heureux avec Dieu, n’est pas un vague espoir, une hypothèse parmi d’autres. Cette assurance vient de la phrase de Jésus que nous venons de lire: «Je pars vous préparer une place. Quand je serai allé vous la préparer, je viendrai vous prendre avec moi, et là où je suis, vous y serez aussi». Cette phrase ne laisse aucune place à des doutes, ne laisse aucune place à des théories «genre» réincarnation. Après notre mort, nous ne redoublerons pas, nous ne recommencerons pas quoi que ce soit. Dieu nous aime assez pour nous amener avec lui.
    C’est là la Bonne Nouvelle, elle enlève toute inquiétude, tout bouleversement devant la mort.
    Jésus nous dit aussi dans l’Évangile d’aujourd’hui, sur qui et sur quoi appuyer notre vie pour être heureux, heureux en éternité, mais heureux aussi dès aujourd’hui. «Je suis le chemin, la vérité, la vie». «Je suis venu pour qu’ils aient la vie, qu’ils l’aient en abondance» dit-il ailleurs.
    Influencés par la société de consommation qui nous offre continuellement des plaisirs faciles et immédiats, nous pouvons penser que la religion chrétienne, avec ses appels et ses exigences, complique la vie, empêche de vivre. Comme si la spiritualité chrétienne était néfaste pour l’épanouissement de la personne!
    Ce n’est pas vrai, c’est le contraire qu’il faut penser. Suivre Jésus pour le vrai, avoir comme lui une vie de prières, de relations intimes avec le Père, mener une vie simple, humble et confiante au Père, aimer son prochain, pardonner jusqu’au fond de son cœur, faire de sa vie une vie de service… Ça rend heureux, ça apporte la paix, la sérénité. Les saints en sont témoins.
    «Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi», vient de nous dire Jésus. Saint Paul nous dit, dans la deuxième lecture, qu’il est la pierre angulaire sur laquelle nous pouvons construire l’édifice de notre vie et du monde. Appuyons-nous sur ce roc solide. Entendons bien Jésus nous dire aujourd’hui: «Ne soyez pas bouleversés; venez, je suis le Chemin, la Vérité, la Vie».


24 avril, 2026

4 Dimanche de Pâques

Pour méditer cette semaine

💢 La figure du bon pasteur filée au long des textes lus dans la liturgie d'aujourd'hui donne une grande cohérence à ce quatrième dimanche du Temps Pascal.
    Héritée de la prédication des prophètes et chantée dans les psaumes, la figure tutélaire du bon berger évoque de manière privilégiée la présence de Dieu auprès de son peuple choyé, guidé, protégé. Même si notre civilisation n’est plus rurale et pastorale pour connaître au quotidien les modes de vie des troupeaux, comme c’était le cas des juifs au temps de Jésus, nous pouvons facilement comprendre les images attachées à ce Bon Pasteur que ses brebis reconnaissent à sa voix qui indique la voie vers les pâturages nourriciers.

💢 Une réflexion sur le Bon Pasteur
    J’ai lu quelque chose de très intéressant sur l’élevage des brebis, dans un petit livre écrit par un pasteur protestant – agronome de profession. C’était très intéressant pour moi, car je ne savais vraiment rien - ni sur les bêtes ni sur leur élevage... La brebis est un animal doux, affectueux mais très fragile. Elle a besoin d’un berger pour vivre et survivre; pour trouver son pâturage, éviter les prédateurs, retrouver sa route si elle s’égare.
    Jésus prend l’image du berger pour se définir, pour dire qui il est, qui il est pour nous. Il n’est pas le voleur qui trompe les brebis; ni le mercenaire, l’employé qui accomplit un travail. Il est le pasteur, le bon berger qui aime ses brebis; il les connaît chacune par leur nom, les fait passer par la porte, marche à leur tête et les conduit vers de bons pâturages.
    Nous qui nous inquiétons trop facilement, entendons-le bien nous dire aujourd’hui: «Moi, je suis la porte, si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage».
    «Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’il l’ait en abondance».

    Soyons avec lui – bon pasteur. C’est là, notre première et seule vocation. Ce n’est pas pour rien qu’on nous fait lire cet Évangile en ce dimanche de prières pour les vocations. Son métier de berger, Jésus ne veut pas l’exercer sans notre collaboration.
    Autour de nous et dans le monde, beaucoup de gens sont des brebis fragiles. Égarés, ils cherchent une route. Ils n’ont pas ce qu’il leur faut pour vivre et être heureux. C’est vrai pour leur vie matérielle, c’est vrai pour leur vie spirituelle. C’est vrai pour des individus, c’est vrai pour des pays.
    Jésus est aujourd’hui le bon berger par tous ceux et celles qui se préoccupent de faire vivre. Nous sommes le bon berger avec lui lorsque que, par nos gouvernements ou d’autres manières, nous favorisons la paix et le développement dans le monde. Quand nous nous donnons, pour ici et pour ailleurs, des moyens, des politiques efficaces pour venir au secours du pauvre, du malade, du souffrant. Nous sommes le bon berger avec Jésus, toutes les fois que nous posons des gestes concrets qui apportent l’espérance, lorsque nous disons la parole qui éclaire et réconforte .Lorsque que nous nommons quelqu’un par son nom, nous le considérons comme une personne; nous lui permettons de s’épanouir, que ce soit à la maison, dans notre rue ou au travail. Nous conduisons alors la brebis vers de verts pâturages.
    Enfin, c’est évident, nous serons le bon berger avec Jésus en le faisant connaître, Lui et son Évangile. En montrant où est la Porte qui mène à la vie. C’est ce que nous voulons faire en particulier avec nos enfants. Par le choix de l’école, par le choix du cours de religion à l’école, mais surtout n’oublions jamais nos responsabilités en tant que chrétiens. C’est aujourd’hui à la maison et en paroisse que nous donnerons une éducation religieuse à nos enfants. Parents, grands-parents, prêtres, animateurs, catéchistes, nous les conduirons vers de verts pâturages. C’est ce à quoi nous appelle Jésus en ce dimanche des vocations.

💢 Ce quatrième dimanche de Pâques appelé «Dimanche du Bon Pasteur», c’est la journée mondiale de prière pour les vocations. Portés par la foi et l’espérance, nous prions le Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa moisson: que le Seigneur suscite chez de nombreux jeunes le désir de le servir et de lui consacrer leur vie. Sans exclure les autres vocations qui sont toutes complémentaires et reliées entre elles, ne craignons pas en ce dimanche de demander spécifiquement des vocations sacerdotales, dont notre Eglise et notre monde ont tant besoin.


17 avril, 2026

3 Dimanche de Pâques

Pour méditer cette semaine 

💢 Emmaüs
    Deux hommes sur une route de banlieue. Deux hommes qui nous ressemblent comme des frères. Deux croyants, qui ont vécu avant nous l’aventure de la foi.
    Pouvons-nous nous reconnaître dans ces deux hommes qui marchent vers Emmaüs? On ne sait pas de qui il s’agit ni où se trouve Emmaüs.
    C’est le Christ qui a l’initiative dans cette rencontre. Et leur foi bute sur la croix.
    Le chemin qui mène à la Résurrection est un long chemin de recherche et d’approfondissement. La parole (écoute, discussion, méditation, Parole de Dieu) y tient une grande place.
    Jésus n’abandonne pas ceux qui cherchent. Il les rejoint, se fait proche. Il marche à leur pas et fait route avec eux.
    Jésus se rend disponible aux disciples; il prend du temps pour expliquer La Parole. Il ne se contente pas d’un livre de la Bible, mais de l’ensemble des livres (tous les prophètes)... Comme s’il voulait faire pénétrer la Parole dans la profondeur des hommes. Peu à peu, la Parole devient Vie intérieure, Feu brûlant. «N’y avait-il pas comme un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les écritures?»
    La Parole de Dieu, reçue avec foi, enflamme le cœur.

💢 Accueillir le Christ ressuscité…
    Le parcours et l’expérience des disciples d’Emmaüs sont uniques et leur rencontre avec le Ressuscité demeure l’une des plus inspirantes des Evangiles.
    «Les évènements» des derniers jours à Jérusalem les ont complètement bouleversés et la mort de Jésus sur la croix a mis fin brutalement à toutes les espérances. Un nouveau bouleversement se produit en leurs cœurs. Ils peuvent ainsi mieux comprendre le Christ, et c’est au moment où celui-ci prononce la bénédiction et rompt le pain pour partager avec eux que l’illumination ultime des disciples se produit.

    Pour résumer ce récit, nous voyons qu’il n’est qu’une suite d’échanges, de dialogues et de marches pendant lesquelles Jésus est là et on ne le reconnaît pas, mais ensuite il y a des moments d’arrêt où il se laisse reconnaître.
    Toute cette histoire le résume sur un seul jour, le jour de la résurrection, un jour à jamais ouvert, un aujourd’hui perpétuel, éternel. Autrement dit ce récit n’est jamais terminé, il est le nôtre!
    Aujourd’hui c’est nous qui marchons sur la route et chaque fois que nous dialoguons, rencontrons les autres tout en marchant, Jésus est là sans même que nous le remarquions. Chaque fois que nous nous arrêtons pour comprendre les Ecritures et partager le pain, il se laisse reconnaître par ceux dont le cœur est brûlant.
    Ce temps d’arrêt, cette halte bienfaisante nous stimule à reprendre la route, à retourner vers les autres, à devenir des témoins et goûter la joie d’éprouver la présence de Jésus vivant ressuscité.
    Vous devriez en quittant la messe avoir comme une impatience à sortir, sortir pour partager avec d’autres ce qui vous est arrivé, manifester par vos paroles mais surtout à travers tout votre être et vos actes que vous êtes réellement le Corps du Christ vivant en ce radieux temps de Pâques.

💢 Question pour la semaine qui vient…
    On ne sait pas très bien où se trouve Emmaüs. Comment ne pas penser au découragement de nos communautés chrétiennes, certains jours? Mais est-ce bien de cela qu’il s’agit? Le récit de Luc veut plutôt enflammer notre cœur, ouvrir nos yeux, nous faire rencontrer le Ressuscité. L’émotion semble avoir été bien superficielle. Cela ne nous renvoie-t-il pas à nous-mêmes? Nous aussi, nous connaissons les Écritures et nous savons tout ce qui concerne le Christ. Mais le croyons-nous, et cela nous touche-t-il?

Attention! 
Jusqu'à la mi-mai i n'y a pas de Messes en semaine!

10 avril, 2026

2 Dimanche de Paques - la Divine MISERICORDE

💢 La grâce de croire
    Nous sortons juste de la Semaine sainte; nous sommes encore tout à la joie de Pâques. Et voilà que les textes du jour nous rappellent que la foi ne va pas de soi, qu’il faut dépasser ses peurs pour accepter, en confiance, de recevoir l’amour de Dieu. La peur peut trouver sa source dans un évènement imprévu, mais elle peut aussi être le fruit d’une déception: les disciples sont désemparés, même si Jésus leur apparaît au soir de sa résurrection, ils restent ″enfermés″, dans tous les sens du terme.
    «Heureux ceux qui croient sans avoir vu». Voilà une béatitude qui peut surprendre: nous aimerions tant voir Jésus, l’entendre nous conseiller. On pourrait dire que pour croire, il faut recevoir la grâce de croire. La foi est un don de Dieu.

💢 La paix
    La paix que propose le Christ n’a pas d’autres buts que d’apaiser et d’encourager celles et ceux dont le fardeau pèse trop lourd. Si le Ressuscité est apparu à de nombreuses reprises, c’est peut-être pour dire à l’homme qu’il ne l’a jamais abandonné, et qu’il est toujours présent dans les sacrements pour soulager et réconcilier. «Chacun porte en soi le trésor de sa sérénité intérieure ou de son découragement». Face à la «blessure de vivre», souvent notre cœur se verrouille, se referme. Et voici que le Ressuscité vient forcer la porte de notre cœur et y faire lever le grand vent de la paix intérieure En ce dimanche de la Miséricorde, laissons-nous modeler par la grâce de l’amour.

💢 Présence du Ressuscité
    Nous n’étions pas avec les premiers disciples quand, le premier jour de la semaine, Jésus ressuscité se tenait au milieu d’eux (évangile). Comme Thomas, nous sommes arrivés après les évènements et, comme lui, nous entendrons le témoignage des disciples. À l’instar de notre ″jumeau″ (c’est le sens du surnom Didyme), il nous faut croire sans voir… ou apprendre à voir autrement pour croire. C’est désormais en Eglise que nous rencontrons Jésus et nous pouvons lui dire: «Mon Seigneur et mon Dieu». Nous sommes de ce peuple qui, sans le voir, croit en sa présence agissante et salvatrice. Demandons le secours de l’Esprit pour discerner les signes du Ressuscité.

💢 L’Heure de la Miséricorde
    La mort de Jésus sur la Croix qui est intervenue à trois heures de l’après-midi, est un temps privilégié de la Dévotion à la Miséricorde Divine. A cette heure nous nous transportons en esprit au pied de la croix pour implorer sa miséricorde pour nous et pour le monde entier, par les mérites de sa douloureuse Passion. Jésus dit à Sœur Faustine: A trois heures, implore ma miséricorde, particulièrement pour les pécheurs, et plonge-toi, même un court instant, dans ma Passion, en particulier dans mon abandon au moment de mon agonie (P. J.1320). Disons tout de suite que la célébration de cette heure n’implique pas le besoin de prier pendant une heure entière, donc 60 minutes. Il s’agit d’honorer le moment-même de l’agonie du Christ sur la croix, de prier à trois heures de l’après-midi.
    Le Seigneur Jésus n’a pas donné de formules de prière toutes prêtes pour 15h00. Ecoutons-le parler à Sœur Faustine à ce propos: Tâche, ma fille, de faire à cette heure-là le chemin de croix, dans la mesure oů tes tâches te le permettent. Si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment dans la chapelle et vénère mon cœur plein de miséricorde, qui demeure dans le Très Saint Sacrement; et, si tu ne peux pas entrer dans la chapelle, plonge-toi dans la prière, là où tu te trouves, ne serait-ce qu’un tout petit instant (P. J.1572).
    Tout cela afin de s’unir à son agonie sur la croix. Quel est donc l’objet de la prière en cette Heure? C’est le mystère de sa douloureuse Passion. C’est pourquoi notre prière doit remplir certaines conditions: il faut la faire à trois heures de l’après-midi: Chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures…, dit Jésus, elle doit s’adresser directement au Christ agonisant, et recourir aux mérites de sa Passion.
    La pratique régulière de la prière à l’Heure de la Miséricorde nous unit davantage au Christ souffrant: nous méditons sa Passion et sa miséricorde infinie. Il devient par là plus proche de nous, notre Ami, à qui nous nous adressons par des prières de louanges, d’action de grâce et de suppliques, toujours par les mérites de sa Passion.
    A qui priera de la sorte à l’Heure de la Miséricorde, Jésus fait une belle promesse d’accorder toutes les grâces et aussi des bienfaits temporels: En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par ma Passion (P. J.1320). A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres (P. J.1572).



Nous vous invitons à prier ensemble
à l'Heure Sainte -
l’heure de la Miséricorde
dimanche 12 AVRIL
à 15h00 à Montolivet

02 avril, 2026

Triduum Sacrum - Dimanche de Pâques

A méditer cette semaine...


🔆 De commencement en commencement…

    «Au commencement de ma vie, il y avait moi et peu de chose vivait vraiment et moi-même, je ne savais pas encore si mon existence était une vie ou une survie.
    Et un jour, Dieu dit: “Faisons pour l’homme un appel à la confiance”. Et Dieu crée pour moi la confiance en l’autre. Puis Dieu dit: “Lançons pour les hommes un appel à l’espérance”. Et Dieu créa pour moi la joie du service de l’autre. Il vit que cela était bon. Et puis Dieu dit: “Faisons pour les hommes un appel au pardon”. Et Dieu créa la pour moi la joie du pardon, de celui que l’on donne et celui qu’on reçoit Il vit que cela était bon. Et puis Dieu dit: Dieu fit pour moi le projet de vivre vraiment selon mon cœur et la vérité vraie. Il vit que cela était bon.
    Et puis Dieu dit: “Créons pour les hommes l’envie de vivre en nomades, d’aller de point d’eau en lieux de ressourcement”. Dieu fit pour moi des témoins, des grands vivants. Il vit que cela était bon. Ce fut le cinquième commandement.
    Et Dieu dit: “Créons pour l’homme le mystère de sa propre vie, qu’il sache qu’il est plus grand que ce qu’il pense être, qu’il est précieux pour moi, que je l’aime”. Et Dieu créa la foi comme naissance, pour devenir vivant, pour faire vivre les autres. Et Dieu vit que cela était bon.
    Alors de Dieu: Allons dire aux hommes que tout ce que je dis, je le fais. Donnons-leur la preuve que mon projet de vivant se réalise pour eux aujourd’hui. Et Dieu vit que cela était vraiment bon.»
Guy CORDONNIER
🔆 Résurrection du Seigneur…. Vigile pascale
    Voici la nuit…
    Nuit de l’attente, de la veille, de la prière. Nuit longue de la marche, nuit de passage. En cette nuit pascale, nous faisons mémoire des merveilles réalisées par Dieu qui fait alliance avec les hommes.
    La Veillée pascale est un temps d’attente amoureuse, pendant lequel la communauté chrétienne est tout entière occupée à approfondir son désir de revoir le Christ vivant et de se fondre dans sa vie.
    Au terme de cette nuit, résonne encore en nous cette parole entendue en conclusion de la liturgie de la lumière: «Ô nuit de vrai bonheur où l’homme rencontre Dieu». Dans l’espérance de la résurrection, les baptisés ne sont plus dans la crainte. «Jusqu’à ce qu’il vienne», ils restent des veilleurs!

🔆 Du sépulcre… à la Galilée!
    Il y a quarante jours…, les chrétiens s’étaient mis en route pour préparer leur cœur par la prière, le jeûne et le partage… Cette période du Carême s’est terminée dimanche en faisant mémoire de l’entrée du Christ à Jérusalem…
    Cette semaine, nous faisons mémoire du dernier repas du Christ, de son arrestation, de sa mise à mort et au tombeau. Tout n’est pas fini parce que toute l’Eglise est là, cette nuit, pour fêter le passage du Christ de la mort à la vie. Nous avons été dans le noir pour dire que la Lumière est plus forte que les ténèbres…

🔆 Pâques: un regard neuf…
    Chaque être porte en lui-même une part de résurrection. Chaque être peut nous enrichir, à condition de plonger en lui dans ce qu’il y a de beau, de meilleur, de lumineux, de divin. Malheureusement, nous épluchons d’abord les ténèbres de l’autre. Et nous en restons là. Le Christ est là, dans chaque être. Et nous passons sans le voir. Nous manquons la rencontre souvent, pris par notre égoïsme, nos refus, nos barrières, nos tolérances, nos rejets. Nous avons besoin de demander dans notre prière le regard du Christ. Il plongeait dans les êtres avec une telle intensité, une telle fraîcheur, une telle nouveauté, que personne n’oubliait jamais plus ce regard. Et en vivait. Le Christ ressuscité a besoin de notre regard de tendresse et de miséricorde pour aborder chaque être. Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur, c’est recevoir une parcelle de la lumière du Ressuscité.
Guy GILBERT


Je tenais à remercier tous les fidèles qui ont aidé à nettoyer l'église après les Rameaux, qui ont préparé de belles décorations (Reposoir, Tombeau du Christ).

Je tenais aussi à remercier toutes ces petites mains invisibles et discrètes, qui, dans l’ombre, font un travail formidable, et qui se donnent sans compter.
Père Slavek GLODZIK



Programme détaillé du TRIDUUM sacrum

JEUDI SAINT (2 AVRIL)
  • 19h00 - Messe de la Cène à Montolivet, puis adoration au Reposoir jusqu’à 22h00 
VENDREDI SAINT (3 AVRIL)
  •   9h00 - Adoration au reposoir (jusqu'au soir) dans les 2 paroisses (Montolivet et Immaculée Conception)
  • 15h00 - Chemin de Croix à Montolivet
  • 18h00 - Chemin de Croix à l’Immaculée Conception
  • 19h00 - Célébration de la Passion à l’Immaculée Conception
SAMEDI SAINT (4 AVRIL)
  •   9h00 - Adoration au tombeau du Christ (jusqu'au soir)
  • 20h00 - Vigile Pascale à Montolivet (rassemblement dans la cour de l'église)
DIMANCHE de PAQUES - Résurrection de Notre Seigneur
  •   8h00 - Messe en polonais à Montolivet
  • 10h00 - Messe en français à Montolivet

23 mars, 2026

Annonciation du Seigneur

    Aujourd’hui dans l’évangile Marie dit "OUI" à l’ange.
    Mais elle lui pose une question : «Mais comment cela va-t-il se faire?» Comment va-t-elle être enceinte de Jésus?
    Elle nous ressemble. Elle aimerait savoir mais ne comprend pas tout à cet instant ce que veut faire Dieu.
    Alors l’ange pour la rassurer l’invite à regarder autour d’elle. Sa cousine qu’on disait stérile est enceinte. Certains érudits du Nouveau Testament pensent que Marie était déjà au courant (les nouvelles comme celles-ci allaient vite) et que l’ange lui a simplement demandé d’y repenser en y voyant une œuvre de Dieu.
    C’est par ce signe que Marie va comprendre que Dieu est entrain d’agir et qu’elle va accepter de dire "oui" à l’ange.

    Regardez autour de vous, quelques fois les bénédictions de Dieu sont sous vos yeux mais vous êtes trop inquiets pour les voir. Soyez attentifs durant les jours qui viennent, Dieu agit.


Messe en honneur de la Vierge Marie
mercredi 25 MARS
à 18h00 à Montolivet