28 septembre, 2026

Mois d'Octobre - mois du Rosaire



    
Le 7 octobre, nous fêtons Marie - Notre Dame du Rosaire. Tout au long du mois d’octobre, nous sommes appelés à nous mettre à l’école de la Vierge Marie qui nous conduit à Jésus. La prière du Rosaire a une profonde dimension christologique.
    Alors, entrons dans cette école mariale et méditons la vie du Christ avec le regard maternel de Notre Dame.

Tous les samedis d'octobre à 8h30 à Montolivet
et à 18h00 à l'Immaculée Conception

    "Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au cours du deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d’un christianisme qui, après deux mille ans, n’a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à "avancer au large" (Duc in altum !) pour redire, et même pour “crier” au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu’il est "le chemin, la vérité et la vie" (Jn 14, 6), qu’il est "la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation".
    En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur.» (Jean-Paul II, Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae - Le Rosaire de la Vierge Marie, n°1)




25 septembre, 2026

26 Dimanche Ordinaire

A réfléchir cette semaine...

🔆 Des actes, plutôt que des mots…
    En annonçant que Dieu était prêt à pardonner au coupable s’il venait à se repentir, mais que par contre punirait le juste s’il venait à renier son passé d’honnêteté, le prophète révèle le motif profond de cet étonnement: c’est parce que Dieu ne désire pas la mort du pécheur! Aux yeux du monde, un homme est définitivement classé par son passé: s’il est mauvais, on ne lui laisse aucune chance de refaire sa vie; s’il est bon, on n’imagine pas qu’il garde la liberté de la renier. Dieu croit à notre liberté de pouvoir nous convertir du bien au mal, mais aussi du mal au bien, et du bien au mieux. En ouvrant par son pardon l’avenir de notre liberté, Dieu nous fait libres.
    Ne nous arrive-t-il pas de cataloguer les gens d’une manière définitive et péremptoire qui ne leur laisse aucune chance de se ressaisir? N’est-ce-pas la preuve d’une justice étriquée qui ne connaît pas la force créatrice de l’amour?

🔆 Les règles du jeu…
    Nous autres, êtres humains, nous pouvons figer nos contemporains en leur collant des étiquettes sans aucun appel possible. Elles ont été données une fois pour toutes. Nous les jugeons, les condamnons et les enfermons dans un passé à jamais révolu. Agir de la sorte, c’est pécher car notre attitude est synonyme de manque d’amour. Dieu, quant à lui, porte sur chacune et chacun de nous un tout autre regard. Son espérance est infinie. Il ne nous enferme pas, il nous tend toujours une main que notre repentir peut saisir en toute liberté. Puissions-nous à jamais vivre en cohérence avec nous-mêmes et, lorsque nous trébuchons, prendre la main que Dieu nous tend pour assumer nos actes et non pas tomber dans la lâcheté de nous victimiser! Dieu nous offre l’espérance et la vie, ne choisissons pas la mort.

🔆 Méditation:
    Jésus était très habile à faire réfléchir les gens sur leur propre existence. Il aimait les interpeller à l'aide de petites paraboles pleines de sagesse et parfois d'humour. Nous en avons un bel exemple dans le passage de Matthieu qui vient d'être proclamé.
    «Oui/non!… Non/oui!…» Ce drôle de petit jeu, les parents et éducateurs le connaissent bien. En période d’adolescence, cela ne porte guère à conséquence. Mais la brève histoire racontée par Jésus dénonce en fait des comportements autrement plus graves. C’est l’attitude même des principaux responsables religieux de son peuple qui est mise en cause. C’est aussi notre comportement de chrétiens adultes dont Jésus souligne les contradictions.

«Oui/non !… Non/oui!…»
    Nous avons tous nos moments de générosité et de faiblesse. Des instants de lumière où nous sommes prêts à faire de grandes promesses, mais avec le temps qui use, nous reprenons vite nos vieilles habitudes. Sans la pratique religieuse, un chrétien ne l’est que de nom. Pour Jésus, l’essentiel, c’est de mettre en pratique sa foi, ses convictions… Le monde a davantage besoin de partenaires zélés qui savent prendre l’initiative que de gens à la parole facile.
    Attention! Pour gagner la confiance de quelqu'un, il faut aussi savoir dire Non!
    L’Evangile d’aujourd’hui nous rappelle quelque chose que nous oublions souvent : les mots peuvent ne pas avoir de sens. Les promesses sont vides (vaines) quand elles ne sont pas suivies d’actes.
    Le premier fils est arrogant, mais ses actes montrent qu’il est bon. Le second, d’après ses paroles est coopérant, mais il ne tient pas sa promesse.
    Est-ce que je fais des promesses qui s’envolent?
    Le Seigneur a toujours préparé de grandes choses pour le peuple qu'il a choisi comme son propre peuple. Mais quand l'offre réelle de ses dons est venue par les envoyés de Dieu - les prophètes -, le peuple a tout laissé tomber.

    «Le bavardage est l’écume de l’eau, l’action est une goutte d’or» (Proverbe tibétain). La valeur d’une personne ne se mesure pas à la valeur de ses mots mais plutôt à celle de ses actes.


18 septembre, 2026

25 Dimanche Ordinaire

A méditer ce dimanche de la rentrée...

🔆 Plus grand que notre cœur…
    Comme toute PARABOLE, celle de ce dimanche a pour but de nous faire prendre position. À nous de choisir! Soit de camper sur nos positions qui, spontanément, rejoignent souvent celle des ouvriers de la première heure, soit de nous ouvrir aux mœurs de ce Dieu «dont les pensées et les voies ne sont pas les nôtres» (Is 55,8).
    Si nous partageons l'étonnement des premiers ouvriers, c'est que nous oublions qu'il s'agit d'une parabole. On ne doit pas la prendre au pied de la lettre, mais découvrir son sens orienté vers la découverte du Royaume des cieux et de ses mystères. À aucun moment ici, il n'est question de justice sociale ni de «salaire minimum garanti»!
    II s'agit du maître d'un domaine qui se soucie de faire produire son bien le plus précieux, sa vigne ; or dans le langage biblique, la vigne c'est le bien très aimé, dont on prend soin avec une attention particulière.

🔆 Moi je suis bon…
    Des textes renversants et pourtant nous devrions nous y attendre! C’est vrai, nous sommes tellement habitués à une justice distributive. Il n’est tout de même pas normal que celui qui n’a travaillé qu’une heure gagne autant que celui qui a trimé depuis l’aurore. Comme le dit le dicton : tout travail mérite salaire. Mais voilà, il faudrait aussi dire tout salaire doit permettre à chacun de vivre. C’est cela le souci de Dieu, de distribuer son amour à tous pour que chacun, quels que soient sa situation et son temps de travail, puisse vivre honnêtement, lui et ceux dont il a la charge.
    Il faut choisir votre type de justice: celle de Dieu ne comptabilise pas, ne compare pas. Elle donne et livre gratuitement à la manière du Christ qui a donné sans compter et qui demande à chacun de vivre la justice à sa manière.
    Le jour où l’Evangile ne te surprendra plus, méfie-toi, tu risques de croire que ce que tu crois c’est ce qu’il te faut croire. En ce cas Dieu ne peut plus te surprendre

🔆 Pensée:
    Le salaire que donne Dieu n'est pas celui que reçoivent les hommes lorsqu'ils travaillent... Dieu donne toute sa JOIE, toute sa TENDRESSE, toute sa PAIX, tout son AMOUR...
    Pour devenir petite image de Dieu, il faut accueillir ces dons de Dieu et les éparpiller autour de nous. Dieu «serre dans ses bras» de la même façon, celui qui arrive à lui au dernier moment et celui qui travaille pour lui depuis bien longtemps déjà... Un peu comme un papa et une maman qui aiment aussi fort l'enfant qui vit près d'eux tout au long du jour et celui qui ne passe que le soir.

🔆 Méditation:
Les quatre gestes de communion…
    Après la prière eucharistique, vient le moment de mettre en œuvre le chemin que cette dernière a fait parcourir au peuple rassemblé pour qu’il puisse communier et fasse communion.
    D’autre signes sont posés par l’assemblée pour exprimer l’alliance de Dieu avec elle, quatre signes distinctifs et pourtant complémentaires :
  • Le Notre Père : Dieu nous reconnaît en Jésus vivant, mort et ressuscité, comme ses fils et nous appelle à vivre en frères.
  • Le geste de paix : dire notre Père nous engage à regarder autrui comme un frère et à recevoir la paix du Christ pour la partager avec notre prochain.
  • La fraction du pain: le pain reçu est un pain, un fragment, un morceau, pour qu’à plusieurs nous puissions faire corps ensemble.
  • La communion : nous déplacer pour recevoir le Corps du Christ, c’est faire acte de partage. La communion est comme le résultat des trois signes qui ont précédé.

🔆 Tous les fidèles de France sont invités à réciter une prière en famille, en paroisse, en communauté, pour accompagner la préparation de la venue du Pape en France du 25 au 28 septembre 2026. «La venue du Pape chez nous est une grâce que Dieu fait à la France, a répété à plusieurs reprises le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France. Que l’Esprit Saint nous habille le cœur, afin d’être disponibles à ce que Dieu voudra donner à notre Église et à notre pays à la faveur de la venue chez nous du Successeur de Pierre !»

Seigneur notre Dieu,
Toi qui ne cesses de semer en nos cœurs
le désir de vivre dans la justice et la paix,
nous te rendons grâce pour la visite
en France et à l’Unesco
de notre Saint-Père, le pape Léon XIV.

Bénis son voyage apostolique.
Prépare nos cœurs à l’accueillir avec joie.
Donne-nous de recevoir ses paroles avec confiance.
Apprends-nous à servir la magnifique humanité que tu as créée.
Fortifie notre foi, affermis notre espérance, stimule notre charité.

Par l’intercession de Notre-Dame et de tous les saints de France,
fais de nous des artisans d’unité, pour que le monde ait la vie.
Que le voyage apostolique du pape Léon XIV
porte des fruits abondants et heureux
pour l’Église, notre pays et le monde.
Toi l’Auteur de la vie pour les siècles des siècles.
AMEN


15 septembre, 2026

Leon XIV - pèlerinage à Lourdes



Diocèse de Marseille propose un 
            Pèlerinage à Lourdes à l'occasion de visite du pape Leon XIV

Du 25 au 28 septembre 2026

Rejoignez Lourdes en autocar Grand Tourisme, accompagnés par les Pères Lubrano et Manzano. Vous serez logés au cœur même de la ville, à proximité des sanctuaires (Hôtel Christina-pension complète).

Au programme:
  • Messes dans les sanctuaires.
  • Découverte des lieux liés à sainte Bernadette et de l'histoire des apparitions de 1858.
  • Participation à la messe présidée par le pape Léon dans les sanctuaires de Lourdes.
  • Participation à la grande procession mariale.
Tarif: 
  • 430 € par personne (en chambre double), tout compris :
  • 350 € pour les mineurs accompagnés
Il reste encore 70 places disponibles.

Nous serons heureux de vous accueillir pour vivre ensemble ces grands moments de foi, de communion et d'espérance.
Père Nicolas Lubrano
Directeur du Service diocésain des pèlerinages
TEL: 07 69 52 82 35




13 septembre, 2026

14 septembre - fête de La Croix Glorieuse


    
Pour comprendre la fête de l’«Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix», comme on l’appelait jadis, il faut remonter à sainte Hélène - mère de l’empereur Constantin, convaincue d’avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la Vraie Croix du Christ en 326. À sa découverte, dans le sol du Golgotha, Hélène fait construire une église - l’église de la Résurrection, aujourd’hui basilique du Saint-Sépulcre - consacrée un 14 septembre. La croix y est précieusement conservée jusqu’en 614, visitée par une multitude de chrétiens, avant de disparaître aux mains des Perses au cours de pillages. Retrouvée en 630, la joie des chrétiens est à son comble. La sainte croix sera désormais exaltée et honorée dans toute l’Église comme «Croix Glorieuse», Croix de lumière, porte d’entrée du paradis.

    Le 14 septembre, l’Église n’exalte pas une croix quelconque, ou toutes les croix. Elle exalte la Croix de Jésus, parce qu’en elle s’est révélé au plus haut point l’amour de Dieu pour l’humanité. C’est ce que rappelle l’Évangile de Jean en disant: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique» (Jn 3, 16). Contrairement au Vendredi Saint, le croyant est invité à contempler la Croix et la mort de Jésus, non comme un lieu de souffrance, mais comme une source de vie, une source de guérison pour chacun.

    La Croix Glorieuse indique l’unique voie du salut. Elle est «témoignage d’espérance» pour tous, écrit Padre Pio (1887-1968) à son père spirituel. Par expérience personnelle, le saint frère capucin, sait que pour un chrétien «le véritable remède pour ne pas chuter, c’est de prendre appui sur la croix de Jésus, en mettant toute sa confiance en lui seul, car c’est pour notre salut qu’il a voulu y être suspendu».

    Le pape François le rappelle si souvent à ceux qui veulent connaître Jésus. «Vous devez ”regarder à l’intérieur de la croix”, car c’est là que ”se révèle sa gloire”, là que l’homme, dans les plaies du Christ, trouve “la guérison”», a-t-il exhorté lors d’un angélus dominical. «De cette Croix jaillit la miséricorde du Père qui embrasse le monde entier. Par la Croix du Christ le malin est vaincu, la mort est défaite, la vie nous est donnée, l’espérance rendue», rappelait-il, le 14 septembre 2017.

    Cette fête de la Sainte-Croix, le 14 septembre, est l’occasion pour les chrétiens d’avoir une pensée pour tous ces frères et sœurs persécutés et tués à cause de leur fidélité au Christ, à travers le monde. Ces frères et sœurs qui ont porté et portent leur croix comme Jésus a porté la sienne, vivant d’Amour au sein de la souffrance, dans les pays «où la liberté religieuse n’est pas encore garantie ou pleinement réalisée» mais ceux aussi «où, en principe, on protège la liberté et les droits humains, mais où concrètement les croyants, et en particulier les chrétiens, connaissent des restrictions et des discriminations», comme rappelle ponctuellement le Saint-Père.