13 février, 2026

6 dimanche du Temps Ordinaire

 Pour la semaine qui vient

💢 Au-delà de la foi…
    Les penseurs du peuple israélite se sont penchés depuis longtemps sur bien des questions d’une brûlante actualité, telle ici celle de la liberté humaine. L’homme est libre, affirment-ils, mais la liberté ne lui est pas donnée pour faire n’importe quoi. Certes, il peut choisir le feu qui détruit, la mort, plutôt que l’eau qui féconde, la vie. Mais Dieu, ami des hommes, leur a montré où est le véritable épanouissement de leur être et de leur liberté, et son amour ne cesse de les appeler, de les guider et de les porter vers ce but qui est lui-même.
    Ne confondons-nous pas la liberté avec l’absence de toute règle morale, le rejet de l’effort et de l’ascèse, l’oubli des exigences évangéliques?
  • Restons-nous libres devant la séduction de l’argent, du plaisir, du pouvoir?
  • Sommes-nous suffisamment libres pour rester fidèles à une parole donnée, à un amour promis?
  • Croyons-nous que la liberté se conquiert et aidons-nous nos enfants à la conquérir?
  • Avons-nous appris de Jésus Christ à devenir des hommes libres, prions-nous pour faire grandir notre liberté?
💢 Vivre, c’est choisir…
    Nous sommes libres. Personne ne choisira à notre place. Ce sont nos choix, librement consentis, qui nous mettent sur la route de Dieu.
    Il n’est pas facile de choisir, car Dieu nous surprend toujours. Nos projets ne sont pas souvent ses projets. Mais la rencontre de Dieu nous ouvre des perspectives inattendues qui changent alors notre vie. La Bonne Nouvelle de Jésus Christ nous permet de choisir en dépassant la Loi ancienne. Elle demande des engagements plus catégoriques. C’est déjà le domaine de l’amour, et de l’amour universel, avec toutes ses exigences.

💢 Aime et fais ce que tu veux…
    «Certaines choses paraissent dures, pénibles, mais on les accomplit pour corriger, inspiré par la charité. Ainsi voilà, une fois pour toutes, le court précepte qu’on te dicte: «Aime et fais ce que tu veux!». Si tu te tais, tu te tais par Amour; si tu cries, tu cries par Amour; si tu corriges, tu corriges par Amour; si tu épargnes, tu épargnes par Amour. Qu’au-dedans se trouve la racine de la charité. De cette racine rien ne peut sortir de mauvais.»
Saint Augustin, Homélies sur la première épître de saint Jean.


18 FEVRIER – Mercredi des cendres
  • 17h00 à l’Immaculée Conception – Masse avec l’imposition des cendres
  • 19h00 à Montolivet – Masse avec l’imposition des cendres
Tous les lundis de Carême – 7h00 les Laudes à Montolivet

Tous les vendredis de Carême – chemin de croix
      • 15h00 – à l’Immaculée Conception
      • 17h15 – à Montolivet


06 février, 2026

5 dimanche du Temps Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 Sel et lumière…
    L’évangile de ce jour nous rappelle que porter le nom de disciples comporte un certain nombre d’exigences. Pour cela, Matthieu a choisi deux images empruntées à la vie quotidienne et qui parlent d’elles-mêmes: le sel et la lumière.

    Du sel? Il en manque parfois dans nos plats, même les plus fins et les mieux cuisinés. Un peu de sel, juste une pincée, suffit à relever le goût d’un mets. Il faut bien peu pour donner du goût et de la saveur, même à la vie.

    De la lumière? Il y en a parfois trop autour de nous, mais les mille et un feux de la rampe ne suffisent pas toujours à éclairer la route à prendre. Et pourtant, il faut bien peu de lumière pour pousser les ténèbres dans leur retranchement.

    «Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde». Ces paroles pourraient au premier abord être comprises comme des compliments faits par Jésus à ceux qui le suivent. Il n’en est rien, et ce serait sans doute bien mal les interpréter. Être sel de la terre, être lumière du monde est une invitation pressante à être témoins du Royaume. Une invitation qui prend, au temps de Jésus comme aujourd’hui encore, des allures d’envoi en mission au cœur du monde. C’est par l’engagement de notre vie de baptisés que nous sommes attendus pour donner du sel à la vie et de la lumière au monde.

💢 Vous le sel de la terre...
    Ces belles images du sel, et de la lumière, peuvent nous redire que la vie chrétienne, la vie selon les béatitudes, est à la fois témoignage et annonce de l’Evangile. Le sel donne saveur, la lumière éclaire. Le sel à la fois conserve les aliments et les rend savoureux. Une des tâches des chrétiens est de conserver et de rendre savoureux le monde des hommes dans son alliance avec Dieu. Tout ce qui fait la vie humaine peut être offert à Dieu.
    Enfin la lumière éclaire, mais doit pouvoir se répandre. Autant le sel doit rester discret, autant la lumière doit briller. Une vie chrétienne authentique conduit à une intelligence de la foi. Trop de lumière aveugle, trop de sel est insupportable, mais l’un et l’autre se répandent partout.

💢 La lumière de la charité.
    Les gens n’ont pas l’habitude de faire l’éloge d’un repas parce qu’il est salé, mais le sel manquera à beaucoup s’il est absent. Nous considérons souvent l’éclairage comme un élément décoratif, une amélioration de nos espaces de vie. Jésus parle plutôt de la lumière comme de quelque chose qui révèle la vie et la vérité.
    Le sel purifie, donne du goût et conserve. Jésus veut que, par notre vie centrée sur l’Evangile, nous soyons source de saveur spéciale dans nos communautés. Quand un chrétien ne se soucie pas des autres, ne s’intéresse pas à eux, il n’est qu’un «bon à rien» sans valeur. La bonté illumine à la fois celui qui la pratique et celui qui en bénéficie.


30 janvier, 2026

4 dimanche du Temps Ordinaire

 Pour la semaine qui vient

💢 Les pauvres seront gagnants…
    Les pauvres, les marginaux, les handicapés, les écrasés, sont toujours les derniers. La société moderne en fabrique tous les jours davantage et elle les méprise, même lorsqu’elle s’en sert. Déjà les prophètes annonçaient qu’il sortirait quelque chose de ces petites gens, de ceux qui sont comptés pour rien.
    Dans l’Eglise de Jésus Christ, les croyants n’ont pas à miser d’abord sur la naissance, le savoir, le pouvoir, mais sur la fidélité à la Bonne Nouvelle: c’est souvent fou et dangereux. Ainsi le Royaume de Dieu appartient à tous ceux qui restent fidèles au message de Jésus Christ jusqu’au bout de leur existence, malgré les risques.
    Cet évangile est celui de la joie: «Heureux… réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse…» La raison de cette joie, c’est le Royaume des cieux dès la première des Béatitudes. Si nous demandons: «Qu’est-ce que le Royaume des cieux?», les autres Béatitudes nous diront que c’est Dieu lui-même. Oui, Dieu lui-même, à l’action dans la vie des hommes: quand il réconforte les affligés, comble l’espérance des affamés de justice, pardonne à ceux qui ouvrent leur cœur à la misère de leurs frères, se laisse trouver par ceux qui le cherchent d’un cœur sincère, et reconnaît pour ses fils les bâtisseurs de la paix. Mais, pour faire cette expérience de l’action de Dieu dans sa vie, il faut se compromettre pour la non-violence, pour la justice et la bonté, pour la paix et pour la pureté de ses intentions. Il faut savoir affronter les insultes et les moqueries, savoir risquer la persécution et la calomnie.

    Avons-nous faim de justice aussi fortement qu’il nous arrive d’avoir faim de bonheur ou de succès?

💢 L’annonce du bonheur de Dieu…
    Le bonheur de Dieu, c’est de répandre le bonheur. Celui-ci imprègne les relations entre le Père, le Fils et l’Esprit. Le bonheur jaillit aussi dans les relations entre Dieu et les hommes. Au-delà de toutes les misères, des souffrances, des deuils qui ne cessent de frapper l’humanité. Jésus vient annoncer un bonheur radical.
    Ce bonheur évangélique ne se confond pas avec le plaisir que nous promettent la publicité et tous ceux qu’on appelle les marchands de bonheur. Ce n’est pas un bonheur facile, ce n’est pas un bonheur qui s’achète. Ce bonheur évangélique s’expérimente partout, même dans l’épreuve. Les cas retenus dans la liste des Béatitudes sont surtout des épreuves ou du moins une situation humaine très différente de l’idéal que propose la société de consommation. Les premières communautés chrétiennes n’étaient pas faites de gens puissants, ni de haute naissance, mais de personnes modestes, méprisées, jugées folles par la sagesse du monde. Leur fierté, comme celle de tout chrétien, était la sagesse selon le Christ, clé du vrai bonheur.


24 janvier, 2026

La Chandeleur

Présentation de Jésus au Temple

    La fête de la Présentation du Seigneur, c’est aussi la fête des rencontres. Rencontre du Christ et de son peuple dans la personne du vieillard Syméon.
    Purification rituelle de Marie, Chandeleur ou fête de la lumière, tels sont les thèmes multiples de la célébration qui, quarante jours après Noël, clôture les solennités de la manifestation de Dieu aux hommes en son Verbe fait chair.
    Mais des croyants peuvent reconnaître en lui la lumière du monde. Que cette fête d'aujourd'hui fasse naître en chacun de nous un grand désir de rencontrer Jésus et de nous laisser transformer par la Lumière qu’il nous donne. C'est cette lumière de Dieu qui nous a été transmise au jour de notre baptême. Et c'est pour cette raison que nous la ranimons le 2 février.
    Avec Siméon, nous sommes tous invités à prendre l'enfant Jésus dans nos bras pour le contempler et rendre grâce à Dieu.





23 janvier, 2026

3 dimanche du Temps Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 L’Évangile du Royaume est pour tous…
    Le royaume des Cieux est accessible à tous, il n’est pas réservé à un peuple ou à une catégorie sociale. Pour en franchir le seuil, le seul passeport requis est la conversion du cœur. Dès la naissance de l’Église, l’apôtre Paul doit dire que l’annonce de l’Évangile résiste à toutes les formes d’enfermement et de repli et il donne tort à ceux qui veulent diviser l’Église.
    Cette première annonce du Royaume est née dans une région qui n’est pas sans signification: la Galilée des nations, puisque cette ville est un véritable lieu de passage et d’échanges où les populations juives et païennes se mélangent.

💢 L’Appel à suivre Jésus…
    Jean Baptiste a été arrêté: sa mission de précurseur du Messie a pris fin. En baptisant Jésus, il l’a reconnu comme plus grand que lui. Jésus se retire en Galilée, le pays de toutes les nations Le moment est venu pour lui d’inaugurer sa mission publique. La première parole que prononce Jésus est un appel à changer de vie: «Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche». Ce Royaume des cieux est une manière de désigner le Royaume de Dieu, car, en Jésus, Dieu s’est fait proche de l’homme, non pas pour le dominer, ainsi que pourrait le suggérer le mot «royaume», mais pour le sauver. Ce peuple à qui Jésus s’adresse, est un peuple errant dans la nuit. La Galilée prend de plein fouet toutes les invasions, elle est ravagée par les guerres, elle est la mieux à même de recevoir ce message de salut. Ainsi dans la nuit la plus profonde peut se lever une lumière le plus éblouissante.

💢 L’unité des chrétiens…
    Il n’a pas fallu attendre longtemps avant que l’Eglise soit divisée!
    Il y a quelque chose de profondément choquant dans les excommunications ou les tueries entre les chrétiens.
    C’est pour cela qu’on invite tous les chrétiens à une semaine de prière pour l’unité, j’imagine.
Oui. Parce que la prière a une grande place à tenir dans l’œcuménisme. Par la prière en commun, catholiques, protestants, orthodoxes et anglicans montrent qu’ils demandent la grâce de cette unité. Mais cette prière commune est également, déjà, l’expression de l’unité réalisée dans le Christ.
    Une semaine. Et après, on oublie… C’est pour cela que l’effort doit être constant entre les Eglises pour apprendre à mieux se connaître, à surmonter les préjugés tenaces, mais à faire ensemble ce qui est possible… Et que c’est une base nécessaire aussi pour le dialogue interreligieux.

    • Samedi 31 janvierdémontage de la crèche (de 9h00 jusqu’au dernier santon).
    • Lundi 2 février – la fête de la Présentation de Jésus au temple (la Chandeleur). RDV au parvis de St Barnabé à 4h00 (du matin) et descente à pieds au Vieux Port ou commence la célébration (+ de détails sur le site de la paroisse).