💢 La figure du bon pasteur filée au long des textes lus dans la liturgie d'aujourd'hui donne une grande cohérence à ce quatrième dimanche du Temps Pascal.
Héritée de la prédication des prophètes et chantée dans les psaumes, la figure tutélaire du bon berger évoque de manière privilégiée la présence de Dieu auprès de son peuple choyé, guidé, protégé. Même si notre civilisation n’est plus rurale et pastorale pour connaître au quotidien les modes de vie des troupeaux, comme c’était le cas des juifs au temps de Jésus, nous pouvons facilement comprendre les images attachées à ce Bon Pasteur que ses brebis reconnaissent à sa voix qui indique la voie vers les pâturages nourriciers.
💢 Une réflexion sur le Bon Pasteur
J’ai lu quelque chose de très intéressant sur l’élevage des brebis, dans un petit livre écrit par un pasteur protestant – agronome de profession. C’était très intéressant pour moi, car je ne savais vraiment rien - ni sur les bêtes ni sur leur élevage... La brebis est un animal doux, affectueux mais très fragile. Elle a besoin d’un berger pour vivre et survivre; pour trouver son pâturage, éviter les prédateurs, retrouver sa route si elle s’égare.
Jésus prend l’image du berger pour se définir, pour dire qui il est, qui il est pour nous. Il n’est pas le voleur qui trompe les brebis; ni le mercenaire, l’employé qui accomplit un travail. Il est le pasteur, le bon berger qui aime ses brebis; il les connaît chacune par leur nom, les fait passer par la porte, marche à leur tête et les conduit vers de bons pâturages.
Nous qui nous inquiétons trop facilement, entendons-le bien nous dire aujourd’hui: «Moi, je suis la porte, si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage».
«Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’il l’ait en abondance».
Soyons avec lui – bon pasteur. C’est là, notre première et seule vocation. Ce n’est pas pour rien qu’on nous fait lire cet Évangile en ce dimanche de prières pour les vocations. Son métier de berger, Jésus ne veut pas l’exercer sans notre collaboration.
Autour de nous et dans le monde, beaucoup de gens sont des brebis fragiles. Égarés, ils cherchent une route. Ils n’ont pas ce qu’il leur faut pour vivre et être heureux. C’est vrai pour leur vie matérielle, c’est vrai pour leur vie spirituelle. C’est vrai pour des individus, c’est vrai pour des pays.
Jésus est aujourd’hui le bon berger par tous ceux et celles qui se préoccupent de faire vivre. Nous sommes le bon berger avec lui lorsque que, par nos gouvernements ou d’autres manières, nous favorisons la paix et le développement dans le monde. Quand nous nous donnons, pour ici et pour ailleurs, des moyens, des politiques efficaces pour venir au secours du pauvre, du malade, du souffrant. Nous sommes le bon berger avec Jésus, toutes les fois que nous posons des gestes concrets qui apportent l’espérance, lorsque nous disons la parole qui éclaire et réconforte .Lorsque que nous nommons quelqu’un par son nom, nous le considérons comme une personne; nous lui permettons de s’épanouir, que ce soit à la maison, dans notre rue ou au travail. Nous conduisons alors la brebis vers de verts pâturages.
Enfin, c’est évident, nous serons le bon berger avec Jésus en le faisant connaître, Lui et son Évangile. En montrant où est la Porte qui mène à la vie. C’est ce que nous voulons faire en particulier avec nos enfants. Par le choix de l’école, par le choix du cours de religion à l’école, mais surtout n’oublions jamais nos responsabilités en tant que chrétiens. C’est aujourd’hui à la maison et en paroisse que nous donnerons une éducation religieuse à nos enfants. Parents, grands-parents, prêtres, animateurs, catéchistes, nous les conduirons vers de verts pâturages. C’est ce à quoi nous appelle Jésus en ce dimanche des vocations.
💢 Ce quatrième dimanche de Pâques appelé «Dimanche du Bon Pasteur», c’est la journée mondiale de prière pour les vocations. Portés par la foi et l’espérance, nous prions le Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa moisson: que le Seigneur suscite chez de nombreux jeunes le désir de le servir et de lui consacrer leur vie. Sans exclure les autres vocations qui sont toutes complémentaires et reliées entre elles, ne craignons pas en ce dimanche de demander spécifiquement des vocations sacerdotales, dont notre Eglise et notre monde ont tant besoin.







