18 septembre, 2026

25 Dimanche Ordinaire

A méditer ce dimanche de la rentrée...

🔆 Plus grand que notre cœur
    Comme toute PARABOLE, celle de ce dimanche a pour but de nous faire prendre position. À nous de choisir! Soit de camper sur nos positions qui, spontanément, rejoignent souvent celle des ouvriers de la première heure, soit de nous ouvrir aux mœurs de ce Dieu «dont les pensées et les voies ne sont pas les nôtres» (Is 55,8).
    Si nous partageons l'étonnement des premiers ouvriers, c'est que nous oublions qu'il s'agit d'une parabole. On ne doit pas la prendre au pied de la lettre, mais découvrir son sens orienté vers la découverte du Royaume des cieux et de ses mystères. À aucun moment ici, il n'est question de justice sociale ni de «salaire minimum garanti»!
    II s'agit du maître d'un domaine qui se soucie de faire produire son bien le plus précieux, sa vigne ; or dans le langage biblique, la vigne c'est le bien très aimé, dont on prend soin avec une attention particulière.

🔆 Moi je suis bon…
    Des textes renversants et pourtant nous devrions nous y attendre! C’est vrai, nous sommes tellement habitués à une justice distributive. Il n’est tout de même pas normal que celui qui n’a travaillé qu’une heure gagne autant que celui qui a trimé depuis l’aurore. Comme le dit le dicton : tout travail mérite salaire. Mais voilà, il faudrait aussi dire tout salaire doit permettre à chacun de vivre. C’est cela le souci de Dieu, de distribuer son amour à tous pour que chacun, quels que soient sa situation et son temps de travail, puisse vivre honnêtement, lui et ceux dont il a la charge.
    Il faut choisir votre type de justice: celle de Dieu ne comptabilise pas, ne compare pas. Elle donne et livre gratuitement à la manière du Christ qui a donné sans compter et qui demande à chacun de vivre la justice à sa manière.
    Le jour où l’Evangile ne te surprendra plus, méfie-toi, tu risques de croire que ce que tu crois c’est ce qu’il te faut croire. En ce cas Dieu ne peut plus te surprendre

🔆 Pensée:
    Le salaire que donne Dieu n'est pas celui que reçoivent les hommes lorsqu'ils travaillent... Dieu donne toute sa JOIE, toute sa TENDRESSE, toute sa PAIX, tout son AMOUR...
    Pour devenir petite image de Dieu, il faut accueillir ces dons de Dieu et les éparpiller autour de nous. Dieu «serre dans ses bras» de la même façon, celui qui arrive à lui au dernier moment et celui qui travaille pour lui depuis bien longtemps déjà... Un peu comme un papa et une maman qui aiment aussi fort l'enfant qui vit près d'eux tout au long du jour et celui qui ne passe que le soir.

🔆 Méditation:
Les quatre gestes de communion…
    Après la prière eucharistique, vient le moment de mettre en œuvre le chemin que cette dernière a fait parcourir au peuple rassemblé pour qu’il puisse communier et fasse communion.
    D’autre signes sont posés par l’assemblée pour exprimer l’alliance de Dieu avec elle, quatre signes distinctifs et pourtant complémentaires :
  • Le Notre Père : Dieu nous reconnaît en Jésus vivant, mort et ressuscité, comme ses fils et nous appelle à vivre en frères.
  • Le geste de paix : dire notre Père nous engage à regarder autrui comme un frère et à recevoir la paix du Christ pour la partager avec notre prochain.
  • La fraction du pain: le pain reçu est un pain, un fragment, un morceau, pour qu’à plusieurs nous puissions faire corps ensemble.
  • La communion : nous déplacer pour recevoir le Corps du Christ, c’est faire acte de partage. La communion est comme le résultat des trois signes qui ont précédé.

🔆 Tous les fidèles de France sont invités à réciter une prière en famille, en paroisse, en communauté, pour accompagner la préparation de la venue du Pape en France du 25 au 28 septembre 2026. «La venue du Pape chez nous est une grâce que Dieu fait à la France, a répété à plusieurs reprises le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France. Que l’Esprit Saint nous habille le cœur, afin d’être disponibles à ce que Dieu voudra donner à notre Église et à notre pays à la faveur de la venue chez nous du Successeur de Pierre !»

Seigneur notre Dieu,
Toi qui ne cesses de semer en nos cœurs
le désir de vivre dans la justice et la paix,
nous te rendons grâce pour la visite
en France et à l’Unesco
de notre Saint-Père, le pape Léon XIV.

Bénis son voyage apostolique.
Prépare nos cœurs à l’accueillir avec joie.
Donne-nous de recevoir ses paroles avec confiance.
Apprends-nous à servir la magnifique humanité que tu as créée.
Fortifie notre foi, affermis notre espérance, stimule notre charité.

Par l’intercession de Notre-Dame et de tous les saints de France,
fais de nous des artisans d’unité, pour que le monde ait la vie.
Que le voyage apostolique du pape Léon XIV
porte des fruits abondants et heureux
pour l’Église, notre pays et le monde.
Toi l’Auteur de la vie pour les siècles des siècles.
AMEN


15 septembre, 2026

Leon XIV - pèlerinage à Lourdes



Diocèse de Marseille propose un 
            Pèlerinage à Lourdes à l'occasion de visite du pape Leon XIV

Du 25 au 28 septembre 2026

Rejoignez Lourdes en autocar Grand Tourisme, accompagnés par les Pères Lubrano et Manzano. Vous serez logés au cœur même de la ville, à proximité des sanctuaires (Hôtel Christina-pension complète).

Au programme:
  • Messes dans les sanctuaires.
  • Découverte des lieux liés à sainte Bernadette et de l'histoire des apparitions de 1858.
  • Participation à la messe présidée par le pape Léon dans les sanctuaires de Lourdes.
  • Participation à la grande procession mariale.
Tarif: 
  • 430 € par personne (en chambre double), tout compris :
  • 350 € pour les mineurs accompagnés
Il reste encore 70 places disponibles.

Nous serons heureux de vous accueillir pour vivre ensemble ces grands moments de foi, de communion et d'espérance.
Père Nicolas Lubrano
Directeur du Service diocésain des pèlerinages
TEL: 07 69 52 82 35




13 septembre, 2026

14 septembre - fête de La Croix Glorieuse


    
Pour comprendre la fête de l’«Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix», comme on l’appelait jadis, il faut remonter à sainte Hélène - mère de l’empereur Constantin, convaincue d’avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la Vraie Croix du Christ en 326. À sa découverte, dans le sol du Golgotha, Hélène fait construire une église - l’église de la Résurrection, aujourd’hui basilique du Saint-Sépulcre - consacrée un 14 septembre. La croix y est précieusement conservée jusqu’en 614, visitée par une multitude de chrétiens, avant de disparaître aux mains des Perses au cours de pillages. Retrouvée en 630, la joie des chrétiens est à son comble. La sainte croix sera désormais exaltée et honorée dans toute l’Église comme «Croix Glorieuse», Croix de lumière, porte d’entrée du paradis.

    Le 14 septembre, l’Église n’exalte pas une croix quelconque, ou toutes les croix. Elle exalte la Croix de Jésus, parce qu’en elle s’est révélé au plus haut point l’amour de Dieu pour l’humanité. C’est ce que rappelle l’Évangile de Jean en disant: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique» (Jn 3, 16). Contrairement au Vendredi Saint, le croyant est invité à contempler la Croix et la mort de Jésus, non comme un lieu de souffrance, mais comme une source de vie, une source de guérison pour chacun.

    La Croix Glorieuse indique l’unique voie du salut. Elle est «témoignage d’espérance» pour tous, écrit Padre Pio (1887-1968) à son père spirituel. Par expérience personnelle, le saint frère capucin, sait que pour un chrétien «le véritable remède pour ne pas chuter, c’est de prendre appui sur la croix de Jésus, en mettant toute sa confiance en lui seul, car c’est pour notre salut qu’il a voulu y être suspendu».

    Le pape François le rappelle si souvent à ceux qui veulent connaître Jésus. «Vous devez ”regarder à l’intérieur de la croix”, car c’est là que ”se révèle sa gloire”, là que l’homme, dans les plaies du Christ, trouve “la guérison”», a-t-il exhorté lors d’un angélus dominical. «De cette Croix jaillit la miséricorde du Père qui embrasse le monde entier. Par la Croix du Christ le malin est vaincu, la mort est défaite, la vie nous est donnée, l’espérance rendue», rappelait-il, le 14 septembre 2017.

    Cette fête de la Sainte-Croix, le 14 septembre, est l’occasion pour les chrétiens d’avoir une pensée pour tous ces frères et sœurs persécutés et tués à cause de leur fidélité au Christ, à travers le monde. Ces frères et sœurs qui ont porté et portent leur croix comme Jésus a porté la sienne, vivant d’Amour au sein de la souffrance, dans les pays «où la liberté religieuse n’est pas encore garantie ou pleinement réalisée» mais ceux aussi «où, en principe, on protège la liberté et les droits humains, mais où concrètement les croyants, et en particulier les chrétiens, connaissent des restrictions et des discriminations», comme rappelle ponctuellement le Saint-Père.

11 septembre, 2026

24 Dimanche Ordinaire

A méditer cette semaine...

🔆 Pardonne à ton frère de tout cœur…
    Presque deux siècles avant le Christ, Ben Sirac le Sage tient une solide argumentation au sujet des motifs qui appellent au pardon envers autrui. Il anticipe les propos que Jésus tiendra plus tard sur le même sujet… Il est réconfortant d’entendre le sage énumérer les attitudes qu’il nous faut bannir – rancune, colère, vengeance, haine – lorsque le prochain a pu nous faire du tort. Il recommande en revanche, l’indulgence et le pardon. Pour lui le pardon est source de guérison, validation de la prière et gage de salut: «Pense à ton sort final…» Ben Sirac multiplie les raisons pour lesquelles il faut pardonner et on perçoit chez lui des intuitions qui seront confirmées, entre autres, dans le Notre Père: «Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés».

🔆 Le pardon et le Christ.
    Poursuivant le discours du Christ sur la vie en communauté, l’évangéliste fait apparaître une préoccupation des disciples : comment vivre le pardon en communauté? (Evangile). Le pardon est une expérience toujours difficile. Aller jusqu’à pardonner “sept fois” , c’est déjà presque impensable pour ces hommes. Jésus leur montre en parabole que le pardon entre frères ne peut trouver sa force et son appui que dans la foi en la miséricorde du Père. Dès la première Alliance, la parole du Sage (première lecture) fait du pardon accordé au prochain la condition pour accueillir celui de Dieu. «Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait; alors, à ta prière, tes péchés seront remis». Dans sa miséricorde, Dieu prend l’homme au sérieux; il le libère certes, mais ne l’affranchit pas de ses responsabilités. Aujourd’hui, la parole de Dieu est une invitation pressante faite aux croyants: le Christ proclame la nécessité de s’ouvrir à la démesure de la miséricorde du Père. Au cours de chaque eucharistie, en recevant le pardon du Seigneur et en communiant à son corps offert, nous recevons la force d’emprunter le chemin du pardon, pour choisir la vie en accueillant la joie de sa présence.

🔆 La force du pardon
    Ceux qui pardonnent sont les guérisseurs de l’humanité. Ils arrêtent le mal... Pardonner, c’est l’acte le plus puissant qu’il soit donné aux hommes d’accomplir. Les êtres blessés qui pardonnent transforment leur propre blessure. Ils guérissent là où ils ont la plaie qui défigure le visage de l’humanité depuis ses origines. L’homme qui pardonne ressemble à Jésus. L’homme qui pardonne rend Dieu présent.
    Le pardon est une démarche individuelle, pas collective. Le pardon est d’abord une libération intérieure. Le pardon est une affaire personnelle, privée, intime et pourtant le pardon est nécessaire pour guérir et grandir, l’homme ne peut pas vivre, retrouver une certaine paix intérieure et construire l’avenir sans pardon.
    Pardonner n’est pas oublier. Enfin certains vous diront que «le pardon n’appartient qu’a Dieu». Le pardon relève à la fois de l’humain et du divin.
    Le pardon est une expression extrême de l’amour puisqu’il s’agit d’aimer malgré l’offense subie.
    L’acte de pardonner n’entraîne pas automatiquement l’acte de se réconcilier. C’est la chaleur de l’amour qui fait l’essentiel de la croissance de tout être humain. Pardonner, c’est donner à chacun le temps de grandir, de chanceler, de se relever, et de tomber encore.
    Il nous faut consacrer un certain temps pour essayer de voir comment l’appel au pardon nous touche. C’est une question difficile: pardonner et continuer à pardonner. Cela signifie lâcher prise sur mes griefs et mes ressentiments accumulés. Ils sont un fardeau pour nous, pas pour celui qui nous en veut.
    Au fond, le pardon est un des éléments clefs de notre vie et de notre existence de chrétien. Le pardon est un élément clef selon que nous pardonnons ou que nous ne pardonnons pas.
    Pardonner peut être très difficile. C.S.Lewis a écrit: «Tous disent que pardonner est une bonne idée, jusqu’à ce qu’eux-mêmes aient à pardonner quelque chose». Mais quand je ne pardonne pas, je suis prisonnier du mal qui m’a été fait.
    Dans le Notre Père, le Seigneur Jésus rend le pardon aussi essentiel que notre pain quotidien: «Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés».
    Le pardon est l’instrument placé entre nos mains fragiles pour atteindre la sérénité du cœur.

09 septembre, 2026

Catéchèse 2026/2027

Inscriptions des plus petits et des plus grands 

(sans limite d'âge)

samedi 12 SEPT de 10h00 à 12h00

à la salle paroissiale au 424 Av de Montolivet

🔐

04 septembre, 2026

23 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🔔 Etre guetteur…
    En cette période de rentrée nous devons avoir «la nuque raide», car sans doute ne nous faut-il pas moins des trois textes de la liturgie de ce jour pour comprendre enfin qu’il nous faut mettre un peu de paix dans nos relations…
    À l’heure où bon nombre d’entre nous reprennent le chemin du travail ou retrouvent divers engagements associatifs ou paroissiaux, écoutons saint Paul nous rappeler que nous avons une «dette d’amour» envers celles et ceux que nous côtoyons.
    Laissons retentir en nous, en ce temps de retour vers nos lieux d’engagement, l’appel autrefois lancé à Ézékiel: faisons-nous activement «veilleurs», «guetteurs» de paix en nous et autour de nous… Méditons ce beau conseil de Jean Vanier: «Nous disons souvent: si tu changes, je t’aimerai. Ne serait-il pas plus juste de dire: si je t’aime, tu changeras, et moi aussi?».
    Dieu suscite parmi nous des personnes qui nous disent par leurs paroles et leurs actes son point de vue sur le monde. Ces guetteurs de lumière, de vérité, savons-nous les reconnaître et les écouter?

🔔 La communion fraternelle…
    Ne reçoit-on pas parfois en pleine figure: «les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres»? Avouons déjà simplement que c’est vrai et que Jésus nous propose pour cela une série d’attitudes à prendre.
    Nous avons tous nos expériences de disputes, de mésententes, de relations difficiles, que ce soit en couple, entre frères et sœurs, avec le voisinage ou dans notre milieu professionnel. Nous savons combien notre vie peut en être perturbée. Nous sommes enchaînés par la peur de dire notre vérité, peur de blesser l’autre, peur de réactions imprévisibles; peur de ne pas être entendu, mal interprété, peur de se mêler de ce qui ne nous regarde pas… Il est important de nous apprivoiser, de mieux nous connaître, de mieux nous comprendre: ainsi, lorsque arrivera le jour où un reproche nous semblera nécessaire, pourrons nous risquer une parole qui ne sera pas reçue comme un jugement, une critique mais comme signe d’amitié et d’amour.

🔔 Le rocher qui nous sauve…
    «Dieu qui nous as fait et qui as fait le monde, nous venons te rendre grâce pour tout ce que ta main nous donne, car ton Christ est le rocher qui nous sauve, et nous sommes le peuple qu’il conduit. Ne permets pas que notre cœur s’égare et se ferme à la connaissance. Donne-nous d’écouter ta Parole et de pouvoir entrer dans ton repos».

    Une nouvelle année scolaire commence, Présentons-la au Seigneur avec toutes nos joies, nos questions, nos doutes et notre espérance.

🔔 Méditation:
    Comment juger de l’importance d’une personne?
    Si l’on en croit la mode de ce qu’on appelle les «réseaux sociaux», ce qui démontre votre importance est le nombre d’amis que vous avez sur Facebook, Instagram, Snapchat ou ailleurs encore...
    Si vous n’êtes pas trop important, vous aurez à peine quelques centaines d’amis. Si vous êtes plus important, vous en aurez des milliers ou des dizaines de milliers!
    Comment est-ce possible?
    Il est déjà difficile de gérer une seule véritable amitié! Comment pourrait-on en gérer des centaines ou des milliers? Ainsi le mot «ami» lui-même est dénaturé dans ce contexte.
    Cet amour est évidemment autre chose que l’amitié de Facebook. Il ne s’agit évidemment pas d’être les fans les uns des autres ou d’être tous les fans de la même personne, fût-ce du Christ. Le Christ n’a d’ailleurs pas besoin de fans. Il s’agit de se prendre en charge mutuellement, d’accepter une responsabilité les uns à l’égard des autres et une responsabilité commune sur chacun des membres de la communauté.

28 août, 2026

22 Dimanche Ordinaire

 Méditation pour cette dernière semaine de vacances...

🔆 La voie de la Croix…
    Il ne nous est jamais possible de célébrer notre Dieu sans nous laisser interroger par les textes de l’Ecriture qui ont pour mission de nous révéler comment Dieu nous parle.
    Cette Parole est comme un feu brûlant, même si elle doit attirer, comme pour Jérémie, insultes et moqueries. On l’accuse de séduction, c’est-à-dire de tromperie et de mensonges. Si je suis séducteur, écrit Jérémie, c’est que le Seigneur m’a séduit. L’accuserez-vous de mensonge? Il est rare qu’un prophète dévoile ainsi ses «états d’âme» et qu’il s’en prenne à Dieu avec une telle violence. Seul contre tous, il a dû annoncer des catastrophes pour punir le peuple de ses infidélités à l’Alliance. Jérémie nous montre que suivre Dieu n’est pas une affaire de tout repos.
- Comme Jérémie il nous “en coûte“ d’annoncer le message de la croix à un monde désireux de confort, de facilité et d’égoïsme individuel ou national!
- La vérité de Dieu est-elle plus forte que nos hésitations, notre timidité, notre recherche d’une vie tranquille?

🔆 Suivre le Christ sur le chemin de la croix…
    Quels mots avons-nous retenus après avoir entendu l’évangile de ce jour? La croix? Souffrir? Perdre sa vie?
    Ces mots sont-ils une bonne nouvelle à annoncer au monde? Mais, il n’y a pas que ces mots! Avons-nous remarqué que Jésus parlait de «ressusciter le troisième jour?» et que le mot «vie» a été prononcé quatre fois? Retenons surtout que le mot important de l’évangile d’aujourd’hui ce n’est pas «la croix» mais «la vie», au travers de la croix: au travers de cette croix du Fils de Dieu, signe levé qui rassemble les nations, au travers de cette croix du bien aimé, fleuve de paix où s’abreuve toute vie, au travers de cette croix du Premier-né, qui tue la mort, et par laquelle nous sommes transformés, au travers de cette croix, porteuse de Lumière et de vie.

🔆 Le dur combat de la foi…
    Notre vie est une lutte continuelle: lumière et ténèbres, bien et mal, vérité et mensonge, vie et mort, se livrent un combat dramatique. La croix étend son ombre sur le destin du croyant: mais, acceptée avec amour, elle devient lumière et libération. Jérémie a connu ce combat, et combien il lui était dur de l’accepter. Jésus l’a vécu jusqu’à l’agonie, sachant bien que la croix, une épreuve et un scandale, n’est pas un échec mais une preuve d’amour, selon la volonté de Dieu. Sommes-nous décidés à le suivre jusque là?

🔆 Porter sa croix…
    Prendre sa croix, c'est aussi accepter de vivre avec la douleur, la souffrance et les chagrins de la vie contre lesquels nous ne pouvons rien. Les croix peuvent nous être infligées par d'autres. Nous connaissons des personnes qui portent de lourds fardeaux dans la vie (peut-être sommes-nous nous-mêmes une telle personne), souvent sans que ce soit de leur faute.
    Dans la prière, nous pourrions nous demander comment nous pouvons aider ceux qui, près de nous, portent les fardeaux de leur vie.
    Jésus nous invite à examiner profondément si certaines choses nous apportent vraiment le bonheur et la paix. Donnent-elles un sens à nos vies? Ou bien nous volent-elles la vraie vie? Parlons honnêtement à Jésus pendant notre temps de prière et ayons confiance, car il nous guide toujours dans les voies de la vérité et de la liberté.
    Si nous voulons être disciples de Jésus, nous devons le laisser nous guider et accepter qu'il ne nous épargne pas nécessairement les difficultés et les souffrances. Au lieu de chercher notre bien-être, laissons chaque expérience - même dans les moments de détresse - nous rapprocher de Jésus qui nous invite à déposer notre fardeau sur ses épaules. Prions afin de pouvoir lâcher prise et croître dans la confiance en l'amour de Dieu pour chacun de nous.