30 janvier, 2026

4 dimanche du Temps Ordinaire

 Pour la semaine qui vient

💢 Les pauvres seront gagnants…
    Les pauvres, les marginaux, les handicapés, les écrasés, sont toujours les derniers. La société moderne en fabrique tous les jours davantage et elle les méprise, même lorsqu’elle s’en sert. Déjà les prophètes annonçaient qu’il sortirait quelque chose de ces petites gens, de ceux qui sont comptés pour rien.
    Dans l’Eglise de Jésus Christ, les croyants n’ont pas à miser d’abord sur la naissance, le savoir, le pouvoir, mais sur la fidélité à la Bonne Nouvelle: c’est souvent fou et dangereux. Ainsi le Royaume de Dieu appartient à tous ceux qui restent fidèles au message de Jésus Christ jusqu’au bout de leur existence, malgré les risques.
    Cet évangile est celui de la joie: «Heureux… réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse…» La raison de cette joie, c’est le Royaume des cieux dès la première des Béatitudes. Si nous demandons: «Qu’est-ce que le Royaume des cieux?», les autres Béatitudes nous diront que c’est Dieu lui-même. Oui, Dieu lui-même, à l’action dans la vie des hommes: quand il réconforte les affligés, comble l’espérance des affamés de justice, pardonne à ceux qui ouvrent leur cœur à la misère de leurs frères, se laisse trouver par ceux qui le cherchent d’un cœur sincère, et reconnaît pour ses fils les bâtisseurs de la paix. Mais, pour faire cette expérience de l’action de Dieu dans sa vie, il faut se compromettre pour la non-violence, pour la justice et la bonté, pour la paix et pour la pureté de ses intentions. Il faut savoir affronter les insultes et les moqueries, savoir risquer la persécution et la calomnie.

    Avons-nous faim de justice aussi fortement qu’il nous arrive d’avoir faim de bonheur ou de succès?

💢 L’annonce du bonheur de Dieu…
    Le bonheur de Dieu, c’est de répandre le bonheur. Celui-ci imprègne les relations entre le Père, le Fils et l’Esprit. Le bonheur jaillit aussi dans les relations entre Dieu et les hommes. Au-delà de toutes les misères, des souffrances, des deuils qui ne cessent de frapper l’humanité. Jésus vient annoncer un bonheur radical.
    Ce bonheur évangélique ne se confond pas avec le plaisir que nous promettent la publicité et tous ceux qu’on appelle les marchands de bonheur. Ce n’est pas un bonheur facile, ce n’est pas un bonheur qui s’achète. Ce bonheur évangélique s’expérimente partout, même dans l’épreuve. Les cas retenus dans la liste des Béatitudes sont surtout des épreuves ou du moins une situation humaine très différente de l’idéal que propose la société de consommation. Les premières communautés chrétiennes n’étaient pas faites de gens puissants, ni de haute naissance, mais de personnes modestes, méprisées, jugées folles par la sagesse du monde. Leur fierté, comme celle de tout chrétien, était la sagesse selon le Christ, clé du vrai bonheur.


24 janvier, 2026

La Chandeleur

Présentation de Jésus au Temple

    La fête de la Présentation du Seigneur, c’est aussi la fête des rencontres. Rencontre du Christ et de son peuple dans la personne du vieillard Syméon.
    Purification rituelle de Marie, Chandeleur ou fête de la lumière, tels sont les thèmes multiples de la célébration qui, quarante jours après Noël, clôture les solennités de la manifestation de Dieu aux hommes en son Verbe fait chair.
    Mais des croyants peuvent reconnaître en lui la lumière du monde. Que cette fête d'aujourd'hui fasse naître en chacun de nous un grand désir de rencontrer Jésus et de nous laisser transformer par la Lumière qu’il nous donne. C'est cette lumière de Dieu qui nous a été transmise au jour de notre baptême. Et c'est pour cette raison que nous la ranimons le 2 février.
    Avec Siméon, nous sommes tous invités à prendre l'enfant Jésus dans nos bras pour le contempler et rendre grâce à Dieu.





23 janvier, 2026

3 dimanche du Temps Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 L’Évangile du Royaume est pour tous…
    Le royaume des Cieux est accessible à tous, il n’est pas réservé à un peuple ou à une catégorie sociale. Pour en franchir le seuil, le seul passeport requis est la conversion du cœur. Dès la naissance de l’Église, l’apôtre Paul doit dire que l’annonce de l’Évangile résiste à toutes les formes d’enfermement et de repli et il donne tort à ceux qui veulent diviser l’Église.
    Cette première annonce du Royaume est née dans une région qui n’est pas sans signification: la Galilée des nations, puisque cette ville est un véritable lieu de passage et d’échanges où les populations juives et païennes se mélangent.

💢 L’Appel à suivre Jésus…
    Jean Baptiste a été arrêté: sa mission de précurseur du Messie a pris fin. En baptisant Jésus, il l’a reconnu comme plus grand que lui. Jésus se retire en Galilée, le pays de toutes les nations Le moment est venu pour lui d’inaugurer sa mission publique. La première parole que prononce Jésus est un appel à changer de vie: «Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche». Ce Royaume des cieux est une manière de désigner le Royaume de Dieu, car, en Jésus, Dieu s’est fait proche de l’homme, non pas pour le dominer, ainsi que pourrait le suggérer le mot «royaume», mais pour le sauver. Ce peuple à qui Jésus s’adresse, est un peuple errant dans la nuit. La Galilée prend de plein fouet toutes les invasions, elle est ravagée par les guerres, elle est la mieux à même de recevoir ce message de salut. Ainsi dans la nuit la plus profonde peut se lever une lumière le plus éblouissante.

💢 L’unité des chrétiens…
    Il n’a pas fallu attendre longtemps avant que l’Eglise soit divisée!
    Il y a quelque chose de profondément choquant dans les excommunications ou les tueries entre les chrétiens.
    C’est pour cela qu’on invite tous les chrétiens à une semaine de prière pour l’unité, j’imagine.
Oui. Parce que la prière a une grande place à tenir dans l’œcuménisme. Par la prière en commun, catholiques, protestants, orthodoxes et anglicans montrent qu’ils demandent la grâce de cette unité. Mais cette prière commune est également, déjà, l’expression de l’unité réalisée dans le Christ.
    Une semaine. Et après, on oublie… C’est pour cela que l’effort doit être constant entre les Eglises pour apprendre à mieux se connaître, à surmonter les préjugés tenaces, mais à faire ensemble ce qui est possible… Et que c’est une base nécessaire aussi pour le dialogue interreligieux.

    • Samedi 31 janvierdémontage de la crèche (de 9h00 jusqu’au dernier santon).
    • Lundi 2 février – la fête de la Présentation de Jésus au temple (la Chandeleur). RDV au parvis de St Barnabé à 4h00 (du matin) et descente à pieds au Vieux Port ou commence la célébration (+ de détails sur le site de la paroisse).

16 janvier, 2026

2 dimanche du Temps Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 “...C’est lui le Fils de Dieu ”
    Nous voici dans les dimanches dits du Temps Ordinaire. Pour inaugurer ce temps de l’Église, la liturgie nous propose de revenir sur la personne de Jean le Baptiste, et sur le Baptême du Seigneur, événement fondateur. L’homme que Jean vient de baptiser est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde; sur lui demeure l’Esprit; c’est lui le Fils de Dieu…
    En identifiant le Christ comme l’agneau immolé, c’est non seulement le peuple d’Israël, mais l’humanité tout entière qui acquiert sa dignité d’enfant de Dieu. Dès lors, la circoncision juive et le baptême d’eau de Jean Baptiste sont révolus. Seul prévaut le baptême donné par le Christ dans l’Esprit Saint.
    Dieu touche notre humanité à une profondeur qu’aucun prophète n’avait imaginée. La liturgie nous fait justement vivre cette rencontre, elle installe Dieu dans notre vie et nous fait entrer dans ses murs.
    Invoquer l’Agneau de Dieu, c’est se souvenir du pardon et demander à Dieu de le faire naître en nous. Pour que le cri de paix qui monte de l’humanité trouve une réponse et que cessent les injustices, les divisions et les conflits.

💢 L’Agneau de Dieu
    Lors des célébrations eucharistiques, avant la communion, les catholiques invoquent l’agneau de Dieu en lui demandant de prendre pitié de nous et de nous donner la paix. Cette expression nous laisse perplexe. Que vient faire ici ce divin mouton? Que veut dire cette curieuse expression?
    L’agneau est le petit de la brebis. Dans notre culture actuelle, sa fragilité et sa douceur représentent la non-violence et l’innocence. L’expression populaire le dit bien: «être doux comme un agneau». Dans le monde de l’Ancien Testament, l’agneau est un des animaux sacrifiés pour le Seigneur. La fête de la Pâque juive est célébrée par le sacrifice d’un agneau. Son sang mis sur les portes des maisons rappelait le geste posé pour protéger les Israélites du dernier des fléaux en Égypte (Ex 12,21-23).

    «Agneau de Dieu, prends pitié de nous!», c’est notre prière de chrétiens à tout âge. C’est la prière des jeunes: «Toi qui sauves tous les hommes, fais de moi un frère universel».
    C’est la prière des époux chrétiens: «Toi qui t’es donné jusqu’à l’extrême, toi qui es mort pour nous deux, prends-nous tous deux dans ta pitié, prends notre amour dans ton amour, mets ton amour au cœur du nôtre».
    C’est la prière paisible et confiante de ceux et de celles qui commencent à descendre le chemin de la vie: «Agneau de Dieu, toi qui si souvent as porté, enlevé, pardonné mes misères et mes lenteurs, donne-moi le temps de m’ouvrir à mon tour à la miséricorde».
    C’est la prière de toute communauté, au moment où le Christ vient unir tous les frères, toutes les sœurs, en un seul Corps: «Agneau de Dieu, vainqueur du mal, viens habiter nos différences, viens triompher de nos indifférences. Toi qui t’es livré pour nous tous, mets en nous la soif de l’unité».
    C’est l’imploration de l’Église universelle et de tous ceux qui en elle se voient contestés, calomniés, persécutés, parce qu’ils témoignent de l’Évangile: «Jésus, Agneau de Dieu, toi qui viens réunir les enfants de Dieu dispersés, toi qui accueille l’espérance de tous les peuples et de tous les hommes de bonne volonté, donne-nous la paix»!


09 janvier, 2026

Baptême du Seigneur

 A méditer cette semaine…

💫 Le projet de Dieu pour nous…
    Aujourd’hui laissons-nous, nous aussi, habiter par cette présence de Dieu comme l’a fait Jésus. Comme Lui nous avons reçu le Baptême. Ce fût pour la plupart d’entre nous au moment de notre jeunesse ou de notre enfance. C’était un beau geste et une célébration liturgique, d’abord et avant tout, où se manifestaient une présence et une grâce du Christ toute particulière nous faisant enfants de Dieu.
    En effet, par le baptême, nous sommes devenus, et nous le sommes toujours, de véritables enfants de Dieu (cf. 1Jean 3,1). Nous sommes entrés dans l’Église et nous avons été admis dans sa famille, pourrait-on dire.
    Ce baptême nous l’avons reçu alors que nous étions peu ou pas conscients des conséquences. Ce sont nos parents et nos parrains et marraines qui nous ont porté sur les fonts baptismaux.
    Nous sommes au début d’une nouvelle année, c’est le temps de laisser notre cœur et notre esprit préciser ce que sera l’objet de nos efforts spéciaux. Pour ce faire, il est bon de se concentrer dans la prière et dans la méditation personnelle.
    Nous sommes dans une grande famille, celle du Corps du Christ, qui dépasse les horizons géographiques et sociaux. En ce jour du Baptême de Jésus, entrons comme Lui dans cette mission d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier.

💫 «Le Baptême du Seigneur...»
    La liturgie de ce dimanche se présente comme une troisième fête d’Épiphanie: après la nativité de Jésus, après sa manifestation aux mages.
    La voix qui vient du ciel dit: «C’est lui, le Christ, l’auteur de l’univers, que Dieu a envoyé aux hommes»; non pas, comme une intelligence humaine pourrait l’imaginer, pour la tyrannie et la terreur, mais pour nous appeler à lui; non pas pour nous accuser, non pas pour nous juger: Dieu a envoyé le Christ parce qu’il nous aime.
    Le texte de Matthieu se présente comme un prologue dans son Evangile. En peu de mots se manifeste la foi trinitaire de l’Eglise naissante. L’esprit de Dieu, sous l’apparence de la colombe, la voix du Père de tout amour, et le Fils bien-aimé. Une foi trinitaire que l’on trouve affirmée aussi à la toute fin de l’Evangile, dans un contexte baptismal encore.
    L’Esprit de Dieu descend sur Jésus comme une colombe douce et légère, fragile et ténue, sans violence ni arrogance. Annonciatrice déjà de ce qu’il dira de lui-même à tous ceux qui ploient sous les fardeaux, à tous les petits et les pauvres chez qui faiblit la mèche de l’espérance et dont le cœur est tout froissé par les épreuves de la vie. «Venez à moi, je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos».

💫 Décryptage des symboles du baptême
    Juste après avoir été baptisé, votre enfant sera marqué d’une croix sur le front avec le Saint Chrême – cette huile parfumée et pénétrante, pour signifier le caractère indélébile de son appartenance au peuple de Dieu. A la ressemblance de Jésus, ils seront alors, comme tout chrétien, «prêtre, prophète et roi».
    Traduisons ces trois mots, eux aussi symboliques:
  • Le baptisé est prêtre en ce sens qu’il est tourné vers Dieu pour le louer, lui rendre gloire, l’honorer et le remercier de tous les dons qu’il nous fait.
  • Il est prophète, car il est chargé d’annoncer à ses frères humains la bonne nouvelle de l’amour de Dieu.
  • Il est roi, parce que le Chrétien a pour mission de veiller à la bonne gestion du monde que Dieu nous confie, au bien-être des personnes qu’il lui est donné de rencontrer, à vivre le partage des biens de ce monde qui sont aussi des dons de Dieu, à être attentif aux plus pauvres, aux plus petits, aux plus nécessiteux.

Pendant la Messe de 10h00 nous allons rendre grâce à Dieu pour le baptême de Lucas, Aaron, Isaïah, Julia, Luna Levon, Lucie, Joan, Léana, Mattias, Arthur, Maé, Pablo, Lilly et Ezra.


02 janvier, 2026

Epiphanie

A méditer cette semaine…

💫 L’Évangile pour tous.
    Quelle est la signification de cette fête si populaire dont les galettes des rois se vendent depuis la Toussaint dans les supermarchés? Beaucoup de nos contemporains seraient les premiers surpris car la réponse c’est: l’Évangile ″pour tous″. Elle se trouve dans la lecture se Saint Peul: «toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile».
    Des mages-astrologues, qui sont des étrangers et des païens aux yeux des juifs, viennent de reconnaître, avant le roi des juifs – Hérode, la lumière qu’ils cherchaient.

    L’Évangile pour tous! Voilà non seulement le sens de la fête mais le défi que doit vivre l’Église. Certes, on ne transmet pas la foi, personne ne peut décider à la place d’un autre de suivre l’étoile qui mène au Christ, mais on peut faire connaître l’Évangile. Croire à une égalité de destin avec l’étranger. Voilà qui est d’une brûlante actualité.

💫 Les nations marcheront vers sa lumière.
    Le mot «Epiphanie» signifie «manifestation». Cette fête nous annonce donc que Dieu se manifeste à tous. La nuit de Noël, la bonne nouvelle était annoncée aux bergers, et à travers eux, à tous les pauvres. Aujourd'hui, ce sont les étrangers qui en sont les bénéficiaires. Aucun obstacle ne peut venir de la race, de la culture ni de l'origine religieuse. Dieu se manifeste à tous et à chacun pourvu que l'on soit en recherche.
    Comme il l'a fait pour les mages, Dieu a donné à chaque homme une étoile pour les guider vers le beau et le bien, vers son Royaume d'amour. Cette fête de l'Epiphanie c'est aussi celle de tous les chercheurs de Dieu.
    Cet appel de l'étoile est aussi pour nous aujourd'hui. Comme les mages nous sommes tous invités à nous rendre à la crèche pour adorer l'enfant Jésus. Nous allons à lui avec le meilleur de nous-mêmes, tout ce qui fait notre vie, notre travail de la semaine…

    Au seuil de cette année nouvelle, je formule deux vœux pour la mission:
    • Que chacun de nous considère que dans le cœur de tous les hommes – quelque soit sa confession religieuse ou la profession de sa foi – le Seigneur a imprimé sa marque d’amour qui demande à être révélée; et que cette marque d’amour cherche une étoile qui lui corresponde pour se manifester.
    • Que chacun d’entre nous n’ait pas la prétention d’être arrivés! Que chacun d’entre nous soit donc en recherche de catéchèse, d’éducation, de signes à discerner…
    En ce sens, l’Eglise, notre mère dans la foi, nous invite à entendre au cours de cette fête de l’Epiphanie l’annonce du calendrier 2026 des fêtes chrétiennes. Ce calendrier balise l’autre chemin que nous avons à parcourir à la suite des mages.

💫 Prière d’Epiphanie
    Aujourd’hui, avec mes frères croyants, je reçois mission d’Epiphanie!
    Car, sur la terre humaine qui est sombre, parfois, et abîmée, il faut des étoiles de générosité pour que soit annoncée la tendre présence du Dieu des vivants.
    Sur la terre humaine qui est violente, parfois, et orgueilleuse, il faut des étoiles d’humilité pour que soit dévoilé le visage du Dieu des vivants dans le petit et l’oublié.
    Sur la terre humaine, désespérée, parfois et misérable, il faut des étoiles d’espérance pour que soit entonnée la joie du monde à créer.
    Il faut des étoiles de miséricorde pour que soit connu le pardon accordé d’avance par le Père à tous les enfants égarés.
    Il faut des étoiles d’Evangile pour que la Parole du Fils soit entendue par tous les enfants de la terre en attente.