07 août, 2026

19 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine de vacances...

🔆 Profitons de l’été pour faire confiance…
    Cette page de l’évangile de Matthieu offre un étonnant contraste entre le calme du soir, où Jésus s’est retiré pour prier, et la mer agitée, symbole des difficultés de la foi.
    Silence et solitude comme lieu de la rencontre de Dieu: tel est aussi le thème de la première lecture. On y voit Élie, le prophète persécuté, se rendre à l’Horeb, la montagne où Dieu s’est manifesté à Moïse dans le tonnerre et les éclairs. C’est ainsi qu’Élie se représente le Dieu d’Israël. Mais voici que sonne pour lui l’heure, d’une conversion capitale: il doit apprendre que le Dieu de l’Alliance n’est ni dans la tempête, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu. C’est le murmure d’une brise légère qui témoigne de son passage. À travers l’épisode de la marche de Jésus sur les eaux, l’évangile de Matthieu relate la conversion de Pierre, que Jésus fait passer de la présomption à la foi.

🔆 Profitons de l’été pour avoir la foi…
    La foi se décline par bien des manières dans la riche diversité du peuple de Dieu. Quand on demande à une personne qui dit avoir la foi. On peut être étonné par la diversité des réponses. Pour les uns, la foi, c’est croire qu’il y a «quelque chose après la mort»; pour d’autre, c’est croire qu’il y a «quelqu’un» c’est-à-dire un Dieu Créateur. Chacun y va de son refrain, ce qui est normal: tous n’ont pas la même expérience de Dieu et de sa présence agissante.
  • La foi est de l’ordre surnaturel, et la raison humaine à toujours besoin de s’y articuler. Cette articulation, ou adaptation, ne se fait pas sans implication de la part du disciple.
  • La foi n’est pas uniquement de notre côté; elle est aussi – et surtout – du côté de Dieu. Aux défaillances de notre cœur pallie l’action de Dieu. À notre manque de confiance répond la fidélité de Dieu.
  • La foi est un don de Dieu, une vertu théologale qui nous est donnée au baptême. Elle nous introduit dans une relation indélébile et indéfectible avec Dieu.
🔆 Profitons de l’été pour croire…
    Il en est encore ainsi aujourd’hui. Croire n’est jamais une chose acquise une fois pour toutes. On peut se méfier des gens qui ne doutent jamais parce que leur foi semble alors être de l’ordre de l’idée pure. Tout vrai croyant est partagé entre le doute et la foi. Nous traversons tous le désert, portant en nous le poids du doute et du silence de Dieu ainsi que la force de la foi en sa présence toujours recherchée, jamais possédée.
    Qui de nous peut affirmer n’avoir jamais douté de la bonté de Dieu devant les injustices de ce monde, face aux catastrophes qui se produisent un peu partout dans le monde, face aux maladies qui frappent l’être humain à tout âge, face à ces milliers de gens fuyant des régimes totalitaires, dans l’espoir de trouver une terre amicale que certains n’atteindront jamais?
    Croire en Dieu, c’est toujours traverser un désert, c’est passer sans cesse de la nuit au jour, du doute à la confiance, du désespoir à l’espérance parce que Dieu est discret, effacé au point qu’à peine reconnu.
    Rendant grâce à chaque eucharistie pour la victoire de Jésus sur la mort le chrétien tend la main vers son frère qui cire au Christ: «Seigneur, sauve-moi!»

04 août, 2026

Transfiguration du Seigneur

    Le 6 août nous célébrons la fête de la Transfiguration du Seigneur. 
    Le mont Thabor, comme le mont Sinaï, est un lieu de proximité avec Dieu. C’est un espace élevé par rapport à la vie quotidienne où l’on respire l’air pur de la Création. C’est un lieu de prière où l’on se trouve en présence du Seigneur, comme Moïse et Elie qui apparaissent aux côtés de Jésus transfiguré et parlent avec Lui de l’Exode qui l’attendait à Jérusalem (c’est-à-dire sa Pâque).

    «Ses vêtements devinrent resplendissants, très blancs, à tel point que personne sur terre ne serait capable de les blanchir de cette manière». Cet événement symbolise la purification de l’Eglise. Et Pierre dit à Jésus «Nous allons monter trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une autre pour Elie». Saint Augustin a commenté d’une belle manière le fait que Pierre cherchait trois tentes parce qu’il ne connaissait pas encore l’unité entre la Loi, la Prophétie et l’Evangile.

    «Alors un nuage se forma et les recouvrit de son ombre et une voix qui venait du nuage dit ‘Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le’»
    La Transfiguration n’est pas un changement de Jésus mais la Révélation de sa Divinité. Pierre, Jacques et Jean qui contemplent la Divinité du Seigneur se préparent à affronter le scandale de la Croix. La Transfiguration est un avant-goût de la Résurrection!

    «Rabbi, c’est une bonne chose que nous soyons ici». La Transfiguration nous rappelle que les joies que Dieu a semées dans la vie ne sont pas une destination mais des lumières qu’Il nous envoie dans notre pérégrination terrestre pour que «seul Jésus» soit notre Loi, et que sa parole soit le critère, la joie et le bonheur de notre existence.

Jeudi le 6 août 
fête de la Transfiguration du Seigneur
Messe à 18h00 à Montolivet

31 juillet, 2026

18 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine de vacances...

🔆 Tout est gratuit…
    La faim et la soif ont, dans la Bible, une double dimension: physique et spirituelle. Ainsi, quand Isaïe invite le peuple à acquérir gratuitement du vin et du lait, quand il parle de l’eau qui comble la soif, c’est aussi de la relation à Dieu qu’il s’agit.
    La première lecture est adressée aux Israélites exilés à Babylone, auxquels le prophète promet qu’à leur retour en Judée, ils trouveront de quoi combler tous leurs désirs. S’ils auront de quoi nourrir leur ventre, ils auront aussi de quoi étancher leur soif spirituelle – et c’est bien ce que signifie le fait que cette nourriture soit gratuite: Dieu ne s’achète pas! Dans la Bible, le vin et le lait sont présentés comme les meilleurs produits de la terre promise, comme les signes auxquels le peuple reconnaît que Dieu l’a conduit dans le lieu où l’Alliance se concrétise et se vit au quotidien.
    La multiplication des pains est un épisode essentiel aux yeux des premières communautés chrétiennes puisqu’elle est racontée pas moins de dix fois dans le Nouveau Testament. La multiplication des pains est, bien sûr, l'annonce du dernier repas de et de l’eucharistie. Elle est aussi une invitation aux communautés qui se réclament de Jésus: elles doivent se sentir interpellées par la faim des hommes, faim des corps, faim des âmes en attente d’une parole d’amour, d’un geste de fraternité vraie.

🔆 Le Christ comble notre faim…
    Un vent d’espérance et de générosité souffle sur ce dimanche.
  • Sommes-nous aussi sûrs que Saint Paul, que rien ne peut nous arriver de fâcheux si nous restons cramponnées à l’amour du Christ?
  • Venons-nous à la messe comme à un repas plantureux, savoureux et gratuit?
  • Avons-nous conscience de l’immense et étonnante prodigalité du Christ qui donne à tous et à chacun ce qu’il lui faut?
    Mais après avoir fait miroiter cette richesse à nos oreilles, la liturgie de ce dimanche nous conduit à notre implication dans l’action divine. Entendons alors cette exigence en retour demandée par le Seigneur: il nous faut coopérer par une action personnelle, aussi minime soit-elle. «Donnez-leur vous-mêmes à manger» répond en effet Jésus à ses disciples, pour les forcer à chercher quelques pains et quelques poissons avant d’accomplir Lui-même le miracle.
    Tout nous est donné en surabondance. À nous de surabonder en action de grâce, en amour pour le Christ et en générosité pour nos frères.

🔆 Le Christ donne à profusion...
    C’est au cœur de ce congé d’été, où nous désirons vivre autrement, que le livre d’Isaïe nous lance une parole retentissante: «Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau…».
    La proposition qui est faite bouscule par son étonnante gratuité et par son contenu: nous n’avons rien à donner en retour! Il nous faut simplement l’accepter comme un don venant du Très-Haut qui vient étancher nos soifs.
    Ce qui nous déstabilise, c’est bien cette capacité divine à tout donner à notre humanité sans rien attendre en retour. Le Seigneur, en effet, jour après jour, en temps de repos comme en pleine activité, veut que nous nous abreuvions à la source de la vie, à la source de sa Vie. Le Christ donne à profusion, sans rien retenir pour lui, y compris lorsque la situation semble perdue. Prenons du temps pour laisser le Seigneur venir à notre rencontre, il veut nous combler de ses biens!


Jeudi le 6 août 
fête de la Transfiguration du Seigneur
Messe à 18h00 à Montolivet

26 juillet, 2026

Leon XIV - pèlerinage à Lourdes



Diocèse de Marseille propose un 
            Pèlerinage à Lourdes à l'occasion de visite du pape Leon XIV

Du 25 au 28 septembre 2026

Rejoignez Lourdes en autocar Grand Tourisme, accompagnés par les Pères Lubrano et Manzano. Vous serez logés au cœur même de la ville, à proximité des sanctuaires (Hôtel Christina-pension complète).

Au programme:
  • Messes dans les sanctuaires.
  • Découverte des lieux liés à sainte Bernadette et de l'histoire des apparitions de 1858.
  • Participation à la messe présidée par le pape Léon dans les sanctuaires de Lourdes.
  • Participation à la grande procession mariale.
Tarif: 
  • 430 € par personne (en chambre double), tout compris :
  • 350 € pour les mineurs accompagnés
Il reste encore 70 places disponibles.

Nous serons heureux de vous accueillir pour vivre ensemble ces grands moments de foi, de communion et d'espérance.
Père Nicolas Lubrano
Directeur du Service diocésain des pèlerinages
TEL: 07 69 52 82 35




24 juillet, 2026

17 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine de vacances...

🔆 Notre trésor de croyants…
    Depuis que l’homme existe, quel est le trésor, la perle précieuse qui le fait tant courir? Cette perle c’est tout simplement le bonheur! Le bonheur, tous nous le cherchons. Et ce qui est étonnant c’est que tous nous le cherchons dans des directions fort différentes.
    C’est ainsi que certains le cherchent dans la fortune, l’aisance, le confort, d’autres dans la force du pouvoir, d’autres dans la tranquillité ou le bien-être, certains le cherchent dans le travail ou la paresse, d’autre encore dans le plaisir ou chose étrange parfois même dans la souffrance.
    Il faut dire que l’Eglise n’a pas toujours été étrangère à cette façon de trouver du bonheur. N’a-t-elle pas, comme d’autres religions d’ailleurs, parfois donné au christianisme l’image d’une religion de la souffrance?
    Les plus âgés d’entre nous se souviendront combien on nous a souvent présenté la souffrance comme une condition indispensable, un passage obligé pour atteindre le salut ou le bonheur. La sainteté n’était accessible que par le sacrifice. Puisque Jésus a souffert, il nous faut souffrir aussi pour être sauvé. La souffrance disait-on est rédemptrice! C’est ainsi que s’est développée une spiritualité du sacrifice.

🔆 Le Bonheur…
    Est-ce l’enfant qui sommeille en nous qui nous rend capable d’éprouver à tout âge une joie espiègle et fugace à l’idée de trouver un trésor caché?
    Est-il une réalité, un «je ne sais quoi» qui peut prendre valeur de « trésor » dans nos vies au point de «vendre tout ce que l’on possède» pour se le procurer? Les richesses et les honneurs de la terre ne sont que cendre et poussière en comparaison de la Présence du Seigneur en notre vie. Les richesses seules ne sont jamais porteuses du bonheur parfait… La preuve: combien de jeunes comblés de tout ce qui est désirable sur terre sont tellement malheureux… se suicident… Car tout homme est assoiffé de BONHEUR et nul ne peut connaître ce BONHEUR en dehors de Dieu qui nous a fait pour LUI et pour LUI SEUL. Ce qui importe, c’est de prendre conscience de cette Présence de Dieu qui nous habite et d’en faire l’expérience dans toutes les circonstances de notre vie.
    Le conjoint, les enfants, tous ceux que nous rencontrons sont des ENVOYÉS de Dieu, des Messagers de sa paix et de son amour… de même que nous devons être pour eux des ICÔNES de l’Amour inconditionnel de Dieu pour tous les hommes…

🔆 Le Trésor…
    Trouver le Royaume, c’est trouver un Trésor – inépuisable source de bonheur; c’est être comblé! C’est donc de joie dont il s’agit... Pour la trouver, il faut chercher. Il nous faut donc être confiant, mais aussi patient et persévérant.
    Lorsque l’on trouve, il ne faut pas être «encombré». Il faut encore savoir se détacher de tout ce que l’on possède (et ce n’est pas le plus facile...) pour pouvoir se consacrer pleinement à ce Trésor qui est pour être offert aux autres.
    Le Royaume de Dieu est comme une toute petite Présence en nous; il faut prendre conscience de son existence et s’interroger: vers quel chemin désirons-nous marcher? Ne jamais oublier que plus on donne la petite Présence de Royaume, plus Elle grandit en nous et autour de nous.
    Quand la terre s’ouvre, elle peut révéler un trésor. Quand l’humain s’ouvre à Dieu, il peut épanouir un trésor et le rendre visible. Quand l’humain s’ouvre à Dieu qui comble d’Amour, il peut devenir Source pour les autres...
    Lorsque Jésus parle en paraboles, ce n’est pas pour le plaisir de raconter une histoire inventée. C’est pour dire aux foules, d’hier et d’aujourd’hui, quelque chose d’important, quelque chose qu’il a vécu et qui l’a profondément touché, marqué, au point de transfigurer sa vie. Le Royaume de Dieu est merveilleux, fascinant! Il illumine et comble l’âme de toutes ses aspirations... Lorsqu’on le découvre, nos possessions, si grandes soient-elles, ne valent plus rien. On donne tout, on laisse tout, on abandonne tout pour ce Trésor.

20 juillet, 2026

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17 juillet, 2026

16 Dimanche Ordinaire

  A méditer cette semaine de vacances...

🔔 Profitons de l’été pour cultiver la Patience en attendant la moisson…

    L’impatience est un défaut très moderne. Résultat? On ne sait plus attendre, il nous faut tout, et tout de suite. Notre époque est marquée par un désir de rentabilité et de possession immédiate. L’impatience marque trop souvent les relations humaines, et cette frénésie de résultat n’épargne pas les chrétiens.
    Avec Dieu, pas de livraison expresse ni d’abonnement premium. Il a le temps. Il a même l’éternité devant lui. Patient, au sens propre du terme, il l’est. Il a pris sur lui nos souffrances. L’exercice de la patience est sans doute le plus difficile, Dieu nous invite pourtant à une autre attitude calquée sur la sienne: être patient, c’est-à-dire savoir attendre, avec espérance le jour de la moisson. Patient, Dieu l’est dans la prière, or la prière est un exercice de patience. Voilà, une invitation pour nous, une invitation à laisser notre foi se renouveler par l’action invisible et inlassable de l’Esprit dans le cœur des hommes. A nous de porter l’espérance et de trouver la patience de voir se lever le Royaume.

🔔 Profitons de l’été pour prier avec l’Esprit: Cultiver… la patience.

    «II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut.»
    Jésus instruit ses auditeurs. II compare le Royaume des cieux à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. La terre ensemencée promet une récolte riche et abondante. Mais l’ennemi survient. II sème de l’ivraie au milieu des blés, donnant libre cours à son cœur mauvais. Que faire désormais? Faut-il retirer l’ivraie? Nous exprimons parfois notre lassitude devant le spectacle de ce monde qui ne tourne pas rond: pourquoi tant de souffrances? Pourquoi Dieu tolère-t-il l’injustice? Pourquoi ne met-il pas un terme à la violence? II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut. Implorons la patience de Dieu à notre égard, témoignons d’une patience identique à l’égard de nos frères.
    La patience est sans aucun doute la vertu première de l’amour. Les parents, comme tous ceux qui aiment… en savent quelque chose!

🔔 Profitons de l’été pour comprendre les paraboles.

Définition:
    L’ivraie (vivace ou raygrass) est une plante de la famille des Graminées qui ressemble beaucoup au blé dans les premiers stades de sa croissance. Mais son grain peut être amer et, mélangé au blé, il peut causer des malaises graves, des ivresses et même des empoisonnements. Ce n’est qu’au moment de la moisson que l’on distingue le mieux les deux plantes: le blé courbe son épi lourd alors que l’ivraie garde son épi érigé bien droit. C’était l’une des plaies des cultivateurs du Moyen-Orient car les racines des deux plantes sont généralement imbriquées de façon inextricable l’une dans l’autre. Il est donc quasiment impossible de séparer le bon grain de l’ivraie.

    L’homme qui a semé du bon grain (belle semence) dans son champ désigne comme l’ennemi celui qui a semé de l’ivraie. Dans le texte en grec, l’ivraie se dit «zizanion» (zizanie, discorde). Les grains de la discorde se mêlent à la belle semence. Il faudra la croissance des deux semences pour que devienne visible quelque chose d’important…. Sinon, en enlevant « la zizanie », vous risquez d’arracher le blé en même temps.