30 octobre, 2026

La Toussaint

🕀  Saints connus, saints inconnus
    Le discours des Béatitudes est l’un des plus représentatifs non seulement de l’enseignement de Jésus, mais aussi de ce qu’ a été sa vie. Jésus a bel et bien été pauvre de cœur, doux, affamé et assoiffé de justice, miséricordieux. Il a aussi pleuré et il a été persécuté, insulté, accusé à tort. Jésus ne parle pas ici d’une voie facile: il y a un prix à payer pour ce bonheur, qui est celui de la compassion, de la justice et de la miséricorde. Ce discours a inspiré, à travers les siècles, une foule immense de témoins - hommes et femmes, qui en ont vécu les exigences et récolté les fruits. En communion avec le Christ et avec tous les saints, il nous appartient maintenant à tous et à toutes, de faire de cette page d’évangile la source de notre bonheur.

🕀 Tous appelés à la sainteté.
    Cet Évangile est celui de la joie: «Heureux… Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse…» La raison de cette joie, c’est le Royaume des cieux «...car le Royaume des cieux est à eux», dit Jésus, après la première et la dernière Béatitudes.
    Si nous demandons: Qu’est-ce que le Royaume des cieux?, les autres Béatitudes nous diront que c’est Dieu lui-même. Oui, Dieu lui-même, à l’action dans la vie des hommes, quand il réconforte les affligés, comble l’espérance des affamés de justice, pardonne à ceux qui ouvrent leur cœur à la misère de leurs frères, se laisse trouver par ceux qui cherchent d’un cœur sincère, et reconnaît pour ses fils les bâtisseurs de la paix. Mais pour faire cette expérience de l’action de Dieu dans sa vie, il faut se compromettre pour la non-violence, pour la justice et la bonté, pour la paix et pour la pureté de ses intentions. Il faut avoir affronté les insultes et les moqueries, avoir risqué la persécution et la calomnie. Le Christ reconnaît pour siens tous ceux-là qui se seront ainsi compromis «à cause de moi» dit-il. Ce sont ceux-là que nous fêtons aujourd’hui; les appels du Christ, de l’Eglise, de nos frères, trouvent-ils en nous une âme disponible, une âme de pauvre?

🕀 «Les Béatitudes»
    Faut-il vraiment, pour être heureux, recevoir des injures, être persécutés? Nous avons quelqu’envie de nous rebeller contre ce Dieu qui nous entraîne à sa suite sur un chemin quelquefois semé d’herbe tendre.
  • «Heureux les pauvres de cœur»: ce sont les gens qui se tournent en toute simplicité vers Dieu dont ils attendent tout. Et la réponse est là : le royaume des cieux est à eux.
  • «Heureux les doux: ils auront la terre en partage». Dans notre monde de violence, où l’actualité nous offre chaque jour son lot d’attentats, de meurtres, voire de suicides, saurons-nous discerner ces «doux» capables de remplir la terre?
  • «Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés». Peut-on prononcer sans frémir de telles paroles devant une famille endeuillée?
  • «Heureux ceux qui ont faim et soif de justice: ils seront rassasiés». Comment comprendre le mot «rassasiés»?
  • «Heureux les miséricordieux: il leur sera fait miséricorde». Miséricordieux : voici un terme inusité de nos jours, où l’on parle plus volontiers de pardon.
  • «Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu». La promesse est merveilleuse, mais la condition difficile. Notre pauvre humanité compte-t-elle des cœurs purs, vraiment purs? On les trouve parmi les saints et les saintes que nos frères catholiques célèbrent aujourd’hui, jour de la Toussaint. Mais nous sommes tous appelés à la sainteté.
  • «Heureux ceux qui font œuvre de paix: ils seront appelés fils de Dieu». Faire œuvre de paix est un programme ambitieux. Parviennent-ils toujours à leurs fins?
  • «Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le royaume des cieux est à eux». Ils sont confrontés aux rudesses du monde, à l’injustice, aux insultes. C’est le royaume des cieux promis à ceux qui aiment Dieu.

Heureux... Heureux qui veille avec un cœur de pauvre, l’Amour de Dieu est son royaume;
Heureux qui jamais ne montre le poing, la fleur de Dieu croît en ses mains;
Heureux qui par amour a de la peine, le sang de Dieu coule en ses veines;
Heureux qui pour la justice a souffert, le cœur de Dieu lui est offert;
Heureux qui ne cesse de pardonner, la joie de Dieu est son secret;
Heureux qui voit tout d’un regard d’enfant, les traits de Dieu lui sont présents;
Heureux qui pour la paix donne sa vie, les bras de Dieu lui sont promis;
Heureux qui pour moi risquera sa tête, le chant de Dieu lui fera fête.
Alain LERBRET d’après Matthieu 5,1-12 évangile de la Toussaint

1 novembre (DIMANCHE) - solennité de la Toussaint
Messes:
      • 10h00 - en français
      • 11h30 - en polonais
2 novembre (LUNDI) - commémoration de tous les défunts croyants

MESSE de souvenir
le jour de la commémoration de nos chers défunts
nous allons célébrer à 18h00 à Montolivet


Bonne et Sainte Fête de la Toussaint à tous !!!


23 octobre, 2026

30 Dimanche Ordinaire

  A réfléchir cette semaine...

🔆 «Tu aimeras…»
    Encore une fois, on pose une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, dans la loi, quel est le grand commandement?»
    Tout le monde aurait su répondre, et les Pharisiens mieux que quiconque. Quel est le plus grand commandement? C'est tout simple, il y en a un seul ou plutôt deux qui n'en font qu'un: le premier, aimer Dieu qui nous enjoint d'aimer notre prochain, le deuxième, aimer notre prochain, ce qui est la meilleure manière d'aimer Dieu concrètement. «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit», c'est dans le Livre du Deutéronome (Dt 6), cela fait partie de la profession de foi juive, le Shema Israël. «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», c'est dans le livre du Lévitique (Lv 19,18). Ils ne sont pas dans le même livre, mais, depuis des siècles, on avait fait le lien entre l'amour de Dieu et l'amour des frères. Ce n'est donc pas une invention de Jésus. Pourquoi la question des Pharisiens et cette réponse de Jésus sont-elles présentées par Matthieu comme un épisode important de la polémique entre Jésus et les Pharisiens? Parce que, une fois encore, Jésus a mis le doigt sur la faille: sur la tentation de parler indéfiniment sur les commandements en oubliant qu'il s'agit d'abord d'aimer.

🔆 Pour comprendre un peu plus…
    Voici, pour des nombres et des chiffres: 10, 365, 245, 9 et 2; et en ce qui concerne les lettres, veuillez trouver l’anagramme de Marie. Donnons d’abord sens à tous ces nombres et ces chiffres. 10 pour les dix commandements évidemment. 365, non pas pour les jours d’une année civile mais pour les 365 interdits recensés dans l’Ancien Testament. 245, toujours dans l’Ancien Testament, représente les 245 prescriptions auxquelles il y a lieu d’obéir. 9 pour les béatitudes qui nous font découvrir que dans le Christ nous quittons le champ de la loi pour entrer dans celui du bonheur et enfin, le chiffre deux pour les deux commandements d’amour de Jésus. Il y a donc dans l’Ancien Testament 620 lois et interdits et seulement deux dans le Nouveau. Mais ces deux-là accomplissent les 620 anciens. Quant aux lettres, Marie est, entre autres, l’anagramme d’aimer, à l’image des lois du Christ.
    Toute la loi et les prophètes se résument ainsi en deux commandements. Et il est important de souligner que les prophètes ont passé beaucoup de leur temps à dénoncer les excès et les abus de pouvoir de certaines lois. Par ces deux commandements, nous entrons donc dans une nouvelle ère, celle de l’amour de Dieu et de son prochain.

🔆 La loi… l’amour…
    Dire que l'on aime Dieu et ne pas aimer son prochain, c'est mentir à Dieu... Car aimer Dieu, c'est aimer le Tout Amour, avoir envie qu'Il grandisse sur la terre, avoir envie que Son Royaume inonde les humains... Et nous-mêmes sommes humains... Aimer Dieu, c'est avoir envie que Son Amour nous inonde afin que toute sa Générosité se propage. Aimer Dieu, c'est devenir amour pour les autres, pour tous ceux qui passent dans nos vies...
    Aimer son prochain et oublier Dieu, est-ce possible? Sans doute un peu... Certains aiment et ne croient pas en Dieu... Mais, c'est sûrement se limiter à quelques amours et fermer les yeux sur ceux que l'on n'a pas envie d'approcher. Avec Dieu, on peut aller plus loin, parce qu'il nous aide à nous dépasser dans l'Amour.
    Aimer son prochain c’est aimer les autres et vouloir les aider, être à leur écoute afin de répondre au mieux à leurs besoins; partager leurs joies et leurs peines; offrir aux autres son sourire, sa bonne humeur, son temps, son argent…
    Être au service des autres.
    Être amené à supporter l’autre.
    Mais, ce n’est pas toujours facile d’aimer ceux qui nous ont fait mal. Cependant, avec la grâce de Dieu et avec le temps, on peut pardonner et aimer son prochain comme Jésus nous l’a demandé.

16 octobre, 2026

29 Dimanche Ordinaire

🔆 Rendre à Dieu ce qui revient à Dieu.
    Politique et religion: le débat est vieux comme le monde des hommes. Voici, à plus de cinq siècles d’intervalle, deux éclairages significatifs. 
    Dans la première lecture, un prophète contemporain de l’exil affirme que des chefs politiques peuvent devenir, à leur insu, des instruments providentiels entre les mains de Dieu unique. Dans l’évangile de Matthieu, Jésus renvoie dos à dos les pharisiens et les hérodiens qui lui demandent s’il est permis, oui ou non, de payer l’impôt à César. La réponse de Jésus signifie en réalité: «Cessez de faire de la Palestine une affaire politico-religieuse!» Le citoyen pourrait alors verser le tribut à l’empereur sans vendre son âme. Nous n’avons pas à choisir entre politique et religion; nous devons éviter de les mêler.
    Jésus nous appelle donc à vivre notre vie, y compris notre vie politique, dans la fidélité aux inspirations et à l’esprit de l’évangile. Oui.

🔆 Dieu et César.
    Dans notre société déchristianisée, on continue pourtant à entendre cette phrase lancée autrefois par le Christ avec tant d’autorité aux pharisiens qui cherchaient à le prendre en défaut: «Rendez à César ce qui est à César…» (évangile). Il est vrai que la seconde partie de la phrase reste souvent non dite: trop évidente peut-être, à moins qu’au contraire le nom de Dieu ne soit devenu trop difficile à prononcer sous nos latitudes. Quoi qu’il en soit, Jésus se présente ici avec force comme celui qui fait la part entre Dieu et César, entre le spirituel et le temporel, sans confusion ni antagonisme, posant là le principe et le fondement de la laïcité sur laquelle vivent nos sociétés démocratiques. Mais comment faire confiance à «César» pour gérer les forces de vie et de mort à l’œuvre dans nos sociétés humaines, et assurer les fondations de la justice? Où trouver le pouvoir de Dieu sur cette terre de misère et de guerre?

🔆 Donner sa vie pour le monde
    Unie à Jésus Eucharistie, la communauté chrétienne peut et doit faire ce que Jésus a fait: donner sa vie pour le monde. Grâce à l’eucharistie, la vie de l’Église, devient la vie de Jésus, une vie capable de donner l’amour, de donner la vie de Dieu aux autres, capable de sauver, puisque c’est la vie même de Jésus qui se communique à la communauté et à chacun de ses membres.
Chiara LUBICH

09 octobre, 2026

28 Dimanche Ordinaire

 A réfléchir cette semaine...

🔆 Être prêt pour la fête…
    C’est le thème du festin qui rapproche la première lecture et l’évangile de ce dimanche. Selon le livre d’Isaïe, Dieu offrira sur la montagne de Sion un banquet plantureux à tous les peuples, en signe d’universelle réconciliation. La parabole évangélique parle, elle aussi, d’un grand repas: celui qu’un roi donne pour les noces de son fils. Mais les invités se récusent et maltraitent les émissaires du roi. L’invitation s’adresse alors au tout-venant rencontré dans les rues et sur les places. Seul est requis le vêtement de noce, qui symbolise la conversion du cœur.
    Nous autres chrétiens, restons-nous frileusement calfeutrés dans nos églises, ou bien ouvrons-nous la porte à ceux du dehors, appelés tout comme nous? Savons-nous accueillir le tout-venant?

🔆 Tous invités au festin du Royaume.
    Ce n’est plus de vigne dont il est question comme pendant ces trois derniers dimanches, mais d’un banquet qu’un roi a organisé pour son fils. La table est prisée par Dieu depuis ses premiers contacts avec Abraham, et avec la Sagesse et sa table si bien garnie. Jésus aime être invité. Il l’est chez Zachée, chez les publicains, à Emmaüs. Depuis lors, et jusqu’à aujourd’hui. Il invite ses amis à la Table de la Parole et à son repas eucharistique, dans compter les invitations faites à chacun: ″Viens, suis-moi″. Mais comme dimanche dernier cela ne se passe pas toujours très bien. Les invités ne répondent pas positivement à la demande du maître et vont jusqu’à éliminer les serviteurs. Ce récit nous présente l’histoire du salut des chrétiens où les prophètes ont été maltraités, et où les disciples de Jésus sont persécutés. Ici, les invités sont remplacés par tout ceux que les serviteurs peuvent trouver à la croisée des chemins. Cette parabole insiste sur l’ouverture à tous, les juifs et païens, cela ne veut pas dire qu’il n’y ait aucune exigence à respecter de leur part. A chacun d’entre nous de répondre à l’invitation qui nous est faite en participant à l’eucharistie dominicale, mais en pratiquant chaque jour une charité effective à l’exemple des Philippiens à l’égard de Paul.

02 octobre, 2026

Décès du père Wojtek

 Le père Wojtek WOJCIK (Polonais) est décédé à l'âge de 77 ans le 1 OCT 2026

Ses obsèques auront lieu Mardi le 6 octobre 2026

Recueillement pour l'adieu au visage: Funerarium Municipal Saint Pierre à Marseille (380 rue Saint Pierre) à 13h30. Fermeture du cercueil et départ de Funerarium à 14h00.

Célébration: l'église Saint Jean Baptiste de Marseille (2 rue d'Eylau, 13006) à 14h30

Inhumation de l'urne: Mercredi 7 OCT à 15h00 au Cimetière Saint Pierre de Marseille


01 octobre, 2026

27 Dimanche Ordinaire

 A réfléchir cette semaine...

🔆 La vigne du Seigneur
    Le vigneron sait sélectionner ses plants. Avec patience et persévérance, il s'occupe de chaque cep comme s'il était unique jusqu'à ce que toute sa vigne soit apte à porter du fruit. Au temps de la vendange, il tient sa récompense et sait que le vin sera bon.
    On peut imaginer son désespoir si, par impossible, le grand cru attendu n'était qu'une piquette.
    L'attention permanente du vigneron est souvent employée comme image, dans la Bible, pour dire l'amour de Dieu pour son peuple. Dieu veille sur son peuple et chacun de ses membres. Comme le vigneron, il en attend des fruits de conversion et de justice. Or le vin qu'il en tire n'est pas à la hauteur de ses espoirs.
    Tout au long de son histoire, le peuple a reçu des ouvriers – les prophètes – et jusqu'au Fils de Dieu et, il les a rejetés. Le Fils, mort et ressuscité, deviendra la pierre angulaire d'une autre construction, le premier-né d'un autre peuple, le premier cep d'une vigne féconde.
    Tous les peuples de la terre sont appelés à constituer la vigne du Seigneur de l'univers, qui veille sur elle avec tendresse.

🔆 La vigne ou le monde?
    Quand l’Écriture évoque la vigne, nos pensées vont immédiatement vers les raisins, les fruits de la vigne, et nous imaginons tout de suite le jus qui sort du pressoir et le vin qu’il va devenir… Mais quand nous entendons la parole de Dieu, la pensée ne se dirige pas immédiatement vers les fruits qu’elle porte. Et pourtant! Tant de gestes d’amour et de réconciliation, tant de témoignages et d’annonces de la Bonne Nouvelle sont les fruits immédiats de l’écoute attentive de la Parole, et de sa mise en œuvre par chacun d’entre nous. En même temps, les résistances sont partout, en nous et autour de nous. Parfois même, la vigne est comme menacée. La Parole risque de ne pas être entendue pour ce qu’elle est vraiment: parole de Dieu et rien de moins. Elle nous révèle Jésus Christ, lui-même objet de résistance voire de violence. Elle nous interpelle nous-mêmes sur la manière dont nous la recevons. C’est nous qui produirons les fruits que le monde attend. La vigne n’a plus les limites des clôtures, la vigne est le monde dans lequel nous contribuons à donner la vie, en particulier à ceux qui en ont le plus besoin. Et cela dans un esprit d’action de grâce et de demande : la prière est comme les racines des vignes, nous pouvons y puiser la grâce pour expérimenter cette vie de foi.

🔆 Méditation: sur le Rosaire…
    Notre Dame du Rosaire.
    Dans notre monde qui se méfie des répétitions et des automatismes, les chrétiens utilisent moins la prière du chapelet. Il est peut-être bon de se souvenir qu’il est fait de fort belles prières: le «Notre Père», le «je vous Salue Marie» (une contemplation évangélique, plus une supplication), et d’une louange trinitaire.
    Pour ceux qui les auraient oubliés, rappelons les mystères évangéliques que nous propose le Rosaire:
    • Mystères joyeux: Annonciation, Visitation, la Nativité, Présentation de Jésus au Temple, Pèlerinage de Jésus au Temple.
    • Mystères douloureux: Agonie, Flagellation, Couronnement d’épines, Portement de Croix, Mort de Jésus sur la croix.
    • Mystères glorieux: Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de Marie au ciel.
    • Mystères lumineux: Baptême de Jésus, les noces à Cana, l’annonce du Royaume, la Transfiguration, l’institution de l’Eucharistie
    Le pape lors de son voyage apostolique nous demande de prier le Rosaire le chapelet tout au long de ce mois d’octobre.
    Propositions: pendant ce mois d’octobre tous les samedis à 8h30 à Montolivet et à 18h00 à l’Immaculée Conception – suivi de la Messe.