19 juin, 2026

12 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🕀 Ne craignez pas
    A première vue, nous pourrions penser que la première lecture et l’évangile de ce dimanche ne nous concernent guère. Et pourtant, ce «Ne craignez pas», n'est pas une simple invitation à la confiance totale, au moment des épreuves de nos vies que sont la souffrance, la maladie, la mort . C'est beaucoup plus que cela.
    Dans nos sociétés, nous sommes peu persécutés pour notre foi (officiellement). N’oublions pourtant pas ces millions de chrétiens qui, dans d’autres régions du monde, doivent sans cesse lutter pour leur foi, et paient souvent de leur vie leur attachement au Christ. Alors comment recevoir les paroles de Jésus?
    Nous savons, depuis la mort et la résurrection du Christ, que nous ne sommes pas seuls dans l’épreuve - Dieu nous y accompagne. Ne pas craindre, c’est donc poser un acte de foi et de confiance en Dieu vainqueur du mal et de la mort. Notre confiance en Lui, à l’image du Christ en croix, se manifeste alors dans tous les événements de nos vies, particulièrement dans les événements douloureux.
    En s’en remettant avec confiance au Seigneur, Jérémie sort de la peur pour entrer dans la foi (première lecture). Voilà la démarche à laquelle nous sommes conviés, à la suite de Jésus. Démarche difficile qui exige de croire en l’amour infini de Dieu, seul capable de vaincre la peur puisque le Christ a vaincu la mort.

🕀 La force que Dieu donne
    La vie d’un prophète n’est pas un long fleuve tranquille. Jérémie en fait l’amère expérience, alors qu’il reçoit l’inconfortable mission d’annoncer la ruine du royaume de Juda, menacé par le puissant empire babylonien (première lecture). Bien sûr, ni le peuple ni les dirigeants ne veulent écouter ce sinistre défaitiste. Jérémie se sent très seul pour affronter l’hostilité, mais il fait aussi l’expérience que Dieu est son appui et son secours. «Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable».
    De même, dans l’Evangile, Jésus invite ses disciples à la confiance. Certes, ils seront, comme leur maître, en butte à des difficultés, voire à la persécution, mais le Père veille sur eux, comme il prend soin des oiseaux du ciel. «Soyez donc sans crainte: vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux».
    Le Fils de Dieu se montre solidaire de ses disciples, comme il l’est de toute l’humanité. Depuis le premier homme, le monde est le champ de bataille du péché et de la mort, qui en est la conséquence (deuxième lecture). Il fallait donc un homme pour répandre la grâce de Dieu.
    Nous en rendons grâce en participant à l’Eucharistie, où nous recevons la force et la paix qui viennent de Dieu pour avoir part à la victoire du Christ notre Seigneur.

🕀 Dépasser nos craintes….
    Combien de fois n’ai-je pas entendu des enfants, quand ils étaient tout petits, dire à leur maman: «J’ai peur!»
    Porter la Parole du Seigneur a toujours été une grande et belle mission. Mais nous savons tous qu’elle comporte son lot de difficultés et de souffrances. La liturgie de ce jour nous a fait entendre les lamentations du prophète Jérémie: «J’entends les calomnies de la foule… Dénoncez-le!» Il lui en coûte de proclamer la parole que Dieu a mise dans sa bouche. Sa foi est une mise à l’épreuve. Mais il se tourne vers le Seigneur pour qu’il prenne sa défense. Dieu lui a promis d’être avec lui pour le délivrer de ses persécuteurs. Jusque dans l’adversité Dieu reste proche de nous.
    Alors oui, nous ne devons pas craindre; c’est ce que Jésus nous rappelle en ce dimanche. À la suite du prophète Jérémie, de l’apôtre Paul et de bien d’autres, nous sommes envoyés pour porter la Parole de Dieu. Notre mission est de révéler Celui qui a «les Paroles de la Vie éternelle». Cette mission ne va pas sans de nombreuses difficultés.
    Les chrétiens sont chaque jour affrontés à l’incroyance, l’indifférence, la dérision… On les accuse de propager une «idéologie obscurantiste». Mais le Seigneur nous rassure: «Ne craignez pas… Je suis avec vous.»

13 juin, 2026

11 Dimanche Ordinaire

A méditer cette semaine...

🔔 Quelques petites phrases des textes de ce dimanche sont précieuses. La première: «Jésus appela les Douze et leur donna le pouvoir de…» Le mot «pouvoir» n’est pas à comprendre ici dans un sens juridique, politique ou magique. Aucune hiérarchie ni administration n’existent encore! Aucun «pouvoir sacré» non plus, tel qu’il a été nommé pour des ordinations des prêtres dans le rituel d’avant Vatican. Une expression qui a été changée. Elle peut en effet faire l’objet d’une dangereuse ambiguïté, si on la comprend dans le contexte de cultures féodales où les détenteurs de ce pouvoir étaient considérés comme investis d’un droit divin.
    Chaque baptisé et chaque ministre doivent se souvenir constamment que leur personne, leur foi, sont les fruits d’un don gracieux de Dieu. Par elle-même l’Église n’est rien. Tout lui vient de Dieu par pure bonté de sa part, par pure grâce aussi puisqu’il est lui-même le Père de toute grâce. Qu’a-t-elle donc à faire d’autre qu’être le signe du salut accompli par son maître et Seigneur?

🔔 L’amour de Dieu pour son peuple…
    Tu ne m’aimes pas, Seigneur, parce que je suis bon, généreux, pur, puisque tu m’aimes quand je suis mauvais, égoïste, impur. Tu ne m’aimes pas parce que ma vie est honnête, remplie de bonnes actions, ou parce que je me suis compromis pour la paix et la justice, puisque tu m’aimes encore quand je suis malhonnête, mesquin, injuste, ou replié sur moi. Tu ne m’aimes pas parce que je prie régulièrement, parce que je te suis reconnaissant de ton amour, puisque tu m’aimes quand je boude la prière, quand je suis ingrat et sans délicatesse pour toi.
    Alors, pourquoi m’aimes-tu? – Tu m’aimes gratuitement, tu m’aimes pour moi-même, tu m’aimes parce que tu es l’Amour, qui aime sans se rechercher lui-même dans l’être aimé. Tu m’aimes, Seigneur, et à cause de tant d’amour, j’ai envie d’être comme toi, grâce à toi, bon, généreux, pur, dévoué à la cause de la justice et de la paix. J’ai envie de bondir de reconnaissance. Malgré mes misères et mon péché, j’ai tant de prix à tes yeux que même mes chutes et mes échecs ne m’arracheront jamais cette certitude: le cœur du Christ me porte toute sa tendresse, et ce cœur, c’est celui de Dieu!

🔔 La mission
    UN FLOT INCESSANT d’informations nous donne en spectacle la souffrance et le désarroi de milliards d’hommes.
    Voilà la motivation pour envoyer ses disciples auprès des gens. Matthieu nous donne l’image de brebis sans berger. Quel est le lien avec des gens «accablés» et «abattus»? Les brebis sans bergers sont des brebis dont on ne prend pas soin, dont on ne panse pas les plaies.
    Ému jusqu’aux entrailles devant la misère humaine, Jésus prend la décision d’envoyer des bergers qui prendront soin des gens. Pourquoi manque-t-il d’ouvriers?
    C’est important car trop souvent, nous avons tendance à nous lamenter sur la dureté de notre époque et sur l’avenir incertain. Nous avons besoin de retrouver un regard optimiste et généreux. C’est par la prière que nous apprenons à aimer comme le Père aime. C’est Jésus qui nous le demande: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (autant que je vous ai aimés). Nous apprenons à aimer le monde à la manière de Dieu, aimer l’Église malgré ses faiblesses.
    N’est-il pas temps de retrouver notre mission originelle?

🔔 Prière
La moisson est abondante, Seigneur, et les ouvriers sont peu nombreux.
Nous te prions instamment, toi, notre Dieu et Père,
d’envoyer des ouvriers dans ta moisson.
Donne-leur la fougue et la fidélité de Moïse.
Marque-les, comme les Apôtres, du sceau de l’Esprit Saint.
Suscite parmi nous des disciples convaincus de ton Fils Jésus,
témoins de la bonne nouvelle de notre libération,
signes vivants de ton amour de Père.

05 juin, 2026

Corpus Christi

A méditer cette semaine...

🔔 Le pain vivant offert par le Christ.
    La fête du corps et du sang de Jésus! Autrefois on l’appelait la fête du Saint-Sacrement. Voilà un vocabulaire un peu étrange qui n’est utilisé qu’en religion. Mais qu’est-ce qu’un sacrement? Même si nous avons eu des cours de religion – la catéchèse, nous serions probablement embarrassés de répondre.
    Le mot «sacrement» signifie «mystère». Or en langue française, un mystère c’est quelque chose de caché que l’on ne peut connaître. Mais, pour les grecs, le «mystère», le «sacrement» avait une signification différente. Le mystère est ce que l’on peut connaître d’une réalité inaccessible.
    Le sacrement du pain et du vin n’est pas le sacrement d’une heure par semaine à l’église, c’est un sacrement perpétuel: il est l’amour de Dieu et l’amour de mes frères et sœurs vécu tout au long de la semaine et célébré par un signe que nous appelons l’Eucharistie. Autrement dit, toute notre vie devient eucharistie. C’est nous qui devenons ce que nous recevons: le corps et le sang du Christ, lorsqu’à notre tour nous nous donnons en nourriture dans le service des autres.
    Par toute notre manière de vivre, nous devenons corps et sang de Jésus dans le monde aujourd’hui; notre vie devient ainsi sacramentelle, elle est le lieu de la présence de Dieu.

🔔 Le Saint Sacrement…
    Nous faisons aujourd’hui la fête… de ce que nous fêtons chaque dimanche: le don de Jésus, à nous les humains, et sa présence à jamais dans notre humanité. Et cette Fête-Dieu, peut nous toucher au cœur, sous de nombreux aspects…
    Maurice Bellet, un prêtre philosophe, parle à propos de l’eucharistie de “La chose la plus étrange”. Nous chantons chaque dimanche: “Il est grand le mystère de la foi”. Essayons aujourd’hui de nous approcher un peu du cœur de ce mystère. Disons tout de suite que nous risquons de nous y brûler!
    Recevons le corps du Seigneur pour repousser les frontières de nos petits univers! Recevons notre pain quotidien pour continuer le chemin, car nous ne pouvons pas plus stocker le pain que nous arrêter en chemin!
    En acceptant sur notre main, sur notre langue un morceau du pain de vie, nous ne faisons que laisser à Dieu ressusciter en nous le goût de l’éternité, déposé au fond de nos âmes depuis toujours et pour toujours.

🔔 Le signe du pain et du vin
    Au cœur de la messe, le prêtre prend du pain et du vin, il remercie Dieu; il partage le pain et le donne. Le pain, c’est ce qui nourrit, ce qui permet de vivre, de grandir, de s’épanouir...
    Pour avoir du pain, il faut le travail de nombreuses personnes et Le Don de Dieu: la pluie, le soleil, la terre...
    Le pain dit la vie, la vie venant du travail de l’homme et du Don de Dieu. Le vin réjouit le cœur de l’homme. Comme le pain, il est fruit du travail des hommes et du Don de Dieu. Le vin dit la fête, la joie, la rencontre...
    Le pain et le vin disent le manque à combler pour vivre, pour vivre dans la joie...

    La parole: Au cours de la messe, le prêtre prononce ces paroles: « Prenez et mangez, ceci est mon corps; prenez et buvez, ceci est mon sang. »
    Ces paroles, ce sont celles que Jésus a prononcées au cours de son dernier repas. Ce soir-là, Jésus a comparé son corps au pain et son sang (sa vie offerte) au vin. Le pain et le vin nourrissent et réjouissent le cœur de l’homme...
    Jésus offre sa vie, il la donne pleinement pour nourrir, pour combler, pour ouvrir ses amis au bonheur d’une Rencontre toute d’Amour.

    Le symbole: Le Trésor de Dieu est Infini, Inépuisable, Magnifique, Époustouflant! Il comble l’homme... Il le déborde... Jésus désire ardemment partager ce Trésor autour de lui, le partager dans toutes les directions, vers toutes les « terres ». Et pour cela, il se donne... Entièrement! Pleinement!


04 juin, 2026

Kermesse


Paroisse de l'Immaculée Conception vous invite à la KERMESSE
samedi 6 JUIN de 15h00 à 20h00
dimanche 7 JUIN de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h30

  • Divers jeux (pêche canards, massacre, anneaux), lingerie, plantes, vente boissons & gâteaux.
  • Venez passer un moment convivial et de détente sur le parvis par beau temps ou à l'interieur de l'église par temps pluvieux.
  • Divers lots à gagner (entrée MagicParcLand, ZOO de la Barben & Zoopark, Kiddy Parc, Théâtre, acrobranche, bois des Lutins et aussi lots des Commerçants du Petit Bosquet)

A la fin de la première journée - Messe à 18h30




29 mai, 2026

Dimanche de la Sainte Trinité

A méditer cette semaine...

🔔 Qui est Dieu?
    À cette question, une seule réponse: Dieu est amour. Tel est le cœur même de tout l’enseignement de l’Apôtre Jean, que ce soit dans son évangile ou dans les lettres qui lui sont attribuées. Dieu manifeste son amour en donnant aux hommes son Fils (évangile) et en respectant totalement leur liberté. La proposition de la foi est l’expression la plus aboutie de cette liberté: la foi est adhésion par amour au Dieu qui se révèle comme l’amour même.
    La fête de la Sainte Trinité nous invite à nous émerveiller d’être conviés à entrer dans l’intimité du Père, du Fils et du Saint Esprit. Dieu est amour, il porte en lui-même l’altérité qui est la condition de l’amour. Le Père engendre le Fils, le Fils se reconnaît issu du Père et l’Esprit qui leur est commun est la manifestation de cet amour si parfaitement mutuel.

🔔 Découvrir Dieu, Père, Fils et Esprit
    La liturgie nous invite toujours à poser des gestes simples, gestes pourtant lourds de sens et porteurs d’une dimension du mystère célébré : ainsi le signe de croix qui ouvre toute prière personnelle ou communautaire. En posant ce geste, fréquent et habituel, le chrétien affirme sa foi en un Dieu, Père, Fils et Esprit, en un Dieu, mystère qui se donne à chercher et communion d’amour qui se donne à vivre.
    Les textes de ce dimanche nous font parcourir les étapes de la révélation de ce mystère. Prodigieux mystère d’un amour infini et vivant entre le Père, le Fils et l’Esprit, mais aussi celui d’un amour qui naît de la diversité. Car chaque personne de la Trinité ne renonce pas à son identité propre: le Père est la source de tout ce qui vit, le Fils nous révèle le Père, l’Esprit fait de nous des enfants libres et responsables. C’est cette communion dans un même amour qui dit, mieux que toutes les spéculations, ce qu’est la Trinité.

🔔 Pour prier
    En faisant le signe de la Croix, le premier geste est un geste qui monte!
    Le signe de Croix ne commence pas lorsque la main touche le front. Il commence quand monte la main. AU NOM DU PERE… Si nous prolongions le geste, il irait jusqu’au ciel! Mais le geste s’arrête au front que nous touchons. Le front, signe et siège de l’intelligence. CONNAÎTRE DIEU!
    Le second geste est un geste de la main qui descend. AU NOM DU FILS… Si nous prolongions ce geste, il irait jusqu’à la terre. Mais le geste s’arrête au centre vital que nous touchons. Il symbolise le cœur de l’homme. AIMER DIEU!
    Le troisième geste est un geste horizontal. AU NOM DU SAINT ESPRIT. Si nous prolongions ce geste, il irait d’une extrémité de l’horizon à l’autre extrémité. Mais le geste va toucher l’une et l’autre épaule. SERVIR DIEU EN SERVANT NOS FRÈRES!