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18 septembre, 2026

25 Dimanche Ordinaire

A méditer ce dimanche de la rentrée...

🔆 Plus grand que notre cœur
    Comme toute PARABOLE, celle de ce dimanche a pour but de nous faire prendre position. À nous de choisir! Soit de camper sur nos positions qui, spontanément, rejoignent souvent celle des ouvriers de la première heure, soit de nous ouvrir aux mœurs de ce Dieu «dont les pensées et les voies ne sont pas les nôtres» (Is 55,8).
    Si nous partageons l'étonnement des premiers ouvriers, c'est que nous oublions qu'il s'agit d'une parabole. On ne doit pas la prendre au pied de la lettre, mais découvrir son sens orienté vers la découverte du Royaume des cieux et de ses mystères. À aucun moment ici, il n'est question de justice sociale ni de «salaire minimum garanti»!
    II s'agit du maître d'un domaine qui se soucie de faire produire son bien le plus précieux, sa vigne ; or dans le langage biblique, la vigne c'est le bien très aimé, dont on prend soin avec une attention particulière.

🔆 Moi je suis bon…
    Des textes renversants et pourtant nous devrions nous y attendre! C’est vrai, nous sommes tellement habitués à une justice distributive. Il n’est tout de même pas normal que celui qui n’a travaillé qu’une heure gagne autant que celui qui a trimé depuis l’aurore. Comme le dit le dicton : tout travail mérite salaire. Mais voilà, il faudrait aussi dire tout salaire doit permettre à chacun de vivre. C’est cela le souci de Dieu, de distribuer son amour à tous pour que chacun, quels que soient sa situation et son temps de travail, puisse vivre honnêtement, lui et ceux dont il a la charge.
    Il faut choisir votre type de justice: celle de Dieu ne comptabilise pas, ne compare pas. Elle donne et livre gratuitement à la manière du Christ qui a donné sans compter et qui demande à chacun de vivre la justice à sa manière.
    Le jour où l’Evangile ne te surprendra plus, méfie-toi, tu risques de croire que ce que tu crois c’est ce qu’il te faut croire. En ce cas Dieu ne peut plus te surprendre

🔆 Pensée:
    Le salaire que donne Dieu n'est pas celui que reçoivent les hommes lorsqu'ils travaillent... Dieu donne toute sa JOIE, toute sa TENDRESSE, toute sa PAIX, tout son AMOUR...
    Pour devenir petite image de Dieu, il faut accueillir ces dons de Dieu et les éparpiller autour de nous. Dieu «serre dans ses bras» de la même façon, celui qui arrive à lui au dernier moment et celui qui travaille pour lui depuis bien longtemps déjà... Un peu comme un papa et une maman qui aiment aussi fort l'enfant qui vit près d'eux tout au long du jour et celui qui ne passe que le soir.

🔆 Méditation:
Les quatre gestes de communion…
    Après la prière eucharistique, vient le moment de mettre en œuvre le chemin que cette dernière a fait parcourir au peuple rassemblé pour qu’il puisse communier et fasse communion.
    D’autre signes sont posés par l’assemblée pour exprimer l’alliance de Dieu avec elle, quatre signes distinctifs et pourtant complémentaires :
  • Le Notre Père : Dieu nous reconnaît en Jésus vivant, mort et ressuscité, comme ses fils et nous appelle à vivre en frères.
  • Le geste de paix : dire notre Père nous engage à regarder autrui comme un frère et à recevoir la paix du Christ pour la partager avec notre prochain.
  • La fraction du pain: le pain reçu est un pain, un fragment, un morceau, pour qu’à plusieurs nous puissions faire corps ensemble.
  • La communion : nous déplacer pour recevoir le Corps du Christ, c’est faire acte de partage. La communion est comme le résultat des trois signes qui ont précédé.

🔆 Tous les fidèles de France sont invités à réciter une prière en famille, en paroisse, en communauté, pour accompagner la préparation de la venue du Pape en France du 25 au 28 septembre 2026. «La venue du Pape chez nous est une grâce que Dieu fait à la France, a répété à plusieurs reprises le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France. Que l’Esprit Saint nous habille le cœur, afin d’être disponibles à ce que Dieu voudra donner à notre Église et à notre pays à la faveur de la venue chez nous du Successeur de Pierre !»

Seigneur notre Dieu,
Toi qui ne cesses de semer en nos cœurs
le désir de vivre dans la justice et la paix,
nous te rendons grâce pour la visite
en France et à l’Unesco
de notre Saint-Père, le pape Léon XIV.

Bénis son voyage apostolique.
Prépare nos cœurs à l’accueillir avec joie.
Donne-nous de recevoir ses paroles avec confiance.
Apprends-nous à servir la magnifique humanité que tu as créée.
Fortifie notre foi, affermis notre espérance, stimule notre charité.

Par l’intercession de Notre-Dame et de tous les saints de France,
fais de nous des artisans d’unité, pour que le monde ait la vie.
Que le voyage apostolique du pape Léon XIV
porte des fruits abondants et heureux
pour l’Église, notre pays et le monde.
Toi l’Auteur de la vie pour les siècles des siècles.
AMEN


13 septembre, 2026

14 septembre - fête de La Croix Glorieuse


    
Pour comprendre la fête de l’«Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix», comme on l’appelait jadis, il faut remonter à sainte Hélène - mère de l’empereur Constantin, convaincue d’avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la Vraie Croix du Christ en 326. À sa découverte, dans le sol du Golgotha, Hélène fait construire une église - l’église de la Résurrection, aujourd’hui basilique du Saint-Sépulcre - consacrée un 14 septembre. La croix y est précieusement conservée jusqu’en 614, visitée par une multitude de chrétiens, avant de disparaître aux mains des Perses au cours de pillages. Retrouvée en 630, la joie des chrétiens est à son comble. La sainte croix sera désormais exaltée et honorée dans toute l’Église comme «Croix Glorieuse», Croix de lumière, porte d’entrée du paradis.

    Le 14 septembre, l’Église n’exalte pas une croix quelconque, ou toutes les croix. Elle exalte la Croix de Jésus, parce qu’en elle s’est révélé au plus haut point l’amour de Dieu pour l’humanité. C’est ce que rappelle l’Évangile de Jean en disant: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique» (Jn 3, 16). Contrairement au Vendredi Saint, le croyant est invité à contempler la Croix et la mort de Jésus, non comme un lieu de souffrance, mais comme une source de vie, une source de guérison pour chacun.

    La Croix Glorieuse indique l’unique voie du salut. Elle est «témoignage d’espérance» pour tous, écrit Padre Pio (1887-1968) à son père spirituel. Par expérience personnelle, le saint frère capucin, sait que pour un chrétien «le véritable remède pour ne pas chuter, c’est de prendre appui sur la croix de Jésus, en mettant toute sa confiance en lui seul, car c’est pour notre salut qu’il a voulu y être suspendu».

    Le pape François le rappelle si souvent à ceux qui veulent connaître Jésus. «Vous devez ”regarder à l’intérieur de la croix”, car c’est là que ”se révèle sa gloire”, là que l’homme, dans les plaies du Christ, trouve “la guérison”», a-t-il exhorté lors d’un angélus dominical. «De cette Croix jaillit la miséricorde du Père qui embrasse le monde entier. Par la Croix du Christ le malin est vaincu, la mort est défaite, la vie nous est donnée, l’espérance rendue», rappelait-il, le 14 septembre 2017.

    Cette fête de la Sainte-Croix, le 14 septembre, est l’occasion pour les chrétiens d’avoir une pensée pour tous ces frères et sœurs persécutés et tués à cause de leur fidélité au Christ, à travers le monde. Ces frères et sœurs qui ont porté et portent leur croix comme Jésus a porté la sienne, vivant d’Amour au sein de la souffrance, dans les pays «où la liberté religieuse n’est pas encore garantie ou pleinement réalisée» mais ceux aussi «où, en principe, on protège la liberté et les droits humains, mais où concrètement les croyants, et en particulier les chrétiens, connaissent des restrictions et des discriminations», comme rappelle ponctuellement le Saint-Père.

11 septembre, 2026

24 Dimanche Ordinaire

A méditer cette semaine...

🔆 Pardonne à ton frère de tout cœur…
    Presque deux siècles avant le Christ, Ben Sirac le Sage tient une solide argumentation au sujet des motifs qui appellent au pardon envers autrui. Il anticipe les propos que Jésus tiendra plus tard sur le même sujet… Il est réconfortant d’entendre le sage énumérer les attitudes qu’il nous faut bannir – rancune, colère, vengeance, haine – lorsque le prochain a pu nous faire du tort. Il recommande en revanche, l’indulgence et le pardon. Pour lui le pardon est source de guérison, validation de la prière et gage de salut: «Pense à ton sort final…» Ben Sirac multiplie les raisons pour lesquelles il faut pardonner et on perçoit chez lui des intuitions qui seront confirmées, entre autres, dans le Notre Père: «Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés».

🔆 Le pardon et le Christ.
    Poursuivant le discours du Christ sur la vie en communauté, l’évangéliste fait apparaître une préoccupation des disciples : comment vivre le pardon en communauté? (Evangile). Le pardon est une expérience toujours difficile. Aller jusqu’à pardonner “sept fois” , c’est déjà presque impensable pour ces hommes. Jésus leur montre en parabole que le pardon entre frères ne peut trouver sa force et son appui que dans la foi en la miséricorde du Père. Dès la première Alliance, la parole du Sage (première lecture) fait du pardon accordé au prochain la condition pour accueillir celui de Dieu. «Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait; alors, à ta prière, tes péchés seront remis». Dans sa miséricorde, Dieu prend l’homme au sérieux; il le libère certes, mais ne l’affranchit pas de ses responsabilités. Aujourd’hui, la parole de Dieu est une invitation pressante faite aux croyants: le Christ proclame la nécessité de s’ouvrir à la démesure de la miséricorde du Père. Au cours de chaque eucharistie, en recevant le pardon du Seigneur et en communiant à son corps offert, nous recevons la force d’emprunter le chemin du pardon, pour choisir la vie en accueillant la joie de sa présence.

🔆 La force du pardon
    Ceux qui pardonnent sont les guérisseurs de l’humanité. Ils arrêtent le mal... Pardonner, c’est l’acte le plus puissant qu’il soit donné aux hommes d’accomplir. Les êtres blessés qui pardonnent transforment leur propre blessure. Ils guérissent là où ils ont la plaie qui défigure le visage de l’humanité depuis ses origines. L’homme qui pardonne ressemble à Jésus. L’homme qui pardonne rend Dieu présent.
    Le pardon est une démarche individuelle, pas collective. Le pardon est d’abord une libération intérieure. Le pardon est une affaire personnelle, privée, intime et pourtant le pardon est nécessaire pour guérir et grandir, l’homme ne peut pas vivre, retrouver une certaine paix intérieure et construire l’avenir sans pardon.
    Pardonner n’est pas oublier. Enfin certains vous diront que «le pardon n’appartient qu’a Dieu». Le pardon relève à la fois de l’humain et du divin.
    Le pardon est une expression extrême de l’amour puisqu’il s’agit d’aimer malgré l’offense subie.
    L’acte de pardonner n’entraîne pas automatiquement l’acte de se réconcilier. C’est la chaleur de l’amour qui fait l’essentiel de la croissance de tout être humain. Pardonner, c’est donner à chacun le temps de grandir, de chanceler, de se relever, et de tomber encore.
    Il nous faut consacrer un certain temps pour essayer de voir comment l’appel au pardon nous touche. C’est une question difficile: pardonner et continuer à pardonner. Cela signifie lâcher prise sur mes griefs et mes ressentiments accumulés. Ils sont un fardeau pour nous, pas pour celui qui nous en veut.
    Au fond, le pardon est un des éléments clefs de notre vie et de notre existence de chrétien. Le pardon est un élément clef selon que nous pardonnons ou que nous ne pardonnons pas.
    Pardonner peut être très difficile. C.S.Lewis a écrit: «Tous disent que pardonner est une bonne idée, jusqu’à ce qu’eux-mêmes aient à pardonner quelque chose». Mais quand je ne pardonne pas, je suis prisonnier du mal qui m’a été fait.
    Dans le Notre Père, le Seigneur Jésus rend le pardon aussi essentiel que notre pain quotidien: «Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés».
    Le pardon est l’instrument placé entre nos mains fragiles pour atteindre la sérénité du cœur.

09 septembre, 2026

Catéchèse 2026/2027

Inscriptions des plus petits et des plus grands 

(sans limite d'âge)

samedi 12 SEPT de 10h00 à 12h00

à la salle paroissiale au 424 Av de Montolivet

🔐

04 septembre, 2026

23 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🔔 Etre guetteur…
    En cette période de rentrée nous devons avoir «la nuque raide», car sans doute ne nous faut-il pas moins des trois textes de la liturgie de ce jour pour comprendre enfin qu’il nous faut mettre un peu de paix dans nos relations…
    À l’heure où bon nombre d’entre nous reprennent le chemin du travail ou retrouvent divers engagements associatifs ou paroissiaux, écoutons saint Paul nous rappeler que nous avons une «dette d’amour» envers celles et ceux que nous côtoyons.
    Laissons retentir en nous, en ce temps de retour vers nos lieux d’engagement, l’appel autrefois lancé à Ézékiel: faisons-nous activement «veilleurs», «guetteurs» de paix en nous et autour de nous… Méditons ce beau conseil de Jean Vanier: «Nous disons souvent: si tu changes, je t’aimerai. Ne serait-il pas plus juste de dire: si je t’aime, tu changeras, et moi aussi?».
    Dieu suscite parmi nous des personnes qui nous disent par leurs paroles et leurs actes son point de vue sur le monde. Ces guetteurs de lumière, de vérité, savons-nous les reconnaître et les écouter?

🔔 La communion fraternelle…
    Ne reçoit-on pas parfois en pleine figure: «les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres»? Avouons déjà simplement que c’est vrai et que Jésus nous propose pour cela une série d’attitudes à prendre.
    Nous avons tous nos expériences de disputes, de mésententes, de relations difficiles, que ce soit en couple, entre frères et sœurs, avec le voisinage ou dans notre milieu professionnel. Nous savons combien notre vie peut en être perturbée. Nous sommes enchaînés par la peur de dire notre vérité, peur de blesser l’autre, peur de réactions imprévisibles; peur de ne pas être entendu, mal interprété, peur de se mêler de ce qui ne nous regarde pas… Il est important de nous apprivoiser, de mieux nous connaître, de mieux nous comprendre: ainsi, lorsque arrivera le jour où un reproche nous semblera nécessaire, pourrons nous risquer une parole qui ne sera pas reçue comme un jugement, une critique mais comme signe d’amitié et d’amour.

🔔 Le rocher qui nous sauve…
    «Dieu qui nous as fait et qui as fait le monde, nous venons te rendre grâce pour tout ce que ta main nous donne, car ton Christ est le rocher qui nous sauve, et nous sommes le peuple qu’il conduit. Ne permets pas que notre cœur s’égare et se ferme à la connaissance. Donne-nous d’écouter ta Parole et de pouvoir entrer dans ton repos».

    Une nouvelle année scolaire commence, Présentons-la au Seigneur avec toutes nos joies, nos questions, nos doutes et notre espérance.

🔔 Méditation:
    Comment juger de l’importance d’une personne?
    Si l’on en croit la mode de ce qu’on appelle les «réseaux sociaux», ce qui démontre votre importance est le nombre d’amis que vous avez sur Facebook, Instagram, Snapchat ou ailleurs encore...
    Si vous n’êtes pas trop important, vous aurez à peine quelques centaines d’amis. Si vous êtes plus important, vous en aurez des milliers ou des dizaines de milliers!
    Comment est-ce possible?
    Il est déjà difficile de gérer une seule véritable amitié! Comment pourrait-on en gérer des centaines ou des milliers? Ainsi le mot «ami» lui-même est dénaturé dans ce contexte.
    Cet amour est évidemment autre chose que l’amitié de Facebook. Il ne s’agit évidemment pas d’être les fans les uns des autres ou d’être tous les fans de la même personne, fût-ce du Christ. Le Christ n’a d’ailleurs pas besoin de fans. Il s’agit de se prendre en charge mutuellement, d’accepter une responsabilité les uns à l’égard des autres et une responsabilité commune sur chacun des membres de la communauté.

28 août, 2026

22 Dimanche Ordinaire

 Méditation pour cette dernière semaine de vacances...

🔆 La voie de la Croix…
    Il ne nous est jamais possible de célébrer notre Dieu sans nous laisser interroger par les textes de l’Ecriture qui ont pour mission de nous révéler comment Dieu nous parle.
    Cette Parole est comme un feu brûlant, même si elle doit attirer, comme pour Jérémie, insultes et moqueries. On l’accuse de séduction, c’est-à-dire de tromperie et de mensonges. Si je suis séducteur, écrit Jérémie, c’est que le Seigneur m’a séduit. L’accuserez-vous de mensonge? Il est rare qu’un prophète dévoile ainsi ses «états d’âme» et qu’il s’en prenne à Dieu avec une telle violence. Seul contre tous, il a dû annoncer des catastrophes pour punir le peuple de ses infidélités à l’Alliance. Jérémie nous montre que suivre Dieu n’est pas une affaire de tout repos.
- Comme Jérémie il nous “en coûte“ d’annoncer le message de la croix à un monde désireux de confort, de facilité et d’égoïsme individuel ou national!
- La vérité de Dieu est-elle plus forte que nos hésitations, notre timidité, notre recherche d’une vie tranquille?

🔆 Suivre le Christ sur le chemin de la croix…
    Quels mots avons-nous retenus après avoir entendu l’évangile de ce jour? La croix? Souffrir? Perdre sa vie?
    Ces mots sont-ils une bonne nouvelle à annoncer au monde? Mais, il n’y a pas que ces mots! Avons-nous remarqué que Jésus parlait de «ressusciter le troisième jour?» et que le mot «vie» a été prononcé quatre fois? Retenons surtout que le mot important de l’évangile d’aujourd’hui ce n’est pas «la croix» mais «la vie», au travers de la croix: au travers de cette croix du Fils de Dieu, signe levé qui rassemble les nations, au travers de cette croix du bien aimé, fleuve de paix où s’abreuve toute vie, au travers de cette croix du Premier-né, qui tue la mort, et par laquelle nous sommes transformés, au travers de cette croix, porteuse de Lumière et de vie.

🔆 Le dur combat de la foi…
    Notre vie est une lutte continuelle: lumière et ténèbres, bien et mal, vérité et mensonge, vie et mort, se livrent un combat dramatique. La croix étend son ombre sur le destin du croyant: mais, acceptée avec amour, elle devient lumière et libération. Jérémie a connu ce combat, et combien il lui était dur de l’accepter. Jésus l’a vécu jusqu’à l’agonie, sachant bien que la croix, une épreuve et un scandale, n’est pas un échec mais une preuve d’amour, selon la volonté de Dieu. Sommes-nous décidés à le suivre jusque là?

🔆 Porter sa croix…
    Prendre sa croix, c'est aussi accepter de vivre avec la douleur, la souffrance et les chagrins de la vie contre lesquels nous ne pouvons rien. Les croix peuvent nous être infligées par d'autres. Nous connaissons des personnes qui portent de lourds fardeaux dans la vie (peut-être sommes-nous nous-mêmes une telle personne), souvent sans que ce soit de leur faute.
    Dans la prière, nous pourrions nous demander comment nous pouvons aider ceux qui, près de nous, portent les fardeaux de leur vie.
    Jésus nous invite à examiner profondément si certaines choses nous apportent vraiment le bonheur et la paix. Donnent-elles un sens à nos vies? Ou bien nous volent-elles la vraie vie? Parlons honnêtement à Jésus pendant notre temps de prière et ayons confiance, car il nous guide toujours dans les voies de la vérité et de la liberté.
    Si nous voulons être disciples de Jésus, nous devons le laisser nous guider et accepter qu'il ne nous épargne pas nécessairement les difficultés et les souffrances. Au lieu de chercher notre bien-être, laissons chaque expérience - même dans les moments de détresse - nous rapprocher de Jésus qui nous invite à déposer notre fardeau sur ses épaules. Prions afin de pouvoir lâcher prise et croître dans la confiance en l'amour de Dieu pour chacun de nous.


21 août, 2026

21 Dimanche ordinaire

Méditation pour cette semaine de vacances...

🔆 Pour vous, qui suis-je ?
    «Pour vous, qui suis-je?». La liturgie nous présente deux apôtres qui ont joué un rôle important dans notre Église, saint Pierre et saint Paul, considérés aussi comme fondateurs de l’Église du Christ; des piliers sur lesquels repose notre Église.
    Bien que différents l’un de l’autre, ils ont reçu des missions différentes et complémentaires, mais ils ont en commun d’avoir été témoins du Christ jusqu’au martyre. Pierre et Paul n’étaient pas des hommes parfaits. Le premier a renié Jésus au moment de son arrestation et sa condamnation, et le second a persécuté l‘Église naissante en mettant à mort les fidèles du Christ. Mais une fois convertis, les deux sont restés fidèles au Christ. Jésus leur a fait confiance. C’est ainsi qu’ils sont allés annoncer la Bonne Nouvelle du salut.
    Le Christ compte encore sur la foi des humains, sur notre foi pour continuer à construire son Église. Malgré nos faiblesses, il a besoin de nous pour participer à sa mission qui consiste à donner Dieu au monde et le monde à Dieu. Nous ne devons pas nous contenter d’être des fidèles consommateurs. Être chrétien, être chrétienne est un engagement de toute la vie au service de Celui qui nous fait confiance.
    Mais qui est Jésus pour nous pour que nous nous mettions à son service?

🔆 Le Christ, Pierre et l’Église…
    «Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu!» Il unit aujourd’hui notre assemblée dans une même demande: «Qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où sont les vraies joies». Cette confiance s’enracine dans la certitude que donne la foi: «Tout est de lui, et par lui, et pour lui».
    D’une manière ou d’une autre, dans les évènements et les rencontres, à travers les épreuves et les joies, et même dans nos doutes et nos reniements, nous sommes sans cesse invités à vivre cette foi, à l’approfondir, à redire: «Le Seigneur fait tout pour moi». Pierre l’a expérimenté dans la force et dans la faiblesse. C’est pour cela qu’il a été choisi, affermi par le Christ, lui que l’Esprit a illuminé et qui a proclamé: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!».

🔆 Eglise fondée sur le pardon…
    L’Eglise est, dans son essence intime, le lieu du pardon et ainsi le chaos est banni en elle. Elle est rassemblée par le pardon et Pierre le représente pour toujours; elle n’est pas la communauté des parfaits mais la communauté des pécheurs qui ont besoin de pardon et qui le cherchent.

🔆 Profession de foi
    La question personnelle de Jésus a amené la discussion sur lui à un nouveau seuil: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» Jésus me pose cette question aujourd'hui ; cela m'oblige à réfléchir à ce que je crois vraiment. Qui est Jésus pour moi? Qu'est-ce que je crois à propos de lui? Pourquoi suis-je chrétien?
    Si Pierre est appelé à être «la pierre» sur laquelle sera bâtie l’Église, c'est qu'il a trouvé le rocher qu’est Jésus. Tous, nous avons besoin de fondations fermes pour notre foi et aussi de tremplins solides pour nous guider dans la vie. Jésus est notre chemin, notre tremplin. En nous appuyant sur lui, nous n’aurons aucune crainte face à l'avenir et nous ne perdrons pas confiance dans le présent. Pouvoir se dire que Jésus est «le Fils du Dieu vivant» est un don précieux. Jésus a changé le nom de Simon en Pierre, lui donnant une nouvelle mission, comme ce fût le cas pour Saul qui devint Paul dans sa mission auprès des païens. Jésus a vu en Pierre le potentiel pour devenir le roc, la fondation solide de l'édifice de la fragile communauté de foi. Il lui a donné les clés de la maison, avec l'autorité et la responsabilité de prendre des décisions. Dieu peut travailler à travers des personnes fragiles pour faire advenir son Royaume.

14 août, 2026

20 Dimanche Ordinaire

 Méditation pour cette semaine de vacances...

🔆 Profitons de l’été pour demander la foi!
    Les textes de ce dimanche nous font faire un pas de plus dans notre foi au Dieu de l’Alliance. L’oracle du prophète Isaïe (première lecture) se situe à l’époque de l’Exil où les judéens, se sentant menacés dans leur foi par l’environnement païen, pratiquent une politique d’exclusion. Mais Dieu constate que des étrangers mènent une vie conforme à l’Alliance. Bientôt, dans le judaïsme, on admettra des étrangers à condition qu’ils soient «fermement attachés à l’Alliance». «Je les conduirai à ma montagne sainte… ma maison s’appellera ‘Maison de prière pour tous les peuples’». Les étrangers peuvent donc trouver leur place au sein du peuple de Dieu.
    Dieu est universel. Notre foi en lui exige un discernement constant entre la revendication de notre propre identité et la nécessaire ouverture à l’autre.
    La Cananéenne est un exemple de foi pour les disciples de tous les temps et donc pour nous aujourd’hui. Nous reconnaissons qu’il n’y a plus de frontières. Tous peuvent avoir accès à la table. A nous de chercher à traduire cette affirmation dans nos comportements de la vie quotidienne et dans la célébration eucharistique.

🔆 Profitons de l’été pour entendre le cri de ceux qui souffrent…
    Quand les mots ne suffisent plus, ou pire, n’existent pas pour exprimer tout ce qui serait à dire, le silence ou le cri de l’homme deviennent soudain plus forts que toutes les paroles. 
    Jésus s’était retiré au pays de Tyr et de Sidon. Comme à son habitude, le voilà à l’écart de la terre où il annonçait la Bonne Nouvelle. Un cri déchire le silence de son repos. Un cri semblable à ces cris qui nous dérangent chaque jour et déchirent le silence de nos déplacements dans les transports en commun. Le cri d’un pauvre, d’un malade, d’un mendiant ou d’un mourant, un cri à nul autre pareil, qui va jusqu’à glacer le sang, qui remet chaque être humain en face de son humanité et de ses responsabilités. Il va jusqu’à détourner de leur chemin ceux qui passent, parce qu’ils entendent, dans ce cri, un appel, la dernière parole possible pour un être humain. 
    Le cri de la Cananéenne est de cet ordre. «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David!» Ces mots touchent le cœur des disciples et le cœur de Jésus. La souffrance de cette femme les prend aux entrailles. Les disciples intercèdent pour elle. Et Jésus engage le dialogue avec cette femme, qui vient à sa rencontre alors qu’elle n’est même pas du peuple d’Israël, auquel il est envoyé. Devant l’insistance de cette mère, devant la grandeur de la foi de cette femme, Jésus se laisse toucher, il répond à son attente. La guérison de sa fille devient signe pour les disciples que la Bonne Nouvelle déborde déjà les frontières d’Israël. Un cri déchire le silence et ouvre un vaste avenir au rayonnement de la Bonne Nouvelle.


10 août, 2026

Assomption de la Vierge Marie

🔆 Méditation pour la fête de Marie
    Une femme lumineuse, rayonnante. Une femme courageuse qui enfante la vie au milieu de la mort. Une femme victorieuse, portée et protégée par l’amour de Dieu. Ça ne vous dit rien? C’est Marie, bien sûr! La plus importante de toutes les femmes de la terre.
    On a beau courir, Marie sera toujours médaille d’or. Première à croire. Première à accueillir Jésus. Première à entrer dans la vie éternelle des enfants de Dieu. Dieu nous a tellement aimés qu’il est venu sur notre terre, partager notre humanité. Mais pour qu’il y ait de l’humanité, il faut d’abord une femme.
    L’Assomption n’est rien d’autre, au fond qu’un juste retour des choses: la naissance au ciel de celle qui a fait naître Dieu dans notre monde.
    Et si la fête de l’Assomption était aussi notre fête? Mystère de l’Église, fille, épouse et mère de Dieu. Avec Marie, faisons grandir Jésus dans notre humanité. Avec elle avançons dans l’aventure de la foi. Avec elle, ne cessons jamais de croire, de prier et d’aimer. Avec elle, Notre Dame de l’Église chantons pour l’éternité l’amour de celui qui nous a comblés de bonheur «Magnifique est le Seigneur. Tout mon cœur pour chanter Dieu! Magnifique est le Seigneur!»

🔆 Prière à la Sainte Vierge:
Vierge Sainte, au milieu de vos jours glorieux,
n’oubliez pas les tristesses de la terre.
Jetez un regard de
bonté sur ceux qui sont dans la souffrance,
qui luttent contre les difficultés,
et qui ne cessent de tremper leurs lèvres
aux amertumes de la vie.
    • Ayez pitié de ceux qui s’aiment et qui sont séparés.
    • Ayez pitié de l’isolement du cœur.
    • Ayez pitié de la faiblesse de notre foi.
    • Ayez pitié des objets de notre tendresse.
    • Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent.
    • Donnez à tous l’espérance et la paix… Amen


Samedi le 15 août
fête de l'Assomption
Messe à 10h00 à Montolivet

07 août, 2026

19 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine de vacances...

🔆 Profitons de l’été pour faire confiance…
    Cette page de l’évangile de Matthieu offre un étonnant contraste entre le calme du soir, où Jésus s’est retiré pour prier, et la mer agitée, symbole des difficultés de la foi.
    Silence et solitude comme lieu de la rencontre de Dieu: tel est aussi le thème de la première lecture. On y voit Élie, le prophète persécuté, se rendre à l’Horeb, la montagne où Dieu s’est manifesté à Moïse dans le tonnerre et les éclairs. C’est ainsi qu’Élie se représente le Dieu d’Israël. Mais voici que sonne pour lui l’heure, d’une conversion capitale: il doit apprendre que le Dieu de l’Alliance n’est ni dans la tempête, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu. C’est le murmure d’une brise légère qui témoigne de son passage. À travers l’épisode de la marche de Jésus sur les eaux, l’évangile de Matthieu relate la conversion de Pierre, que Jésus fait passer de la présomption à la foi.

🔆 Profitons de l’été pour avoir la foi…
    La foi se décline par bien des manières dans la riche diversité du peuple de Dieu. Quand on demande à une personne qui dit avoir la foi. On peut être étonné par la diversité des réponses. Pour les uns, la foi, c’est croire qu’il y a «quelque chose après la mort»; pour d’autre, c’est croire qu’il y a «quelqu’un» c’est-à-dire un Dieu Créateur. Chacun y va de son refrain, ce qui est normal: tous n’ont pas la même expérience de Dieu et de sa présence agissante.
  • La foi est de l’ordre surnaturel, et la raison humaine à toujours besoin de s’y articuler. Cette articulation, ou adaptation, ne se fait pas sans implication de la part du disciple.
  • La foi n’est pas uniquement de notre côté; elle est aussi – et surtout – du côté de Dieu. Aux défaillances de notre cœur pallie l’action de Dieu. À notre manque de confiance répond la fidélité de Dieu.
  • La foi est un don de Dieu, une vertu théologale qui nous est donnée au baptême. Elle nous introduit dans une relation indélébile et indéfectible avec Dieu.
🔆 Profitons de l’été pour croire…
    Il en est encore ainsi aujourd’hui. Croire n’est jamais une chose acquise une fois pour toutes. On peut se méfier des gens qui ne doutent jamais parce que leur foi semble alors être de l’ordre de l’idée pure. Tout vrai croyant est partagé entre le doute et la foi. Nous traversons tous le désert, portant en nous le poids du doute et du silence de Dieu ainsi que la force de la foi en sa présence toujours recherchée, jamais possédée.
    Qui de nous peut affirmer n’avoir jamais douté de la bonté de Dieu devant les injustices de ce monde, face aux catastrophes qui se produisent un peu partout dans le monde, face aux maladies qui frappent l’être humain à tout âge, face à ces milliers de gens fuyant des régimes totalitaires, dans l’espoir de trouver une terre amicale que certains n’atteindront jamais?
    Croire en Dieu, c’est toujours traverser un désert, c’est passer sans cesse de la nuit au jour, du doute à la confiance, du désespoir à l’espérance parce que Dieu est discret, effacé au point qu’à peine reconnu.
    Rendant grâce à chaque eucharistie pour la victoire de Jésus sur la mort le chrétien tend la main vers son frère qui cire au Christ: «Seigneur, sauve-moi!»

04 août, 2026

Transfiguration du Seigneur

    Le 6 août nous célébrons la fête de la Transfiguration du Seigneur. 
    Le mont Thabor, comme le mont Sinaï, est un lieu de proximité avec Dieu. C’est un espace élevé par rapport à la vie quotidienne où l’on respire l’air pur de la Création. C’est un lieu de prière où l’on se trouve en présence du Seigneur, comme Moïse et Elie qui apparaissent aux côtés de Jésus transfiguré et parlent avec Lui de l’Exode qui l’attendait à Jérusalem (c’est-à-dire sa Pâque).

    «Ses vêtements devinrent resplendissants, très blancs, à tel point que personne sur terre ne serait capable de les blanchir de cette manière». Cet événement symbolise la purification de l’Eglise. Et Pierre dit à Jésus «Nous allons monter trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une autre pour Elie». Saint Augustin a commenté d’une belle manière le fait que Pierre cherchait trois tentes parce qu’il ne connaissait pas encore l’unité entre la Loi, la Prophétie et l’Evangile.

    «Alors un nuage se forma et les recouvrit de son ombre et une voix qui venait du nuage dit ‘Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le’»
    La Transfiguration n’est pas un changement de Jésus mais la Révélation de sa Divinité. Pierre, Jacques et Jean qui contemplent la Divinité du Seigneur se préparent à affronter le scandale de la Croix. La Transfiguration est un avant-goût de la Résurrection!

    «Rabbi, c’est une bonne chose que nous soyons ici». La Transfiguration nous rappelle que les joies que Dieu a semées dans la vie ne sont pas une destination mais des lumières qu’Il nous envoie dans notre pérégrination terrestre pour que «seul Jésus» soit notre Loi, et que sa parole soit le critère, la joie et le bonheur de notre existence.

Jeudi le 6 août 
fête de la Transfiguration du Seigneur
Messe à 18h00 à Montolivet

31 juillet, 2026

18 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine de vacances...

🔆 Tout est gratuit…
    La faim et la soif ont, dans la Bible, une double dimension: physique et spirituelle. Ainsi, quand Isaïe invite le peuple à acquérir gratuitement du vin et du lait, quand il parle de l’eau qui comble la soif, c’est aussi de la relation à Dieu qu’il s’agit.
    La première lecture est adressée aux Israélites exilés à Babylone, auxquels le prophète promet qu’à leur retour en Judée, ils trouveront de quoi combler tous leurs désirs. S’ils auront de quoi nourrir leur ventre, ils auront aussi de quoi étancher leur soif spirituelle – et c’est bien ce que signifie le fait que cette nourriture soit gratuite: Dieu ne s’achète pas! Dans la Bible, le vin et le lait sont présentés comme les meilleurs produits de la terre promise, comme les signes auxquels le peuple reconnaît que Dieu l’a conduit dans le lieu où l’Alliance se concrétise et se vit au quotidien.
    La multiplication des pains est un épisode essentiel aux yeux des premières communautés chrétiennes puisqu’elle est racontée pas moins de dix fois dans le Nouveau Testament. La multiplication des pains est, bien sûr, l'annonce du dernier repas de et de l’eucharistie. Elle est aussi une invitation aux communautés qui se réclament de Jésus: elles doivent se sentir interpellées par la faim des hommes, faim des corps, faim des âmes en attente d’une parole d’amour, d’un geste de fraternité vraie.

🔆 Le Christ comble notre faim…
    Un vent d’espérance et de générosité souffle sur ce dimanche.
  • Sommes-nous aussi sûrs que Saint Paul, que rien ne peut nous arriver de fâcheux si nous restons cramponnées à l’amour du Christ?
  • Venons-nous à la messe comme à un repas plantureux, savoureux et gratuit?
  • Avons-nous conscience de l’immense et étonnante prodigalité du Christ qui donne à tous et à chacun ce qu’il lui faut?
    Mais après avoir fait miroiter cette richesse à nos oreilles, la liturgie de ce dimanche nous conduit à notre implication dans l’action divine. Entendons alors cette exigence en retour demandée par le Seigneur: il nous faut coopérer par une action personnelle, aussi minime soit-elle. «Donnez-leur vous-mêmes à manger» répond en effet Jésus à ses disciples, pour les forcer à chercher quelques pains et quelques poissons avant d’accomplir Lui-même le miracle.
    Tout nous est donné en surabondance. À nous de surabonder en action de grâce, en amour pour le Christ et en générosité pour nos frères.

🔆 Le Christ donne à profusion...
    C’est au cœur de ce congé d’été, où nous désirons vivre autrement, que le livre d’Isaïe nous lance une parole retentissante: «Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau…».
    La proposition qui est faite bouscule par son étonnante gratuité et par son contenu: nous n’avons rien à donner en retour! Il nous faut simplement l’accepter comme un don venant du Très-Haut qui vient étancher nos soifs.
    Ce qui nous déstabilise, c’est bien cette capacité divine à tout donner à notre humanité sans rien attendre en retour. Le Seigneur, en effet, jour après jour, en temps de repos comme en pleine activité, veut que nous nous abreuvions à la source de la vie, à la source de sa Vie. Le Christ donne à profusion, sans rien retenir pour lui, y compris lorsque la situation semble perdue. Prenons du temps pour laisser le Seigneur venir à notre rencontre, il veut nous combler de ses biens!


Jeudi le 6 août 
fête de la Transfiguration du Seigneur
Messe à 18h00 à Montolivet

24 juillet, 2026

17 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine de vacances...

🔆 Notre trésor de croyants…
    Depuis que l’homme existe, quel est le trésor, la perle précieuse qui le fait tant courir? Cette perle c’est tout simplement le bonheur! Le bonheur, tous nous le cherchons. Et ce qui est étonnant c’est que tous nous le cherchons dans des directions fort différentes.
    C’est ainsi que certains le cherchent dans la fortune, l’aisance, le confort, d’autres dans la force du pouvoir, d’autres dans la tranquillité ou le bien-être, certains le cherchent dans le travail ou la paresse, d’autre encore dans le plaisir ou chose étrange parfois même dans la souffrance.
    Il faut dire que l’Eglise n’a pas toujours été étrangère à cette façon de trouver du bonheur. N’a-t-elle pas, comme d’autres religions d’ailleurs, parfois donné au christianisme l’image d’une religion de la souffrance?
    Les plus âgés d’entre nous se souviendront combien on nous a souvent présenté la souffrance comme une condition indispensable, un passage obligé pour atteindre le salut ou le bonheur. La sainteté n’était accessible que par le sacrifice. Puisque Jésus a souffert, il nous faut souffrir aussi pour être sauvé. La souffrance disait-on est rédemptrice! C’est ainsi que s’est développée une spiritualité du sacrifice.

🔆 Le Bonheur…
    Est-ce l’enfant qui sommeille en nous qui nous rend capable d’éprouver à tout âge une joie espiègle et fugace à l’idée de trouver un trésor caché?
    Est-il une réalité, un «je ne sais quoi» qui peut prendre valeur de « trésor » dans nos vies au point de «vendre tout ce que l’on possède» pour se le procurer? Les richesses et les honneurs de la terre ne sont que cendre et poussière en comparaison de la Présence du Seigneur en notre vie. Les richesses seules ne sont jamais porteuses du bonheur parfait… La preuve: combien de jeunes comblés de tout ce qui est désirable sur terre sont tellement malheureux… se suicident… Car tout homme est assoiffé de BONHEUR et nul ne peut connaître ce BONHEUR en dehors de Dieu qui nous a fait pour LUI et pour LUI SEUL. Ce qui importe, c’est de prendre conscience de cette Présence de Dieu qui nous habite et d’en faire l’expérience dans toutes les circonstances de notre vie.
    Le conjoint, les enfants, tous ceux que nous rencontrons sont des ENVOYÉS de Dieu, des Messagers de sa paix et de son amour… de même que nous devons être pour eux des ICÔNES de l’Amour inconditionnel de Dieu pour tous les hommes…

🔆 Le Trésor…
    Trouver le Royaume, c’est trouver un Trésor – inépuisable source de bonheur; c’est être comblé! C’est donc de joie dont il s’agit... Pour la trouver, il faut chercher. Il nous faut donc être confiant, mais aussi patient et persévérant.
    Lorsque l’on trouve, il ne faut pas être «encombré». Il faut encore savoir se détacher de tout ce que l’on possède (et ce n’est pas le plus facile...) pour pouvoir se consacrer pleinement à ce Trésor qui est pour être offert aux autres.
    Le Royaume de Dieu est comme une toute petite Présence en nous; il faut prendre conscience de son existence et s’interroger: vers quel chemin désirons-nous marcher? Ne jamais oublier que plus on donne la petite Présence de Royaume, plus Elle grandit en nous et autour de nous.
    Quand la terre s’ouvre, elle peut révéler un trésor. Quand l’humain s’ouvre à Dieu, il peut épanouir un trésor et le rendre visible. Quand l’humain s’ouvre à Dieu qui comble d’Amour, il peut devenir Source pour les autres...
    Lorsque Jésus parle en paraboles, ce n’est pas pour le plaisir de raconter une histoire inventée. C’est pour dire aux foules, d’hier et d’aujourd’hui, quelque chose d’important, quelque chose qu’il a vécu et qui l’a profondément touché, marqué, au point de transfigurer sa vie. Le Royaume de Dieu est merveilleux, fascinant! Il illumine et comble l’âme de toutes ses aspirations... Lorsqu’on le découvre, nos possessions, si grandes soient-elles, ne valent plus rien. On donne tout, on laisse tout, on abandonne tout pour ce Trésor.

20 juillet, 2026

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17 juillet, 2026

16 Dimanche Ordinaire

  A méditer cette semaine de vacances...

🔔 Profitons de l’été pour cultiver la Patience en attendant la moisson…

    L’impatience est un défaut très moderne. Résultat? On ne sait plus attendre, il nous faut tout, et tout de suite. Notre époque est marquée par un désir de rentabilité et de possession immédiate. L’impatience marque trop souvent les relations humaines, et cette frénésie de résultat n’épargne pas les chrétiens.
    Avec Dieu, pas de livraison expresse ni d’abonnement premium. Il a le temps. Il a même l’éternité devant lui. Patient, au sens propre du terme, il l’est. Il a pris sur lui nos souffrances. L’exercice de la patience est sans doute le plus difficile, Dieu nous invite pourtant à une autre attitude calquée sur la sienne: être patient, c’est-à-dire savoir attendre, avec espérance le jour de la moisson. Patient, Dieu l’est dans la prière, or la prière est un exercice de patience. Voilà, une invitation pour nous, une invitation à laisser notre foi se renouveler par l’action invisible et inlassable de l’Esprit dans le cœur des hommes. A nous de porter l’espérance et de trouver la patience de voir se lever le Royaume.

🔔 Profitons de l’été pour prier avec l’Esprit: Cultiver… la patience.

    «II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut.»
    Jésus instruit ses auditeurs. II compare le Royaume des cieux à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. La terre ensemencée promet une récolte riche et abondante. Mais l’ennemi survient. II sème de l’ivraie au milieu des blés, donnant libre cours à son cœur mauvais. Que faire désormais? Faut-il retirer l’ivraie? Nous exprimons parfois notre lassitude devant le spectacle de ce monde qui ne tourne pas rond: pourquoi tant de souffrances? Pourquoi Dieu tolère-t-il l’injustice? Pourquoi ne met-il pas un terme à la violence? II nous faut du temps, beaucoup de temps, pour que nos cœurs blessés par l’ivraie du péché se mettent à l’écoute de l’Esprit, qui veut ce que Dieu veut. Implorons la patience de Dieu à notre égard, témoignons d’une patience identique à l’égard de nos frères.
    La patience est sans aucun doute la vertu première de l’amour. Les parents, comme tous ceux qui aiment… en savent quelque chose!

🔔 Profitons de l’été pour comprendre les paraboles.

Définition:
    L’ivraie (vivace ou raygrass) est une plante de la famille des Graminées qui ressemble beaucoup au blé dans les premiers stades de sa croissance. Mais son grain peut être amer et, mélangé au blé, il peut causer des malaises graves, des ivresses et même des empoisonnements. Ce n’est qu’au moment de la moisson que l’on distingue le mieux les deux plantes: le blé courbe son épi lourd alors que l’ivraie garde son épi érigé bien droit. C’était l’une des plaies des cultivateurs du Moyen-Orient car les racines des deux plantes sont généralement imbriquées de façon inextricable l’une dans l’autre. Il est donc quasiment impossible de séparer le bon grain de l’ivraie.

    L’homme qui a semé du bon grain (belle semence) dans son champ désigne comme l’ennemi celui qui a semé de l’ivraie. Dans le texte en grec, l’ivraie se dit «zizanion» (zizanie, discorde). Les grains de la discorde se mêlent à la belle semence. Il faudra la croissance des deux semences pour que devienne visible quelque chose d’important…. Sinon, en enlevant « la zizanie », vous risquez d’arracher le blé en même temps.

10 juillet, 2026

15 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🔔 Une Parole semée pour porter du fruit.
    La bonne nouvelle, c’est que la Parole est en réalité toujours féconde; il s’agit simplement de ne pas y mettre d’obstacle!
    Entre la parabole du semeur, racontée par Jésus dans l’évangile, et son interprétation, est insérée une déclaration selon laquelle les mystères du Royaume des cieux ne sont révélés qu’aux disciples. Jésus parle en parabole pour ceux qui voient sans voir et entendent sans entendre. La parabole prend un détour pour enseigner la vérité à la foule aveugle et sourde. C’est pourquoi Jésus parle en parabole de cette mystérieuse semence donnée en abondance: l’intime vérité de Dieu se communique, en restant un secret qui ne se dévoile que dans l’intimité et la confiance. Les auditeurs sont invités à résister aux artifices de l’Adversaire, à persévérer au milieu des difficultés et des persécutions, à veiller à ce que les richesses et les plaisirs ne les empêchent pas d’obéir à la Parole.

🔔 Vive la Parole de Dieu!
    COMME UNE SEMENCE, elle pénètre le monde! Son succès n’est pas toujours éclatant mais le monde, même réticent, ne peut s’en passer. C’est elle qui donne le sens. Et l’homme en a besoin. Ne le voyons-nous pas? Le monde a besoin de sens. Tout le monde le dit, d’ailleurs. Mais ce que l’on dit moins peut-être, c’est que l’homme ne peut se le donner à lui-même.
    Le semeur sortit pour semer... C’est une parabole qui commence: pour suggérer, laisser entendre, réveiller les sens, éveiller le sens. Écoutons donc! Rendons-nous disponibles! L’homme n’aime pas recevoir d’un autre. Ne parviendrait-il pas par lui-même à se connaître? Je sens ce cœur alourdi dont parle l’Évangile, lourd de sa fermeture.
    Le semeur sortirait-il pour rien? On pourrait le penser. La Parole ne semble guère faire recette. Pour autant, faut-il parler d’échec? Non, dit la parabole, il y a le succès de la bonne terre (Mt 13, 8). N’en connaissez-vous pas vous-mêmes? Alors, il faut semer encore. Ainsi a fait le Christ jusqu’au bout et ses disciples après lui et donc nous aujourd’hui. Le monde en a trop besoin et l’attend. Alors, vive la Parole de Dieu, lumière du monde et sel de la terre.

🔔 Priez nous aide à bien penser…
    Dans une société qui est devenue un marché et où nous sommes d’abord des consommateurs, comment affirmer qu’il y a une autre façon de voir le monde, une clairvoyance? L’une des façons est de dire nos prières. Pour saint Thomas, prier, c’était avant tout une façon de dire «s’il vous plaît» et merci.
    Nous demandons à Dieu ce que nous désirons et le remercions s’il nous l’accorde. Cela peut sembler quelque peu puéril: ne devrions-nous pas être assez grands pour veiller sur nous-mêmes? Cela me fait penser au prédicateur qui disait que le matin il n’avait pas eu le temps de préparer son sermon et avait donc dû faire appel à l’inspiration de l’Esprit Saint. Pour Thomas, prier c’est simplement reconnaître ce qui est: tout est don; demander à Dieu ce que je désire et le remercier quand il me le donne, c’est vivre dans le monde réel, c’est ouvrir les yeux sur la pure gratuité de mon existence.

    Chacun pourra, au long de la semaine, méditer la richesse de cette parabole: y interroger ses états d’âme; y relire sa vie de foi; situer à sa lumière où en sont nos enfants et petits-enfants; où va le monde…

Soyons sûrs d’une chose: Celui qui a semé en nos âmes la Foi, l’Espérance et la Charité, veille dans sa Providence à ce que nous ne sombrions pas dans les ténèbres de la nuit de ce monde.

03 juillet, 2026

14 Dimanche Ordinaire

   A méditer cette semaine...

🔔 Profitons de l’été pour cultiver notre âme!
    L’évangile de ce dimanche est une sorte d’invitation aux vacances: «venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos». Puisque dans le cours de l’année, nous avons peu de disponibilité pour prier, pour nous imprégner de la Bible, pour fréquenter l’enseignement de l’Église, profitons de l’été!
  • Profitons de l’été pour lire. Pas seulement des choses divertissantes, mais des textes nourrissants. Doctrinaux, comme le Catéchisme ou une encyclique, mais aussi des vies de chrétiens qui touchent le cœur, et même de la littérature: il y a des auteurs, des histoires, qui dilatent l’âme et font grandir, à tout âge.
  • Profitons de l’été pour prier. Ouvrir chaque jour le missel (prions en Eglise ou Magnificat) et méditer sur l’évangile, ou le psaume. Nous pourrons retrouver la fraîcheur de la parole de Dieu, pourquoi pas dans l’écrin que nous offre la nature.
  • Profitons aussi de l’été pour parler. En famille, mais aussi en couple. Le mariage chrétien ne peut marcher que si les époux font appel à la grâce. Il n’est pas superflu pour des couples chrétiens de prendre au moins un week-end de réflexion dans un lieu de prière pour faire le point. Pour redécouvrir le regard aimant de Dieu sur nous.
  • Profitons encore de l’été pour ouvrir les yeux. Pour découvrir des réalités qui nous sont insolites. Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour être dépaysé. Il y a souvent à deux pas de chez nous tout un peuple que nous ignorons: les malades dans les hôpitaux, les pauvres de toutes sortes qui campent dans nos murs. Il n’est pas si facile de les rencontrer vraiment, nous qui passons souvent devant eux sans vouloir vraiment les voir.
    Oui, profitons des vacances pour commencer à entrer dans le repos de Dieu, pour nous dégager davantage de l’éphémère et nous enraciner toujours plus dans l’éternel: c’est là qu’est notre véritable patrie. À mesure que nous donnerons du temps à Dieu pendant l’été, seul ou en famille, dans le silence d’un prieuré, etc…, dans cette mesure même nous transfigurerons notre temps de travail et de vie stressée durant l’année. Nous vivrons alors dans le monde sans être du monde, capables de voir l’invisible.

🔔 Vacances!
    Le temps des vacances est toujours un temps de découverte, de repos, de loisirs, mais aussi de croissance ou de maturité. Spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes qui découvrent d’autres horizons.
    Les camps d’été sont souvent l’occasion d’un apprentissage à la juste autonomie.
    La liturgie de la Parole de ce dimanche donne le tempo pour cette période: ce qui est caché aux sages et aux savants sera révélé aux tout petits. Pour une saine vie de communauté, l’humilité doit primer, sinon le plus fort dominera les autres.
    Jésus est tout-puissant à la manière d’un roi humble. Il s’est fait serviteur, il a révélé les mystères de son Royaume aux serviteurs. Dans notre paroisse, sommes-nous attentifs aux plus faibles, aux plus petits qui certainement nous révèleront les mystères jamais connus avant? Ainsi, la petite grand-mère qui vient déposer un cierge à sainte Thérèse tout l’été durant, dans la chapelle ou l’église que nous fréquentons, est un exemple parmi tant d’autres. Le temps des vacances est un temps spirituel. Profitons-en!


26 juin, 2026

13 Dimanche Ordinaire

  A méditer cette semaine...

🕀 L’accueil d’un missionnaire est celui même du Christ.
    «Celui qui vous accueille m’accueille; et celui qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Celui qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète; celui qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis: non, il ne perdra pas sa récompense.»
    Un missionnaire n’est pas un «représentant de commerce», un porteur d’un message. Celui qui l’accueille, accueille le Seigneur en personne et même, en recevant le Fils, il reçoit le Père. La foi ne se dégrade pas au fil des générations: nous avons la même foi que les premiers apôtres
🕀 L’accueil…
    L’Evangile est Bonne Nouvelle. Mais bonne nouvelle ne veut pas dire facilité et absence d’exigences. Jésus exprime ici une série de paradoxes: c’est lui qu’il faut aimer par-dessus tout et suivre jusqu’au bout en portant sa croix, au prix même de «perdre sa vie» à cause de lui. D’autre part, il ne faut pas croire qu’il faille pour autant poser des gestes d’éclat: l’accueil d’un prophète ou d’un juste et le don d’un «simple verre d’eau fraîche à l’un de ces petits» seront récompensés comme des gestes posés à l’endroit de Jésus même.
    Lorsqu’il reviendra, Jésus trouvera-t-il des gens qui l’accueillent, quel que soit son habit, son accoutrement, son odeur, sa couleur de peau, sa provenance? On pourrait bien avoir des surprises: je ne suis pas certain qu’il revienne habillé somptueusement. Ce signe visible doit être la charité avec laquelle ils accueillent, indistinctement chaque personne qui vient à eux. Ainsi, ils encouragent les baptisés à vivre la radicalité du témoignage évangélique.
🕀 L’hospitalité…
    La langue française est intéressante quand elle parle de l’hôte. Le mot “hôte” désigne à la fois celui qui accueille et celui qui est accueilli. C’est dire que l’hospitalité crée nécessairement une relation d’échange entre deux personnes. Recevoir quelqu’un chez soi, c’est s’enrichir de sa présence. Être reçu, c’est quitter sa condition d’étranger et entrer en partage avec une famille ou la communauté d’accueil.
🕀 Comment choisir dans nos vies….
    Que notre accueil à l'Autre s'adresse au Christ, en définitive...
    Le Christ vivant habite ceux qui nous entourent et les accueillir sans condition est aussi accueillir le Christ. Ce que nous faisons au moindre de nos frères s'adresse à lui-même, que ce soit en bien ou en mal... C'est sérieux...
    Les évènements que nous vivons peuvent cacher le CHRIST...
    Tout est voulu ou permis par Dieu... et comme tout lui est présent, de toute éternité, IL sait que nous avons à vivre telle circonstance qui nous semble heureuse ou malheureuse... et puisque Dieu nous aime infiniment, Il peut faire tourner toute chose à notre plus grand bien.
    Parfois on est porté à douter que Dieu puisse s'occuper de choses si minimes... Mais, en AMOUR, y a-t-il des détails?... Et s'Il nous a aimés jusqu'à donner son Fils unique, pourrait-il laisser au hasard le moindre moment de notre vie?...
    Tout événement de notre vie cache une Présence de Dieu et si nous ne le ressentons pas immédiatement, nous nous en rendrons compte un jour ou l'autre. Faisons confiance au Seigneur qui nous aime infiniment et en toutes occasions, soyons dans l'action de grâce.
    Soyons GRATUITS pour les autres comme Dieu l’est pour nous!
    Souvent, elle nous est demandée goutte à goutte par tous les petits dévouements que la vie nous propose...

19 juin, 2026

12 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🕀 Ne craignez pas
    A première vue, nous pourrions penser que la première lecture et l’évangile de ce dimanche ne nous concernent guère. Et pourtant, ce «Ne craignez pas», n'est pas une simple invitation à la confiance totale, au moment des épreuves de nos vies que sont la souffrance, la maladie, la mort . C'est beaucoup plus que cela.
    Dans nos sociétés, nous sommes peu persécutés pour notre foi (officiellement). N’oublions pourtant pas ces millions de chrétiens qui, dans d’autres régions du monde, doivent sans cesse lutter pour leur foi, et paient souvent de leur vie leur attachement au Christ. Alors comment recevoir les paroles de Jésus?
    Nous savons, depuis la mort et la résurrection du Christ, que nous ne sommes pas seuls dans l’épreuve - Dieu nous y accompagne. Ne pas craindre, c’est donc poser un acte de foi et de confiance en Dieu vainqueur du mal et de la mort. Notre confiance en Lui, à l’image du Christ en croix, se manifeste alors dans tous les événements de nos vies, particulièrement dans les événements douloureux.
    En s’en remettant avec confiance au Seigneur, Jérémie sort de la peur pour entrer dans la foi (première lecture). Voilà la démarche à laquelle nous sommes conviés, à la suite de Jésus. Démarche difficile qui exige de croire en l’amour infini de Dieu, seul capable de vaincre la peur puisque le Christ a vaincu la mort.

🕀 La force que Dieu donne
    La vie d’un prophète n’est pas un long fleuve tranquille. Jérémie en fait l’amère expérience, alors qu’il reçoit l’inconfortable mission d’annoncer la ruine du royaume de Juda, menacé par le puissant empire babylonien (première lecture). Bien sûr, ni le peuple ni les dirigeants ne veulent écouter ce sinistre défaitiste. Jérémie se sent très seul pour affronter l’hostilité, mais il fait aussi l’expérience que Dieu est son appui et son secours. «Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable».
    De même, dans l’Evangile, Jésus invite ses disciples à la confiance. Certes, ils seront, comme leur maître, en butte à des difficultés, voire à la persécution, mais le Père veille sur eux, comme il prend soin des oiseaux du ciel. «Soyez donc sans crainte: vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux».
    Le Fils de Dieu se montre solidaire de ses disciples, comme il l’est de toute l’humanité. Depuis le premier homme, le monde est le champ de bataille du péché et de la mort, qui en est la conséquence (deuxième lecture). Il fallait donc un homme pour répandre la grâce de Dieu.
    Nous en rendons grâce en participant à l’Eucharistie, où nous recevons la force et la paix qui viennent de Dieu pour avoir part à la victoire du Christ notre Seigneur.

🕀 Dépasser nos craintes….
    Combien de fois n’ai-je pas entendu des enfants, quand ils étaient tout petits, dire à leur maman: «J’ai peur!»
    Porter la Parole du Seigneur a toujours été une grande et belle mission. Mais nous savons tous qu’elle comporte son lot de difficultés et de souffrances. La liturgie de ce jour nous a fait entendre les lamentations du prophète Jérémie: «J’entends les calomnies de la foule… Dénoncez-le!» Il lui en coûte de proclamer la parole que Dieu a mise dans sa bouche. Sa foi est une mise à l’épreuve. Mais il se tourne vers le Seigneur pour qu’il prenne sa défense. Dieu lui a promis d’être avec lui pour le délivrer de ses persécuteurs. Jusque dans l’adversité Dieu reste proche de nous.
    Alors oui, nous ne devons pas craindre; c’est ce que Jésus nous rappelle en ce dimanche. À la suite du prophète Jérémie, de l’apôtre Paul et de bien d’autres, nous sommes envoyés pour porter la Parole de Dieu. Notre mission est de révéler Celui qui a «les Paroles de la Vie éternelle». Cette mission ne va pas sans de nombreuses difficultés.
    Les chrétiens sont chaque jour affrontés à l’incroyance, l’indifférence, la dérision… On les accuse de propager une «idéologie obscurantiste». Mais le Seigneur nous rassure: «Ne craignez pas… Je suis avec vous.»

13 juin, 2026

11 Dimanche Ordinaire

A méditer cette semaine...

🔔 Quelques petites phrases des textes de ce dimanche sont précieuses. La première: «Jésus appela les Douze et leur donna le pouvoir de…» Le mot «pouvoir» n’est pas à comprendre ici dans un sens juridique, politique ou magique. Aucune hiérarchie ni administration n’existent encore! Aucun «pouvoir sacré» non plus, tel qu’il a été nommé pour des ordinations des prêtres dans le rituel d’avant Vatican. Une expression qui a été changée. Elle peut en effet faire l’objet d’une dangereuse ambiguïté, si on la comprend dans le contexte de cultures féodales où les détenteurs de ce pouvoir étaient considérés comme investis d’un droit divin.
    Chaque baptisé et chaque ministre doivent se souvenir constamment que leur personne, leur foi, sont les fruits d’un don gracieux de Dieu. Par elle-même l’Église n’est rien. Tout lui vient de Dieu par pure bonté de sa part, par pure grâce aussi puisqu’il est lui-même le Père de toute grâce. Qu’a-t-elle donc à faire d’autre qu’être le signe du salut accompli par son maître et Seigneur?

🔔 L’amour de Dieu pour son peuple…
    Tu ne m’aimes pas, Seigneur, parce que je suis bon, généreux, pur, puisque tu m’aimes quand je suis mauvais, égoïste, impur. Tu ne m’aimes pas parce que ma vie est honnête, remplie de bonnes actions, ou parce que je me suis compromis pour la paix et la justice, puisque tu m’aimes encore quand je suis malhonnête, mesquin, injuste, ou replié sur moi. Tu ne m’aimes pas parce que je prie régulièrement, parce que je te suis reconnaissant de ton amour, puisque tu m’aimes quand je boude la prière, quand je suis ingrat et sans délicatesse pour toi.
    Alors, pourquoi m’aimes-tu? – Tu m’aimes gratuitement, tu m’aimes pour moi-même, tu m’aimes parce que tu es l’Amour, qui aime sans se rechercher lui-même dans l’être aimé. Tu m’aimes, Seigneur, et à cause de tant d’amour, j’ai envie d’être comme toi, grâce à toi, bon, généreux, pur, dévoué à la cause de la justice et de la paix. J’ai envie de bondir de reconnaissance. Malgré mes misères et mon péché, j’ai tant de prix à tes yeux que même mes chutes et mes échecs ne m’arracheront jamais cette certitude: le cœur du Christ me porte toute sa tendresse, et ce cœur, c’est celui de Dieu!

🔔 La mission
    UN FLOT INCESSANT d’informations nous donne en spectacle la souffrance et le désarroi de milliards d’hommes.
    Voilà la motivation pour envoyer ses disciples auprès des gens. Matthieu nous donne l’image de brebis sans berger. Quel est le lien avec des gens «accablés» et «abattus»? Les brebis sans bergers sont des brebis dont on ne prend pas soin, dont on ne panse pas les plaies.
    Ému jusqu’aux entrailles devant la misère humaine, Jésus prend la décision d’envoyer des bergers qui prendront soin des gens. Pourquoi manque-t-il d’ouvriers?
    C’est important car trop souvent, nous avons tendance à nous lamenter sur la dureté de notre époque et sur l’avenir incertain. Nous avons besoin de retrouver un regard optimiste et généreux. C’est par la prière que nous apprenons à aimer comme le Père aime. C’est Jésus qui nous le demande: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (autant que je vous ai aimés). Nous apprenons à aimer le monde à la manière de Dieu, aimer l’Église malgré ses faiblesses.
    N’est-il pas temps de retrouver notre mission originelle?

🔔 Prière
La moisson est abondante, Seigneur, et les ouvriers sont peu nombreux.
Nous te prions instamment, toi, notre Dieu et Père,
d’envoyer des ouvriers dans ta moisson.
Donne-leur la fougue et la fidélité de Moïse.
Marque-les, comme les Apôtres, du sceau de l’Esprit Saint.
Suscite parmi nous des disciples convaincus de ton Fils Jésus,
témoins de la bonne nouvelle de notre libération,
signes vivants de ton amour de Père.