10 juillet, 2026

15 Dimanche Ordinaire

 A méditer cette semaine...

🔔 Une Parole semée pour porter du fruit.
    La bonne nouvelle, c’est que la Parole est en réalité toujours féconde; il s’agit simplement de ne pas y mettre d’obstacle!
    Entre la parabole du semeur, racontée par Jésus dans l’évangile, et son interprétation, est insérée une déclaration selon laquelle les mystères du Royaume des cieux ne sont révélés qu’aux disciples. Jésus parle en parabole pour ceux qui voient sans voir et entendent sans entendre. La parabole prend un détour pour enseigner la vérité à la foule aveugle et sourde. C’est pourquoi Jésus parle en parabole de cette mystérieuse semence donnée en abondance: l’intime vérité de Dieu se communique, en restant un secret qui ne se dévoile que dans l’intimité et la confiance. Les auditeurs sont invités à résister aux artifices de l’Adversaire, à persévérer au milieu des difficultés et des persécutions, à veiller à ce que les richesses et les plaisirs ne les empêchent pas d’obéir à la Parole.

🔔 Vive la Parole de Dieu!
    COMME UNE SEMENCE, elle pénètre le monde! Son succès n’est pas toujours éclatant mais le monde, même réticent, ne peut s’en passer. C’est elle qui donne le sens. Et l’homme en a besoin. Ne le voyons-nous pas? Le monde a besoin de sens. Tout le monde le dit, d’ailleurs. Mais ce que l’on dit moins peut-être, c’est que l’homme ne peut se le donner à lui-même.
    Le semeur sortit pour semer... C’est une parabole qui commence: pour suggérer, laisser entendre, réveiller les sens, éveiller le sens. Écoutons donc! Rendons-nous disponibles! L’homme n’aime pas recevoir d’un autre. Ne parviendrait-il pas par lui-même à se connaître? Je sens ce cœur alourdi dont parle l’Évangile, lourd de sa fermeture.
    Le semeur sortirait-il pour rien? On pourrait le penser. La Parole ne semble guère faire recette. Pour autant, faut-il parler d’échec? Non, dit la parabole, il y a le succès de la bonne terre (Mt 13, 8). N’en connaissez-vous pas vous-mêmes? Alors, il faut semer encore. Ainsi a fait le Christ jusqu’au bout et ses disciples après lui et donc nous aujourd’hui. Le monde en a trop besoin et l’attend. Alors, vive la Parole de Dieu, lumière du monde et sel de la terre.

🔔 Priez nous aide à bien penser…
    Dans une société qui est devenue un marché et où nous sommes d’abord des consommateurs, comment affirmer qu’il y a une autre façon de voir le monde, une clairvoyance? L’une des façons est de dire nos prières. Pour saint Thomas, prier, c’était avant tout une façon de dire «s’il vous plaît» et merci.
    Nous demandons à Dieu ce que nous désirons et le remercions s’il nous l’accorde. Cela peut sembler quelque peu puéril: ne devrions-nous pas être assez grands pour veiller sur nous-mêmes? Cela me fait penser au prédicateur qui disait que le matin il n’avait pas eu le temps de préparer son sermon et avait donc dû faire appel à l’inspiration de l’Esprit Saint. Pour Thomas, prier c’est simplement reconnaître ce qui est: tout est don; demander à Dieu ce que je désire et le remercier quand il me le donne, c’est vivre dans le monde réel, c’est ouvrir les yeux sur la pure gratuité de mon existence.

    Chacun pourra, au long de la semaine, méditer la richesse de cette parabole: y interroger ses états d’âme; y relire sa vie de foi; situer à sa lumière où en sont nos enfants et petits-enfants; où va le monde…

Soyons sûrs d’une chose: Celui qui a semé en nos âmes la Foi, l’Espérance et la Charité, veille dans sa Providence à ce que nous ne sombrions pas dans les ténèbres de la nuit de ce monde.