A réfléchir cette semaine...
🔆 La vigne du Seigneur
Le vigneron sait sélectionner ses plants. Avec patience et persévérance, il s'occupe de chaque cep comme s'il était unique jusqu'à ce que toute sa vigne soit apte à porter du fruit. Au temps de la vendange, il tient sa récompense et sait que le vin sera bon.
On peut imaginer son désespoir si, par impossible, le grand cru attendu n'était qu'une piquette.
L'attention permanente du vigneron est souvent employée comme image, dans la Bible, pour dire l'amour de Dieu pour son peuple. Dieu veille sur son peuple et chacun de ses membres. Comme le vigneron, il en attend des fruits de conversion et de justice. Or le vin qu'il en tire n'est pas à la hauteur de ses espoirs.
Tout au long de son histoire, le peuple a reçu des ouvriers – les prophètes – et jusqu'au Fils de Dieu et, il les a rejetés. Le Fils, mort et ressuscité, deviendra la pierre angulaire d'une autre construction, le premier-né d'un autre peuple, le premier cep d'une vigne féconde.
Tous les peuples de la terre sont appelés à constituer la vigne du Seigneur de l'univers, qui veille sur elle avec tendresse.
🔆 La vigne ou le monde?
Quand l’Écriture évoque la vigne, nos pensées vont immédiatement vers les raisins, les fruits de la vigne, et nous imaginons tout de suite le jus qui sort du pressoir et le vin qu’il va devenir… Mais quand nous entendons la parole de Dieu, la pensée ne se dirige pas immédiatement vers les fruits qu’elle porte. Et pourtant! Tant de gestes d’amour et de réconciliation, tant de témoignages et d’annonces de la Bonne Nouvelle sont les fruits immédiats de l’écoute attentive de la Parole, et de sa mise en œuvre par chacun d’entre nous. En même temps, les résistances sont partout, en nous et autour de nous. Parfois même, la vigne est comme menacée. La Parole risque de ne pas être entendue pour ce qu’elle est vraiment: parole de Dieu et rien de moins. Elle nous révèle Jésus Christ, lui-même objet de résistance voire de violence. Elle nous interpelle nous-mêmes sur la manière dont nous la recevons. C’est nous qui produirons les fruits que le monde attend. La vigne n’a plus les limites des clôtures, la vigne est le monde dans lequel nous contribuons à donner la vie, en particulier à ceux qui en ont le plus besoin. Et cela dans un esprit d’action de grâce et de demande : la prière est comme les racines des vignes, nous pouvons y puiser la grâce pour expérimenter cette vie de foi.
🔆 Méditation: sur le Rosaire…
Notre Dame du Rosaire.
Dans notre monde qui se méfie des répétitions et des automatismes, les chrétiens utilisent moins la prière du chapelet. Il est peut-être bon de se souvenir qu’il est fait de fort belles prières: le «Notre Père», le «je vous Salue Marie» (une contemplation évangélique, plus une supplication), et d’une louange trinitaire.
Pour ceux qui les auraient oubliés, rappelons les mystères évangéliques que nous propose le Rosaire:
- Mystères joyeux: Annonciation, Visitation, la Nativité, Présentation de Jésus au Temple, Pèlerinage de Jésus au Temple.
- Mystères douloureux: Agonie, Flagellation, Couronnement d’épines, Portement de Croix, Mort de Jésus sur la croix.
- Mystères glorieux: Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de Marie au ciel.
- Mystères lumineux: Baptême de Jésus, les noces à Cana, l’annonce du Royaume, la Transfiguration, l’institution de l’Eucharistie
Le pape lors de son voyage apostolique nous demande de prier le Rosaire le chapelet tout au long de ce mois d’octobre.
Propositions: pendant ce mois d’octobre tous les samedis à 8h30 à Montolivet et à 18h00 à l’Immaculée Conception – suivi de la Messe.