29 septembre, 2025

26 septembre, 2025

26 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient...

✨ Se soucier du pauvre…
    Toute l’histoire biblique témoignage de la solidarité sans faille de Dieu pour les pauvres et ceux qui souffrent. Dans la loi de Moïse, le souci du pauvre y est clairement inscrit. Et quand l’injustice règne, Dieu envoie ses prophètes qui ont charge de réveiller la conscience des puissants en leur rappelant les exigences de la loi. C’est ainsi qu’Amos ne mâche pas ses mots pour dénoncer l’insouciance des élites de Samarie qui vivent dans le luxe et la débauche, sans se préoccuper du sort du peuple.
    Avec sa parabole de l’homme riche et de Lazare, Jésus se situe dans cette ligne prophétique et invite ses auditeurs à se mettre à l’écoute de Moïse et des prophètes. Son récit dénonce une situation d’injustice intolérable. Prendre soin des plus petits est plus qu’un impératif moral ou humanitaire: c’est notre façon de rencontrer Dieu qui, en Christ, s’est fait pauvre et vient mendier notre hospitalité.

✨ Écouterez-vous sa Parole?
    Ils ne sont pas aisés à entendre, les textes de ce dimanche. Ils risquent même de nous culpabiliser: nous sommes des nantis, alors que des millions de nos frères manquent de tout et meurent de faim. Les bons seraient-ils les pauvres; les mauvais, les riches? Jésus ne juge pas: l’un est simplement pauvre et simplement riche. Que peut-on dès lors reprocher au riche sinon de s’être laissé aveugler par ses richesses au point d’être devenu sourd à la misère des autres et de plus savoir aimer. Il avait cru trouver le bonheur; il apprendra à ses dépens que c’est la parole de Dieu qui en détient les clés. Les invectives d’Amos vont dans le même sens: enfermés dans leur prospérité et leurs richesses, les habitants de Jérusalem sont inconscients du désastre qui va fondre sur eux. Amos nous met face à notre responsabilité: il nous faut entendre la parole de Dieu, croire, et faire le bon choix, c’est-à-dire aimer et lutter pour la justice.
    La question de la foi nous est posée: choisissons-nous les plaisirs, les richesses, une vie confortable ou mettons-nous notre foi en ce Dieu qui vient nous parler par le Christ? A chacun de répondre.

✨ Action de grâce…
    Dieu, nous te louons pour Jésus - le messager de la vie qui remet debout tous ceux que la misère a repoussés vers les marges.
    Dieu, nous te louons pour tous ceux et celles qui, à la suite de Jésus, se sont chargés du fardeau trop pesant de leurs frères.
    Dieu, nous te louons pour tous ceux - chrétiens ou non - qui nourrissent les affamés, réconfortent les désespérés et soignent les blessés de la vie.
    Dieu, nous te louons pour Jésus qui a partagé la condition des pauvres, se faisant proche des méprisés, allant à la rencontre des pêcheurs et des exclus.
    Dieu, nous te louons pour celles et ceux que l’égoïsme des riches a jetés dans la misère et la marginalité et qui sauvent malgré tout leur dignité d’homme, de femme et d’enfant.
    Dieu, nous te louons pour ceux qui sont du côté des riches et qui gardent leur cœur grand ouvert au partage.

19 septembre, 2025

25 Dimanche Ordinaire - ND de La Salette


 Pour la semaine qui vient...

✨ Se dépasser dans l’ordinaire
    Septembre, c’est le mois de la rentrée. L’heure est à l’organisation, aux résolutions. Le programme de l’année comportera peut-être, l’inscription à un club de sport, un engagement social ou ecclésial significatif, etc. Rien ne fait peur, la motivation est à son comble... Sans doute sommes-nous prêts à réaliser beaucoup de choses, même difficiles, pour le Christ. Peut-être serions-nous même disposés à donner notre vie, pour l’Evangile, si les circonstances l’exigeaient? L’évangile de ce jour nous exhorte à la fidélité dans les petites choses afin de devenir dignes des plus grandes. Accomplir la tâche qui nous est confiée, jour après jour, effectuer son travail avec et pour le Seigneur. N’est-ce pas là la grande œuvre à laquelle nous sommes appelés?

 Dans notre paroisse la fête - Notre Dame de La Salette


    Le message transmis au Sanctuaire de Notre-Dame de La Salette est d’abord celui de Jésus Christ, c’est le message évangélique. Il est abordé à travers quelques points spécifiques dont Marie a parlé à Maximin et Mélanie le 19 septembre 1846. Par l’intermédiaire des voyants, tout en pleurant, elle nous adresse un appel pressant en nous invitant à nous réconcilier, à convertir nos cœurs à l’Amour, celui que son Fils a incarné. Elle a donné aux enfants – et à nous tous – des moyens simples pour y arriver: la prière régulière, le respect du dimanche et du Carême…
    Les paroles de Marie à La Salette résonnent aujourd’hui encore avec une surprenante actualité.

    A La Salette, tout est mis en œuvre afin que le Message de la Mère de Dieu y soit toujours audible, compris et intériorisé. Au cœur de ce message se trouve la réconciliation et la conversion des cœurs. Il peut se décliner de multiples façons, toujours renouvelées: à travers l’attention aux autres, à la création; la bienveillance, la compassion, l’écoute, l’accueil mutuel. Cette attitude peut ouvrir un chemin nouveau, conduire jusqu’à la guérison intérieure, celle des plaies de l’âme; aider à renouer des relations distendues ou rompues, à faire face aux difficultés existentielles, à retrouver la vraie valeur des choses. A La Salette, Marie a pleuré; et une Mère qui pleure comprend beaucoup de choses, elle compatit, elle est à l’écoute, elle console, elle exprime la miséricorde de Dieu.


 En ce dimanche Messe franco-polonaise à 10h00
    • rentrée pastorale
    • bénédiction des cartables
    • procession avec la statue de la Vierge Marie de La Salette
    • apéritif


12 septembre, 2025

24 Dimanche Ordinaire

 Pour la semaine qui vient...

 La Croix Glorieuse…

    Nous méditons avec joie aujourd’hui ce qui a permis à Jésus de nous sauver: la croix. Quel mystère bouleversant de considérer que la croix du Seigneur, objet de supplice ignoble, deviendra la source du salut et l’expression suprême de son amour pour l’humanité! Renversement christique que seul Jésus peut opérer. De la déchéance, de la violence et de la haine, il en tirera l’élévation, la paix et l’amour.
    Désormais, la croix devient le signe de sa présence chrétienne et de notre appartenance au Christ. Elle se dresse au carrefour de nos routes et de nos vies, nous rappelle l’amour dont nous sommes aimés et le prix payé par Jésus pour chacun. Voilà pourquoi on peut parler de la gloire de la croix.
    Nos frères orientaux aiment d’ailleurs exposer sur le bois un Christ en gloire. Le crucifié donne sa vie par amour pour l’humanité qui, de ce fait, est sauvée. Notre adhésion à ce moment et à ses effets est une question de foi: «ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle». Pour en bénéficier, il faut croire! C’est-à-dire le reconnaître comme vrai, sans forcément tout comprendre, mais y mettre notre confiance et notre cœur.
    Retrouvons le chemin de la croix et entretenons dans notre prière l’amour de ce signe qui dans la mort aura donné la vie.
 Une croix pour combattre le venin du péché…
    La fête de la croix glorieuse est une invitation à méditer sur le langage de la croix à la lumière de la Transfiguration qui s’est déroulée quarante jours auparavant. Un langage scandaleux à bien des égards. En effet, la croix est d’abord un instrument du supplice enduré par Jésus. Mais dans la foi, c’est aussi la voie par laquelle passe notre salut. C’est par la croix que Dieu, en Christ, manifeste le don total de sa personne, pour le bien de l’humanité: «Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout», ne retenant rien de lui-même.
    Nous sommes habitués à la Croix! Depuis le Vendredi Saint, la Croix n’est pas seulement un instrument de supplice, elle est devenue le signe de la souffrance du Christ et le signe de notre libération. «Quand j’aurai été élevé de terre - dit Jésus - j’attirerai tout à moi».
    Il ne suffit pas de porter au cou une petite croix ou de suspendre un crucifix au mur de sa maison: la croix s’accepte et se porte dans tous les événements de la vie.
 Méditation
    «La main sur le front, je voudrais écrire Dieu sur tous mes rêves. Je voudrais marquer Dieu sur toutes mes idées. Je voudrais que la main de Dieu soit sur toutes mes pensées. Je voudrais que l’imagination de Dieu me fleurisse dans la tête pour que j’invente d’autres manières d’aimer, d’autres bonjours et d’autres fêtes.
    La main sur le cœur, je voudrais dire Dieu, je voudrais chanter Dieu avec tous les mots de mon amour. Je voudrais planter Dieu dans tous les jardins de ma tendresse. Je voudrais que le désir de Dieu me fleurisse le cœur pour que j’invente d’autres fontaines de bonheur.
    La main qui fait la traversée et le voyage depuis une épaule jusqu’à l’autre, je voudrais écrire Dieu sur tout moi-même, je voudrais m’habiller de Dieu de haut et bas et d’une épaule à l’autre.
    Je voudrais être une fenêtre grande ouverte sur le monde et sur la mer, sur le ciel et sur mes frères… Je voudrais que le grand vent de l’Esprit… souffle d’un bout du monde à l’autre… un évangile avec ses bras grands ouverts, un grand amour sans verrou, un amour qui n’oublie personne».

Jean Debruynne

 Dimanche 21 SEPT – La fête de Notre Dame de La Salette, rentrée scolaire, bénédiction des cartables, procession avec la statue de la Vierge Marie et l’apéro. 
La Messe en ce jourssera franco-polonaise à 10h00

05 septembre, 2025

23 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient...

 L’amour jusqu’au bout.

    Qui d’entre nous s’assoit pour préparer la rentrée scolaire? La rentrée pastorale? La question s’avère étonnante, pour peu que nous ayons pris du repos pendant ces mois d’été. Les textes de ce dimanche sont truffés de questions qui peuvent nous amener à reprendre nos activités avec sagesse et discernement. L’horizon s’ouvre devant nous: il est celui des possibles et de la nouveauté.
    La première lecture guide notre réflexion en ce sens. La place de l’homme fragile, limité, chancelant, face à celle de Dieu de qui vient tout don parfait. Il y a un véritable appel à la sérénité. Nos actions, aussi bonnes soient-elles, jouent pleinement leur rôle si elles sont vraiment fondées sur la Parole. La sagesse de Dieu donne à l’homme de sortir de sa condition précaire pour découvrir ses intentions les plus grandes.
    Préférer Jésus à la vie tranquille; porter sa croix plutôt que s’esquiver; renoncer à quantité de biens pour se mettre au service. Chacune de nos rentrées est porteuse de choix qui guident l’année à venir.

 À la recherche d’une ressource inépuisable.
    Mauvaise nouvelle: nous sommes disciples du Christ, mais aucun de nous n’a les moyens d’être à la hauteur de cette identité. Asseyons-nous, calculons la dépense à prévoir, et voyons si nous avons que quoi «aller jusqu’au bout»: se convertir? Affreusement coûteux! Aimer sans compter? Exorbitant! Renoncer à sa propre vie? Mais c’est la ruine! Ou bien Jésus a décidé de faire le vide autour de lui, ou bien il y a une solution… Jésus pose ses conditions, à ceux qui veulent devenir ses disciples ils devront «porter leur croix», car la croix de Jésus demeure l’exemple de l’amour qui se donne jusqu’au bout. La croix n’est plus alors signe de la souffrance et de la mort, elle est signe de l’amour infini. Alors la vie du disciple en est illuminée.

    L’Evangile de Luc est particulièrement provocateur. Qui aime sa femme, ses parents, ses enfants, plus que Jésus, n’est pas digne de lui! C’est pour le moins abrupt... Le Christ ne nous prêche pas la haine (bien que le texte hébreu parle de «haïr»), mais il nous demande une préférence. Ce qui implique forcément un certain détachement, une certaine distance avec la famille. Aucune institution ne doit se substituer à notre liberté, aucun amour ne doit être fusionnel... Chacun de nous est unique devant Dieu. Comme c’est chacun de nous qui décide de construire sa vie (sa «tour»), et de donner cette vie, si nécessaire. Et au dernier jour, mieux vaudra la donner que se la faire ôter!

 Quelques informations:
    • Messe de rentrée diocésaine: dimanche 7 SEPT à 16h00 à la Cathédrale La Major
    • KT primaire – la première séance mardi le 9 SEPT
    • Dimanche 21 SEPT – La fête de Notre Dame de La Salette, rentrée scolaire, bénédiction des cartables et l’apéro. La Messe sera franco-polonaise à 10h00


29 août, 2025

22 Dimanche Ordinaire

 Profitons des vacances pour méditer! 

 Orgueil et humilité
    On peut comprendre l’un par son contraire. L’humilité s’oppose à l’orgueil. Elle prend d’abord sa source dans un sain et raisonnable réalisme. Nous ne sommes pas grand-chose face au monde ou à Dieu. Il n’y a pas vraiment beaucoup de raisons à bien considérer les choses, de pavoiser, de nous faire considérer les choses et de nous faire plus grands que nous sommes.
    L’orgueil est avant tout un aveuglement. L’humilité, elle, naît de ce constat. Puis elle s’approfondit par la reconnaissance que nous acquérons en découvrant l’infinité de l’amour de Dieu. Nous aurions pu si facilement tomber, si la grâce n’était pas venue à notre secours. Là où il pourrait y avoir désespoir ou raidissement, l’humilité vraie est joie et paix. Nos désirs sont grands, infinis. C’est bien normal, puisque Dieu en a disposé ainsi. Mais le chemin pour y parvenir est le dépouillement, la pauvreté du cœur et l’abandon, bref le chemin tracé par le Christ lui-même.
    Saint François de Sales résume tout ceci à sa façon: «qu’est-ce que l’humilité chrétienne? C’est l’amour de Notre Seigneur», et il invite: «Aimez cette chrétienne condition, glorifiez-vous de n’être rien, soyez-en bien ainsi, puisque notre misère sert d’objet à la bonté de Dieu pour exercer sa miséricorde.»

 L’humanité sous le regard de Dieu…
    «Dieu seul est humble. L’homme ne l’est pas, sinon dans la mesure où il reconnaît son impuissance à l’être. Il faut avancer ici pas à pas…
    Dieu opère ce que nous sommes impuissants à opérer par nous-mêmes: le bris du miroir devant lequel, travaillant à nous dépouiller de notre orgueil, nous étions satisfaits de notre dépouillement. Alors on ne sait plus si l’on est humble. On sait seulement, comme Simon-Pierre au bord de lac, qu’il suffit que Dieu le sache et veuille qu’on le soit davantage. On marche dans la vie comme un enfant joyeux pour qui tout est lumière, à l’exception de soi.»
François VARILLON (L’humilité de Dieu.)
 Méditation l’HUMILITÉ
    À l’école de l’Évangile, la bonne place, la place de choix, est celle du petit, du pauvre, du cœur pur, du serviteur, de l’enfant… qui attend tout de son Seigneur, qui l’écoute et qui met sa parole en pratique. On pourrait continuer les exemples et les illustrations au gré des paraboles et des enseignements de Jésus. Ces places d’humilité et d’abaissement servent de faire-valoir à celles fort prisées, selon la chair, du puissant, du riche, du calculateur et du maître. Et pourtant… et pourtant…
- Au Royaume de Dieu, la juste place est celle unique pour chacun, celle qui fait place à Dieu, celle qui fait place à l’autre, à tous les autres.
- Au Royaume de Dieu, la juste place est celle offerte à chacun, à sa mesure, dans l’amour.
- Au Royaume de Dieu, chacun est invité personnellement et a entendu au creux de son oreille: «Mon ami, avance plus haut», à la hauteur, la profondeur, la largeur du cœur de Dieu… encore faut-il ne pas se tromper de demeure!
    La «bonne place», à genou devant notre Seigneur, c’est assurément celle qui ne nous sera pas enlevée…